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POUR QUI a frôlé la catastrophe

AU BOUT DU GOULOT

ET A DEUX DOIGTS DE LA TRAGEDIE

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Ce sentiment de culpabilité doit être proprement ravageur pour quiconque ne disposant pas d’un trop mauvais fond se sera un jour senti plus ou moins responsable de la mort de quelqu’un.

 Se dire « j’ai ôté la vie à quelqu’un » doit être vécu chez quelqu’un pourvu d’un certain sens moral comme une épreuve absolument pesante, voire insupportable.. Car cette douloureuse expérience, je fus à moins de deux doigts de la vivre dans sa version la plus brutale au tout début des années 70 alors que je traînais en compagnie d’une bande d’écervelés fêtards et grands tireurs de pistes  peu enclins au moment des faits à mesurer la taille de certains dangers et les terribles conséquences  que ceux-ci auraient pu engendrer.

Mais comment aurait-t-on pu expliquer   aux représentants de la loi qui seraient venus nous harceler de questions sur le décès de  ce grand rouquin joyeux  dont la réputaton de grand buveur devant l’Eternel et tous les mortels n’était plus à faire.

Pouvait on sensément expliquer  que sans rien demander à personne et dans un geste susceptible d’être assimilé à un acte suicidaire il s’était enfilé en douce une quasi bouteille entière d’un vieux calva de derrière les fagots qu’une petit « malin » dans l’équipe ( le petit malin en en question c’était moi) avait vaillamment précédemment subtilisé de la précieuse réserve des parents

 Quel scandale c’eut été dans ce petit coin si paisible de Bretagne et quel article de première bourre se serait étalé en première page dans ce bon Ouest france qui ne se serait pas privé de raconter par le détail qu’un jeune homme ayant sobré dans un coma éthylique après avoir absorbé une quasi pleine bouteille de vieux  calva n’en n’était jamais revenu. Résultat d’images pour ouest france images

je crois que, aussi longtemps que nous fûmes plongés dans l’action nous n’eûmes je crois jamais une conscience bien nette  des risques gravissimes que nous courions alors que nous veillions sans trop s’inquiéter encore ce camarade qui avait forcé plus qu’exagérement sur la bouteille, sur cette bouteille qui gisait désormais quasi vide à son côté  et que chacun savait être l’auteure de  son état plus qu’avancé. 

Les plus optimistes d’entre nous disaient qu’il cuvait et qu’il n’y avait pas à s’inquiéter . Eh oui il aura cuvé  jusqu’à son retour parmi nous que nous prîmes  comme un processus tout à fait normal. et si chacun put que s’en réjouir avec modération personne ou presque se serait allé à imaginer que nous venions, à cet instant précis de frôler la catastrophe qui aurait été comme une tache indélibile sur la suite de notre existence. Face au pire il eut été impératif d’accorder  nos violons  mais submergés par l’émotion et inévitablement paniqués  face à cette tuilequi nous serait tombé violemment dessus aurions nous eu seulement  cette présence d’esprit de trouver les mots assez convaincants pour suffisamment nous dédouaner. 

je me demande encore aujourd’hui comment nous aurions affronté l’événement si le pire était effectivement arrivé. La seule part de vérité que nous aurions pu faire valoir sans se voir accusés de faux témoignage c’est qu’il avait certainement bu  à notre insu  puisque personne ne l’avait vu vider la bouteille. 

Et naturellement là où les choses  se seraient compliquées dangereusement  si nous n’avions pas songé à parer le coup c’est que forcément il nous aurait été demandé  d’où venait la bouteille. Il est possible que spontanément  et dans un réflexe panique de survie on eut pu dire qu’il l’avait amené lui mêmeRésultat d’images pour images gendarmerie humour, un argument qui aurait pu fonctionner à condition évidemment que tout le groupe fut d’accord sur cette stratégie mais qui, je le crains se serait vu  balayer aussi vite qu’il ne faut pour le dire  si les enquêteurs paeiculièrement zélés eussent choisi  de nous interroger les uns après les autres et cela sans que nous eussions pu prendre le temps de nous mettre d’accord sur un témoignage commun. Je paris qu’on aurait très vite découvert la provenance exacte de cette bouteille et  c’est à ce moment là que je me serai retrouvé dans une situation bien délicate pour ne pas dire proprement ingérable. 

Car il était devenu de notoriété publique que je fournissais largement ces beuveries en  bouteilles de calva  extraites clandestinement de la réserve des parents dont la date de distillation remontait à  la prestigieuse date de1914. Je m’en étais d’ailleurs si bien vanté auprès de mes pairs de libation que cette faiblesse vaniteuse aurait pu furieusement se retourner contre moi. Comme quoi dans la vie il y a des situations et des faits dont on sera en général peur fier et dont il est recommandé de ne pas trop  faire étalage.  Un fait de cette nature ne se range pas parmi les meilleurs souvenirs que je garde de ce temps là. Et quand il m’arrive de retrouver mes vieux potes de cette époque  et que nous nous amusons à  ressasser certains vieux souvenirs  vous savez bien ces moments qui commencent invariablement par cette phrase introductive   »tu te rappelles etc… etc. ». cet épisode là on ne le ressuscite pas comme si notre mémoire avait mis un voile dessus de crainte de réveiller de bien vieux et désagréables démons.

Et s’il avait vraiment passé de l’autre côté aurais-je eu encore  la force de vivre  avec ce fort sentiment de culpablité accroché à mes basques et aurais_je été-je réduit pour suvivre à à adoptercet humour plus ou moins douteux affirmant que ce malheureux camarade eut sans doute été une victime non répertoriée de 1914. Cette tentative de trait d’humour il m’a été glissé aucours d’un bavardage que j’ai eu tout à l’heure et je suis convaincu que l’esprit qui me l’a glissé se reconnaîtra immédiatement

Jean Valleyzélé

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IRMA LA DOUCE / IRMA LA DURE

ETRE AU TAQUET

QUAND SURVIENT L’EVENEMENT

Irma a abordé Cuba par l'archipel de Camaguey, avec des rafales estimées à 260 km/h et une vitesse de déplacement de 20 km/h.*

 Je me sentais particulièrement bien inspiré pour me lancer dans la rédaction d’un billet autour de l’ouragan Irma  avec même 

Shirley MacLaine in Irma la Douce (1963)un angle d’attaque que, non sans une petite fierté je pensais unique et surtout impossible à imiter. Or    je me suis vite rendu compte pourtant que beaucoup d’autres semblaient avoir piqué Résultat d’images pour billie wilder imagesl’idée, ma putain de petite idée, que je croyais avoir été le seul à avoir eue . Zut me dis je c’est raté et adieu donc ce  titre accrocheur   intitulé fièrement  Irma la Dure en forme de clin d’oeil à Irma la Douce  la petite pièce d’Alexandre Brefford et son prolongement cinématographique si brillamment matérialisé par la comédie musicale de Billie Wilder avec dans le rôle titre l’incontournable et pétillante Shirley Mclaine 

Résumons pour y voir plus clair puisque je reconnais patauger dans le flou depuis tout à l’heure:Vous croyez, un matin en quittant les bras de Morphée, avoir en tête une idée d’une incontestable et lumineuse originalité  , une de ces idées que seuls  les esprits les plus pénétrants et de la  nature la mieux pourvue  seraient seuls, croyez-vous, en mesure de faire naître. Vous la développez amoureusement ,Vous envisagez même d’écrire, dans la foulée, un billet tout à fait remarquable forcément et puis alors que vous flânez, comme cela vous arrive fréquemment  par curiosité ou par simple  désoeuvrement sur la  toile  vous vous rendez assez vite  compte que 36 000 Pékins ont déjà pensé à la même chose en même temps que vous ( bizarre bizarre ! ! ! ).Résultat d’images pour drole de drame images Si après un tel constat votre moral n’est pas définitivement mis en berne  vous  vous sentez dès lors investi d’un agacement tout à fait légitime   envers tous ceux là  qui vous semblent  avoir piqué votre si belle et si précieuse idée. 

 Il fallait au moins se douter qu’avec cet événement météorologique prénommé Irma les probablités étaient assez fortes pour  qu’une bonne partie de celles et ceux  nourris aux mêmes sources de connaissances et jouissant d’une tournure d’esprit assez voisine de la votre aient pu opérer des associations d’idées assez   »coïncidentes » en somme,  jusqu’à rendre ainsi cette belle et originale idée tellement enivrante dont vous croyiez être  l’unique et privilégié détenteur   subitement bien relative et surtout beaucoup moins unique pour ne pas dire plus unique du tout. 

 Au fait Qu’est ce que je voulais glisser de si original dans ce fameux billet éloquemment titré   »Les ravages de Irma la Dure. »

 D‘ailleurs de quel droit me serais-je autorisé  à commettre  un billet là dessus alors que je n’étais même pas sur place au moment du passage du cyclone et que si j’y avais été c’est aussi très possible que je ne serais peut-être plus là non plus pour le raconter . Car  je reconnais en toute modestie que l’idée que j’ai pu me former  de  ce cyclone je la dois aux seules images  ayant été diffusées qui pour la plupart ne sont même pas des images  tournéesau coeur de l’événement (car impossible à filmer mais des images de désolation après que l’événement se soit déjà éloigné, des images en somme qui me font songer à ces autres images qui nous connaissons de la bataille de Verdun ou de la Somme qui ne sont jamais ou presque des images au coeur des combats mais des images de soldats de retour à l’arrière ou qui montent au front. Et si des images nous sont montrées du coeur soit-disant des la bataille  ce sont en général d’impayables tromperies,  des reconstitutions faites pour servir la propagande.

 Au fond ces images de désolation se ressemblent toutes . Pour me représenter  l’aspect proprement terrifiant du phénomène qui a ravagé les Antilles en ce début de mois de septembre 2017 je prends à titre de comparaison tout en lui accordant une échelle 

Résultat d’images pour terrifiantes tornades imagesdifférente  cet autre phénomène météo  que sont les tornades  dont les diamètres ne dépassent guère 1km avec à l’intérieur des vents qui soufflent à plus de 300 Km/H. Alors imaginons un instant ce que cela peut représenter un cyclone de l’espèce d’Irma dont le diamètre est de 1000 KM . Déjà qu’une tornade nous arrive comme une vision de cauchemar alors est-il encore possible d’imaginer ce que peut représenter un ouragan  de la dimension et de la force  d’Irma et cela relève d’une sorte de petit miracle qu’il n’y ait pas eu plus de pertes en vies humaines. 

Comme chaque fois un tas de « spécialistes » plus ou moins habilités  ont subitement occupé la plupart des plateaux T.V pour doctement nous expliquer qu’un cyclone de cette ampleur et cette violence on a encore jamais vu et que devant un phénomène de cette ampleur et en dépit de nos connaissances, c’est l’impuissance qui prédomine  et que sans doute un tel phénomène est lié  il y a de fortes chances au réchauffement climatique. Alors réchauffement climatique alibi ou réalité de plus en plus pressante dont il faut désormais largement tenir compte dans les analyses?

Jean Valleyzélé

 

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INSIGNES PLAISIRS DE CINEPHILE (8)

 

 MON BEBEL A MOI

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UNE REPUTATION DE PITRE AUX GROS MUSCLES

POUR L’UN DES ACTEURS PHARES DE LA NOUVELLE VAGUE

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Mon Belmondo à moi  n’est ni vieux ni abîmé par ces accidents de santé.  qui ont  eu raison de l’éternel jeune homme, joyeusement insouciant que tout étonne, que tout amuse et que rien ou presque n’hérisse.  

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Mon Belmondo à moi trottera encore très longtemps, du moins  puis-je l’espérer, dans les têtes cinéphiles  sans jamais donner à voir cette image dégradée  de  vieillard pathétique et cacochyme  à l’élocution pâteuse. 

Résultat d’images pour jean seberg imagesMon Belmondo à moi  arpentera pour toujours avec cette espiègle et joyeuse nonchalance   Les Champs Elysées  au côté de la silhouette juvénile et garçon manqué de Jean Seberg  vendeuse à la criée du New York Herald tribune. Je serai assez tenté d’écrire que tout autre  Belmondo que celui-là
Résultat d’images pour a bout de souffle photosne 
m’intéresse guère jusqu’à ce que je me dise   que le  même individu aura accompli ce tour de force d’avoir été  à la fois l’une des incarnations phares de la nouvelle vague et  celle des productions taillées à sa Résultat d’images pour JL GODARD IMAGESmesure et aux objectifs strictement commerciaux pour ne pas dire  très trèbassement Résultat d’images pour JP MELVILLE IMAGEScommerciaux et  qui à tout le moins lui auront assuré, largement une célébrité sans doute plus solidque d’avoir tourné sous la direction de Godard ou  Melville. 

  Si vous partez flâner dans la rue et qu’il  vous prend subitement l’envie de demander au premier passant venu  si le nom de Jean Paul Belmondo  lui dit quelque chose, il y a de forte chance qu’il vous réponde sans l’ombre d’une hésitation,  par l’affirmative   et un  sourire d’aise avant  qu’il n’enchaîne  pour montrer qu’il connaît bien son Belmondo illustré en citant d’un trait  Le magnifique, Le Guignolo,Le Marginal, Flic ou voyou,   Les Morfalous ou encore L‘as des as  de Gérard Oury vous savez celui où il conduit une Mercedes décapotable avec cette tête impayable de ravi de la crèche pour tenter de tromper les sbires d’Adolf qui barrent la route  un peu plus loin. 

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 Mais, à côté de cela,  il y a peu de chance qu’il vous  citera avec le même enthousiasme  A Bout de soufflePierrot le fouLéon Morin prêtre ou encore Le Doulos et L’aîné des Ferchaud.  Pas sûr non plus que un Un singe en hiver de Résultat d’images pour un singe en hiver photosHenri Verneuil  lui vienne aussi  spontanément que cela en mémoire si  celle de l’image de  Gabin en ivrogne envahissant et atrabilaire lui échappe.  Pas sûr non plus qu’il ait encore à l’esprit Cartouche ou Les mariés de l’an deux  deux films qu’à titre personnel je compte  parmi ce qu’il aura commis  de mieux pendant son incursion dans le  cinéma de divertissement.   A cela je recommanderai  dans un créneau de même tonneau 

Résultat d’images pour philippe de broca photosL’homme deRio et Les Tribulationsd’un Chinois en Chine de Philippe de Broca deux films réjouissants qui mêlent, aventure et humour dans le plus pur esprit plein de fantaisie tels que peut le véhiculer ce cinéaste moins mineur sans doute que cette réputation qui lui est faite,  .

Ainsi donc Bebel peut  se vanter d’avoir été à la pointe de l’avant garde avant de devenir la cheville ouvrière d’un cinéma voué au pur divertissement à vingt mille lieues d’imaginer une autre mission pour le septième art que de faire de l’argent sur le dos bien large d’un public qui n’a guère d’autres exigences  que d’entrer dans une salle obscure pour se vider la tête deux petites heures durant. 

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Il peut effectivement lui être reproché à notre Bebel national  de n’avoir pas gardé le cap de ses jeunes années  où il aura incarné des personnages sobres et souvent tourmentés comme c’est le cas  aussi bien pour     « Le Doulos » de Jean Pierre Melville, que  cet autre film un peu oublié aujourd’hui et qui mériterait d’être redécouvert « Ho » de Robert Enrico et d’avoir choisi( mais est-ce vraiment un choix délibéré?) de se rabattre sur un cinéma sans beaucoup de subtilité où il lui aura été demandé d’incarner des flics ou des voyous aux méthodes musclées toujours à l’extrême limite de mordre la ligne jaune, quand il ne la franchit pas carrément avec pour meubler des scenarii sans beaucoup de tenue d’incontournables numéros de cascades  tout à fait téléphonées plus ou moins spectaculaires, plus ou moins utiles aussi.

il se serait donc fourvoyé dans une production cinématographique la plus bassement commerciale  des années 80 et 90 où à tort ou à raison il aurait perdu son identité et  aurait contribué du coup à  effacer une à une  les occasions de laisser une image marquante dans l’histoire du cinéma. Malgré cela  je crois ne m’être jamais senti l’envie de me détourner tout à fait, pour autant de lui, même si  pendant des années  je n’ai absolument pas eu le moindre désir de bouger mon cul pour aller assister à la projection de la dernière bébelerie sur grand écran  en cinémascope et en couleur  attendant volontiers   une diffusion TV pour me faire tout de même une  petite idée de ce que pouvaient être en réalité ces films là.

A force j’ai fini par les voir à peu près tous et je dois même avouer que pour la plupart ce fut sans bouder forcément mon plaisir, à condition de ne jamais pousser trop loin mes exigeances qualitatives.  Car s’il est toujours aisé de lui tirer dessus à boulets rouges  personne ne pourra  dénier  à notre Bebel national en dépit de son insupportable cabotinage quelquefois   cette énergie très heureuse et hautement communicative qu’il nous apporte.

Jean Valleyzélé

Quelques films dans lesquels joue Jean-Paul Belmondo qui font honneur à sa filmographie:

Classe tout risques  de Claude Sautet avec Lino Ventura

la Sirène du Mississipi de François Truffaut avec Catherine Deneuve

Le Voleur de Louis Malle  d’après le  roman de Georges Darien avec Geneviève Bujold

Staviski de Alain Resnais

Itinéraire d’un enfant gâté de Claude Lelouch avec Richard Anconina

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LES GRANDS MOTS AVANT LES GROS MOTS

DEFENDRE LES ACQUIS SOCIAUX

UNE PRIORITE SALUTAIRE 

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OU UN COMBAT D’ARRIERE GARDE?

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Qui donc oserait  imaginer un instant  que les acquis sociaux obtenus de haute lutte puissent à plus ou moins long terme disparaître sous l’impulsion d’un  discours soi disant progressisto-réaliste « forcément très en  phase avec son temps »  ayant une fois pour toutes décrété leur « dangereuse » obsolescence.

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Imaginez un instant que selon certains -Image associée La suppression des acquis sociaux  serait ainsi une solution parmi deux ou trois autres, pas plus efficace sans doute mais en tout cas pas plus mauvaise non plus susceptible de contribuer à tordre le cou à ce chômage de masse qui plombe l’économie depuis plusieurs décennies   . 

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Image associéeQui oserait  accorder quelque crédit à une si  étrange déclaration  qui affirmerait, en termes à peine voilés  combien certains acquis sociaux   seraient autant de  facteurs  favorisant l’inacceptable maintien du chômage de masse à un trop haut niveau ; un constat que, soit dit en passant tout responsable politique particulièrement soucieux du bien commun et de sa réélection rêverait d’éradiquer une fois pour toutes.

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En rapportant de tels propos je me défendrais pourtant de viser  tel ou un tel en particulier prêt à dégainer, je le crains, des arguments d’une nature aussi suspecte au nom, tenez-vous bien, d’un  réalisme triomphant et d’une « lucidité sans faille » derrière laquelle il serait, bien entendu impératif pour chacun de se ranger illico  mais qui ne manquerait pas non plus de produire son pesant d’impopularité auprès de celles et ceux qui  signaleraient là sans nul doute une inacceptable trahison envers toutes celles et ceux  qui par le passé se sont battus jusqu’à en perdre la vie quelquefois pour  justement tenter d’améliorer un tant soit peu la condition des plus modestes. 

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Ainsi, pourrions nous dans un futur plus ou moins proche, dans un futur plus ou moins hypothétique aussi, voir proposer aux masses travailleuses ce marché ahurissant,  ce chantage plus exactement,  qui consisterait en ceci: 

Vous voulez que le chômage disparaisse et qu’il y ait  plus d’emploi n’est-ce pas? mais pour arriver à ce résultat, parce que l’on a rien sans rien, il vous faudra fournir des efforts et consentir à quelques sacrifices pour le bien commun et pas seulement celui de vous sortir les doigts d’où je pense mais aussi faire l’impasse sur des acquis sociaux d’un autre temps qui semblent faire lourdement obstacle au plein emploi.

On viendrait donc effrontément nous expliquer au nom d’un indiscutable réalisme et dans un ultime effort Résultat de recherche d'images pour "obsolescence programmée images"pédagogique (sacrosainte pédagogie que de crimes auront été commis  en ton nom) avec la voix sucrée de circonstance que les acquis sociaux   issus  en majorité des luttes menées les siècles passés ne seraient  plus adaptés à notre siècle où tout s’accélère de manière exponentielle et où règne, sans partage, l’obsolescence programmée .

Affirmer ceci ferait courir le risque à celles et ceux qui oseraient se dresser contre pareille évolution   de se voir aussi vite qu’il ne faut pour le dire accusés de conservatisme et catalogués dans la foulée  comme mauvais citoyens à soumettre d’urgence à quelques bonnes et énergiques séances de réé ducation destinées à  leur remettre la tête à l’endroit.

Dans un tel contexte, histoire de pousser un peu plus loin le bouchon rien n’interdit d’imaginer que le plus emblématique d’entre les acquis sociaux; les congés payés finirait par recevoir lui aussi son  coup de grâce.

Et pour les supprimer on viendrait encore nous expliquer avec la solennité qui annonce les heures graves    que dans un pays qui a impérativement besoin d’être relevé afin de pouvoir faire face sereinement aux défis posés par la concurrence mondialisée, les forces vives seraient invitées à se retrousser les manches;   l’heure n’étant plus au farniente; sous entendu plein de duplicité pour souligner que jusqu’ici on   se serait trop reposé  et qu’un promesse de repos ne pourrait venir   que plus tard quand il serait l’heure de recueillir le fruit de tous ces efforts.    Discours qui incidemment tend à  rappeler  cet autre, tout aussi imbécile et culpabilisant généralement approuvé par quelques paquets de demeurés, qui promet le paradis à celles et ceux qui auront souffert sur cette terre.  

Vous rendez vous compte  viendraient nous répéter tous ces St Jean bouche d’or que de tous les pays de L’OCDE nous sommes parmi ceux  qui accordons le plus de congés.

Image associée On veut bien le croire mais il serait tout de même prudent de relativiser.   La Suède, la France et le Danemark proposent tous trois un minimum de 25 jours de congés payés annuels. L’Italie, la Grèce, l’Allemagne, le Portugal et la Suisse se conforment au minimum imposé de 20 jours par an. En France, 10 jours fériés s’ajoutent aux 25 jours de congés payés, ce qui place le pays juste derrière l’Espagne (14 jours fériés) et l’Autriche (13 jours fériés). À noter qu’aux États-Unis, il n’y a pas de congés payés obligatoires. il faut aussi préciser que les USA  n’ont jamais été non plus à l’avant garde des avancées sociale et ce n’est pas Mickael Moore qui me contredira là dessus

 Regardez la vitalité économique de certains de nos pays voisins (Allemagne) et reconnaissons combien nous sommes à la traîne  et pour en rajouter une couche et bien souligner que nous serions des privilégiés invités instamment à lâcher un peu de leurs privilèges on ne manqueraitpas de nous rappeler  qu’aux Etats Unis où le progressisme en matière sociale n’est ni une priorté ni un exemple  à suivre  et ce n’est toujours pas  ce bon vieux gros Mickael Moore qui dira le contraire, les congé payés n’ont aucune existence obligatoire . ( tiens je me repépète ! ! !

Comme le symbole des congés payés  est un marqueur fort de l’Histoire sociale (Les luttes de 1936)  il est assez probable qu’une telle suppression ne se ferait pas d’un trait de plume mais s’accomplirait sournoisement  par palier, histoire pour ces réformateurs de circonstance de montrer qu’ils ne sont pas  des monstre non plus. 


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ne fois les congés supprimés pourquoi ne pas s’attaquer cette fois tant qu’on y est  à un autre acquis symbole obtenu de haute lutte; le droit de grève Toutes ces grèves qui plomberaient la compétitivité des entreprises et la crédibilité socio économique du 
pays. et on viendrait une fois de plus nous expliquer  sur le ton de ceux qui n’admettent aucune contradiction, au nom de l’urgence et d’un réalisme idolâtre que si les grèves  se justifiaient par le passé elles ne se justifieraient plus aujourd’hui  surtout lorsque nous aspirons à tenir un rôle important dans le cadre d’une économie mondialisée….  vous devez comprendre etc…etc…etc… les intérêts supérieurs de la Nation. et tous les pieux mensonges qui tournent autour…

En tout cas je ne sais pas si nous nous dirigeons vers des lendemains qui chantent mais il y a de fortes chances  qu’avant cette apothéose il risque  encore d’y avoir bien des grognes et des hurlements. 

Jean Valleyzélé

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MA LECTURE DE L’EXPEDITION DU KON-TIKI

 

MA LECTURE DE L'EXPEDITION DU KON-TIKI dans L'amour des livres RO70110171

 

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 sur un radeau à travers le Pacifique

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Pour les soixante dix ans de l’expédition du Kon-Tiki je suis de ceux qui regrettent  qu’en dehors de quelques brefs articles sans véritable élan parus dans  la presse , celle-ci en général ne semble pas s’être beaucoup mobilisée au cours de cette année 2017 pour commémorer dignement ce qui devrait être reconnu aux yeux de l’Histoire comme  l’un des exploits ethnographiques et humains  parmi les plus remarquables du XXème siècle.    J’ose du moins nourrir cet ultime espoir qu’en  Norvège, le pays de Thor Heyerdahl et de la plupart des autres membres de l’Expédition  cette commémoration  se sera montrée un peu plus à la hauteur de l’événement.  

Toute volonté de transition mise à part,  il doit pourtant bien  exister une raison qui  poussa mes parents… était-ce en 1963?, 1964?  à choisir à mon attention plus précisément  L’Expédition du Kon Tiki plutôt qu’un autre livre . Comme je n’ai jamais eu l’occasion de leur poser la question et que maintenant ils ne sont plus là  pour m’apporter une explication   je suis donc, en l’état,  réduit à n’émettre là desssus qu’une poignée d’hypothèses dont la fiabilité reste tout à fait discutable.  

Image associée Du reste il demeure étonnant, alors qu’exception faite de Ouest-France et la presse agricole ils ne lisaient autant dire jamais un seul livre, qu’ils aient pu opérer un choix aussi précis et d’une telle qualité sans même se douter probablement à quel point ce « petit » présent allait déclencher en moi le plus bienheureux des séismes.

Après toutes ces années j’en suis encore à me demander qui ou quoi donc les aura donc poussés à m’offrir ce livre en particulier sans savoir a priori s’il put ou non correspondre à mes goûts. Tout ce bavardage inutile pour, au fond, simplement souligner que le fait d’avoir reçu de mes parents  en cet heureux  jour de Noël 1963 ou 1964 cet  ouvrage enchanteur  dans la luxueuse collection ideal-bibibliothèque des Editions Hachette  relève probablement  plus d’un très  heureux  hasard que d’une décision longuement réfléchie de leur part.  

je ne répéterai jamais assez qu’en m’offrant ce livre à l’aube de mes dix ans mes parents ne se seraient jamais doutés à quel point  il exerçerait sur moi une fascination comme peu de livres sont capables de Image associéele faire. D’abord j’étais intrigué par le nom même  de   Thor Heyerdahl son auteur qui pour moi  sonnait non seulement avec  une étrangeté toute exotique  et qui semblait coller parfaitemment à celui porté par un aventurier que j’aurai voulu tellement croiser  afin de le remercier pour toutes les heures de bonheur absolu que m’avait procuré la lecture dépaysante de L’Expédition du Kon Tiki,  ce livre  qui avec quelques autres  comme Le grand cirque de Pierre  Closterman ou les livres d’explorations spéléologiques de Norbert Casteret m’apprirent  que dans la réalité il arrivait qu’on vive des aventures largement plus palpitantes  que dans les livres  de pure fiction.   

 L’expédition du Kon tiki Rien que le sous-titre me fit immédiatement saliver                                      sur un radeau à travers le pacifique

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Ce fut je crois me souvenir un immédiat et véritable coup de foudre à peine commençai-je à le feuilleter. Et une fois que je m’y plongeai pour de bon je ne pus m’empêcher de trouver les propos de ce livre  d’autant plus hallucinants  que les péripéties racontées ici ayant tout aussi bien pu sortir de la tête d’un auteur à l’imagination fertile  fussent une réalité vécue d’un bout à l’autre par des jeunes gens faits de chair et  d’os.     Cela  me paraissait d’autant plus remarquable  que cette aventure appartenait à un passé si proche  que chaque protagoniste était bel et bien vivant et aurait pu, si les circonstances m’avaient conduit à   rencontrer, l’un ou l’autre à ce moment là, me raconter directement certains faits arrivés pendant l’expédition comme s’ils avaient été vécus la veille.

Ce livre à l’apparence luxueuse avec  cette fine reliure  incitait évidemment à beaucoup de respect quoique je pus l’ouvrir en grand sans risque de l’abîmer. Jusque là je n’avais eu en main que des livres de la bibliothèque verte première ou deuxième génération et cet exemplaire de l’ideal bibliothèque me conduisait soudain, par son esthétique tout autant que par son contenu  vers d’autres horizons que je n’avais pas connus jusqu’ici. 

Mieux sans doute que ne l’eurent pu faire des photographies en noir et blanc chaque illustration qui émaillait ce livre m’incitait au rêve  et stimulait en moi cette soif de pousser vers d’autres horizons  ce qui  en toute logique aurait dû développer en moi une vocation d’insatiable voyageur alors qu’en réalité, jusqu’à maintenant du moins je n’aurai été sur cette terre qu’un vague petit touriste à chaque fois que j’ai daigné quitter mon trou pour voir comment çà pouvait être fait ailleurs.

 Ce qu’il y a   d’exemplaire ici c’est qu’à force de lire et relire ce livre (j’ai dû le lire quatre à cinq fois de suite) j’avais fini par avoir ce sentiment bien réel de nouer une grande intimité avec cet équipage de vikings des temps modernes au point deImage associée m’être  sans doute senti moi-même le septième membre de l’équipage dont je connaissais chaque membre par son prénom  et dont chaque trait m’était devenu grandement familier Erik, Bengt, Knut, TorsteinHerman, Thor toute un équipage au milieu duquel  j’avais carrément eu dans leur sillage le sentiment de me fondre et avec qui j’avais en gros traversé les mêmes épreuves plus ou moins cocasses plus ou moins périlleuses aussi.

Navigant uniquement à la voile, sans moteur, portés par les vents et les courants marins, Thor Heyerdahl et ses compagnons mettront plus de trois mois, 101 jours exactement, à couvrir sur leur étrange embarcation les 8.000 kilomètres d’océan séparant les côtes péruviennes de la Polynésie. 101 jours pendant lesquels ils auront dû composer avec les forces de la nature, apprendre à connaître et à manœuvrer leur radeau. 101 jours pendant lesquels ils n’auront d’autres escortes que les requins, les dorades et autres poissons pilotes. 101 jours pendant lesquels ils devront apprendre à vivre à 6 sur quelques mètres carrés ballotés nuit et jour par les flots. Un livre que j’aurai lu comme un véritable roman d’aventure et qui aura été un marqueur important de lectures de mes jeunes années 

 C’est probablement plus tard que je me suis alors posé certaines questions moins innocentes que je ne posais pas encore quand j’avais dix ans. En attendant ces héros des temps modernes n’avaient qu’une seule préoccupation  qui consistait à mener à bien la traversée de cet océan gigantesque sur leur improbable embarcation.    dans ce livre autant que je me souvienne il n’est jamais question de ces interrogations susceptibles de harceler de jeunes hommes dans l’obligation de cohabiter  sur une surface aussi exiguë dans une promiscuité évidente et difficile.   je croyais à une franche camaraderie ente eux sans aucune ombre.  si ces qyestions ont pu se poser Thor Heyerdahl du moins  ne les évoque  jamais ou alors du bout des lèvres mais  peut être aussi n’ont-t-elles  jamais existé   ou si çà a existé il se serait largement auto censuré là dessus.  

le rêve apporté par ce livre ce sont des noms  que je découvrais  des noms exotique dont j’entendais prononcé pour la première fois l’existence l’archipel de Touamotou ces fameuse îles lointaines au goût deparadis terrestre que je croyais seulement  exister dans les romans d’aventure et qui prenaient ici une réalité qui me sidérait j’ai  entendu parler  du terme   atoll  ainsi que des îles perdues de fatu hiva autant de nom dont l’exotisme ne manquait pas de stimuler mon goût vers la rêverie.  

Au fond cette expédition part d’une lumineuse intuition que put avoir Thor Heyerdahl une dizaine d’années plus tôt alors qu’il séjournait avec sa compagne en Polynésie.

Alors que la communauté scientifique de l’époque dans son ensemble entérinait l’idée que le peuplement des îles Polynésienne  avait pour origine le continent asiatique de son côté le Norvégien Thor Heyerdahl se dit Pourquoi les Polynésiens ne seraient pas venus par l’Est ?  Il a l’intuition d’une origine commune entre les habitants de la Polynésie et ceux de l’Amérique du Sud. Similitudes dans les représentations sculptées des dieux (tikis), contes indigènes qui lui font penser que les ancêtres des Marquisiens seraient susceptibles d’appartenir à une civilisation andine antérieure aux Incas. Oui, il en était convaincu les voyages vers l’ouest, en haute mer, depuis l’Amérique du Sud, étaient possibles, quand bien même ceux-ci fussent accomplis  à bord d’embarcations fragiles.  Il développe cette hypothèse au cours des années suivantes suscitant chez ses confrères scepticisme à quoi s’ajoutait du mépris. Puisqu’il il était  communément admis que la Polynésie a été colonisée par des peuplades venues d’Asie et qu’il aurait été impossible à des populations précolombiennes de traverser l’océan.

 Ainsi le grand défi de Heyerdahl se résuma à cette obssessionelle question comme point  de départ du l’insensé projet auquel il souhaitait s’atteler

Comment alors damer le pion à une communauté scientifique dubitative, voire moqueuse ? si ce n’est en  apportant par l’expérimentation la preuve tangible de son hypothèse un particulièrement hardie et à contre courant du discours officiel. .

 Heyerdahl relève le défi et monte une expédition avec cinq compatriotes et un Suédois. Il fait construire une embarcation en balsa tout à fait semblable à celles supposément utilisées par les ancêtres des Péruviens. Ni rivet, ni clou, le radeau est assemblé avec des cordes de chanvre. Une cahute en bambou pour se protéger du soleil et des intempéries et une voile carrée complètent l’équipement si bien que le 28 avril 1947, les six hommes quittent le port péruvien de Callao à bord de ce radeau baptisé Kon-Tiki – du nom d’un dieu inca – pour un périple fou de près de 7 000 km à travers les météos capricieuses et les attaques de requin. Le 7 août  c’est le triomphe : l’embarcation atteint l’atoll de Raroia dans l’archipel des Tuamotou. L’hypothèse du scientifique obstiné devient enfin plausible

Extraordinaire. Le récit de cette expédition audacieuse m’aura rempli d’images merveilleuses, depuis la construction du radeau jusqu’à l’arrivée en Polynésie. La traversée du Pacifique à bord d’un radeau de balsa est entrecoupée d’histoires fantastiques : la pêche aux requins, aux dorades, la rencontre marquante avec un requin-baleine, les gros temps qu’il faut affronter  au cours desquels l’équipage se demande avec une folle inquiétude si l’embarcation   ne va pas se disloquer… On n’a pas le temps de reprendre son souffle que déjà, une autre histoire nous replonge dans le danger et la peur Un plaisir de lecture sans cesserenouvelé faisant partie déjà des plus incontournables classiques des   livres de voyage.

 

Jean Valleyzélé

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DEUX CONCERTS DE HAUT VOL POUR 27 EUROS

UNE PROGRAMMATION ALLECHANTE 

 CE 28 JUIN 2017 A WOLFISHEIM(67) 

 

Image associéeImage associée

……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………  Est-ce simple négligence de ma part ou sont-ce d’autres priorités  venues interférer entre-temps  toujours est-il que si j’avais été en mesure de respecter l’ordre des choses  ce billet aurait déjà dû  voir le jour depuis maintenant près de deux mois…  

Il est exact que  rédigé, à chaud le lendemain de ces concerts  avec une mémoire encore très aiguisée   je ne doute pas que bien des détails capitaux, maintenant oubliés  y auraient  figuré.  

Tant pis si seulement deux ou trois petites choses résiduelles  me restent en mémoire elles devraient, au moins largement suffire à tenir, le temps d’un  billet, aussi modeste soit-t-il.

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Le moins que je puisse dire c’est que ce 28 juin 2017 en ouverture  à cette nouvelle édition du  Wolfi Jazz,  la programmation ne manquait pas d’allure puisque résolument bluesy avec pour tout amoureux de cette musique séculaire quelques noms loin d’être inconnus au bataillon à l’image du duo;  Eric Bibb / JJ Milteau  ou encore  du big guitariste chanteur New Yorkais Popa Chubby.

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A l’instant de pénétrer sous ce chapiteau largement rempli il ne faut pas faire preuve d’une bien grande sagacité pour comprendre  qu’une partie du public venue là  s’est déplacée pour  surtout voir et entendre le monumental New yorkais et sa old Stratocaster 66 dans leurs oeuvres plutôt que la prestration acoustiquement  feutrée du duo franco américain  en pleine tournée pédagogique destinée à réhabiliter la mémoire et Image associéel’oeuvre de Lead Belly l’un des grands pionniers du blues au côté de Son House ou Robert Johnson.

En attendant, à quelques minutes du début des festivités il est quasi impossible de trouver une place assise. Avec Hichem nous sommes déjà résignés à rester debout quand  une bonne âme touchée par le pathétique spectacle de cet infirme qui tient à peine sur ses pattes  propose avec une spontanéité qui ne peut que m’aller droit au coeur  la chaise inoccupée à côté de la sienne. Et comme un bonheur ne vient jamais seul  une seconde chaise juste derrière étant aussi opportunément libre   Mon vieux pote Hichem  peut  lui aussi, dans la foulée, profiter sans attendre plus de ce relatif confort. A peine installé et après l’avoir vivement remercié Je fais connaissance avec ce voisin charitable venu ici avec sa compagne dont  c’est la première fois qu’elle va voir et entendre en chair et  surcharge pondérale en prime le gros, le très très gros Theodor Horowitz et à cet air ravi qui l’illumine je ne doute pas qu’elle se forme déjà une certaine petite idée de ce  à quoi s’attendre. Mon voisin de chaise quant à lui exprime quelque surprise d’apprendre que  le dernier concert du big man auquel j’ai assisté date de cinq ans déjà et pendant que je l’informe sur le ton de la confidence anodine  je ne manque pas non plus  d’ajouter aussi que suite à ce concert où mes oreilles eurent à beaucoup souffrir, je fus confronté à de vrais problèmes d’équilibre pendant au moins trois jours. Je lui explique  aussi que  si pendant des années je m’étais  fait fort de ne rater aucun des passages du biggest guitarist of the world en Alsace maintenant j’estime tout à fait raisonnable et suffisant  de laisser un espace de quatre ou cinq ans entre deux concerts. 

Comme je m’y attendais le duo Bibb/ Milteau nous offre un joli concert unplugged  qui donne une assez bonne idée de l’écart qui pourrait se mesurer ente le présent concert et celui qui allait suivre.   Patience pour le gros son il va arriver plus tard et pas qu’un peu.

En tout cas  je ne boude pas mon plaisir de revoir et entendre Milteau en live.  Certes il a pris un petit coup de vieux depuis la dernière fois où je l’ai vu. Image associée c’était en 1996 ou 1997 du côté d »Obernai et en dépit des années il possède toujurs la même puissante maîtrise de son  marine band.    Dans les années 90  je dois admettre que je lui avais été d’une très grande assiduté et  n’aurai, en ce temps là raté  aucun de ses  concerts quand il tournait dans la région  de Strasbourg avec son complice Manu Galvin. A cette époque là j’écoutais en boucle avec quelques fndus de blues de mon espèce   son live de 1992 et un peu plus tard son tout autant  excellent Honky Tonk Blues enregistré en 2000 au CLUB DEUCE à Miami   deux galettes d’exception qui  sont toujours à portée de main dans le rayon blues de ma C.D thèque et dont la réécoute ne cesse derenouveler monlaisir. Mon grand souvenir de concert c’est probablement à Haguenau que je l’ai  vécu, ce devait être en 1994 ou 1995,  ce soir làj’étais en compagnie du Bénesse, un copain de circonstance natif de la vallée de la Bruche qui, à l’époque était tout comme moi tombé dans le bain Milteau.   (maintenant il n’écoute plus rien.   Voici quelques années déjà  qu’il est parti vers un aute monde terrassé par une crise cardiaque.) Pas une seconde d’ennui pendant ce concert mémorable que du bonheur et un Jean jacques au pic de sa forme qui nous aura fait, ce soir une démonstration de toute l’étendue de son talent  pendant plus de deux heures qui nous  parurent durer  cinq minutes. A côté de çà j’omettrai de citer, histoire de ne pas froisser certaines susceptibilités les quelques concerts d’une durée équivalente qui m’auront paru une éternité. 

il est exact que ces deux là ( Eric Bibb JJ Milteau) nous  distillent une musique plutôt cool avec une virtuosité qui ne fait jamais  défaut. Eric Bibb s’avère un excellent guitariste et les accords qu’il  plaque sur sa guitare folk que je suppose être, de là où je me trouve, une Gibson sont d’une irreprochable  précision que viennent prolonger de la plus heureuse façon les envolées joyeuses et pleines d’ampitude du marine band d’un Jean Jacques Milteau toujours très inspiré. A la fin du concert les deux ont  droit à une standing ovation  d’autant plus émouvante que je me serai pas attendu à  que ce public ait autant de disposition à reconnaître un moment de grande qualité . 

Entre les deux concerts il aura fallu patienter une vingtaine de minutes en gros, ( façon de parler) le temps que le staff de Popa à qui quelques bénévoles du Wolfi jazzse sont joints s’empressent d’installer le matériel sous l’oeil  vigilant du boss affublé pour l’heure d’un improbable couvre-chef plus pour faire joli que pour protéger sa patinoire à mouches. De là où nous sommes nous le voyons gesticuler au milieu de l’équipe  . Manifestement il  n’est pas d’accord c’est ce qui fait son charme ou qui contribue à énerver aussi  pas mal de monde  et ma Dulcinée entre autres qui l’abbhorre quand il chipote pour un micro soi-disant mal réglé ou  que son banc est posé, selon lui,  trop loin du pédalier. Comme dans son genre c’est un perfectionniste il a ainsi je suppose des  exigences absolues qui se rapportent à la disposition des amplis pour  que ceux-ci aient leur meilleur rendement autrement dit qu’ils soient en mesure de cracher un maximum de décibels. D’ailleurs les équipes installatrices pourront s’appliquer à régler aussi précisément que possible, aussitôt aura-t-elle quitté les lieux qu’il ira résolument tourner le bouton volume vers la droite avant de caresser les cordes de sa strat histoire de se rendre compte si elle hurle comme il faut. C’est à dire comme  un 747 au décollage. 

Que puis-je dire d’autre sinon que Popa Chubby  nous a tout simplement fait du Popa Chubby pendant plus de deux heures  parce que lui, une fois qu’il est parti, et sachant qu’il a toute une salle derrière lui  il est alors difficile de l’arrêter. C’est bien comme çà qu’on l’aime notre Popa ou qu’on le déteste  c’est selon.  Hichem et moi nous nous situerions plutôt parmi ceux qui apprécient même s’il arrive que nos oreilles s’en truvent martyrisées.  

Naturellement il ne s’est pas privé  de nous jouer ses standards ceux-là même qu’il nous balance à chaque concert ou presque et qui sont, en général  ceux que son public est venu écouter,  comme sa version hendrixienne de Hey Joe  son inoxydable Working class blues et cette reprise particulièrement musclée de  Sympathy for the devil des Stones  le célébrissime standard du band anglais  que les initiés dans le public ne manquent pas de Image associée ponctuer  par  le fameux hou.. hou en background vocal  . Moment musical intemporel et désormais standard incontournable qui  semble inspirer une toute nouvelle génération   blues rock à l’image de la jeune et talentueuse américaine Samantha Fish  qui depuis un an ou deux maintenant semble l’avoir inclus dans sa set list et çà semble fonctionner plutôt bien.  Quand je pense qu’elle était à Beauvais( Oise) en Mars de cette année et que, à ma connaissance personne ne semble avoir commis de billet en particulier sur ce concert dont les seuls échos que jen ai viennent de. quelques videos  de qualité très moyenne par youtube interposé  où elle apparaît au côté de son band dans un costume de scène   composé d’un pantalon rouge moule miches et d’un haut léopard d’une élégante sobriéré.   

Hichem et moi sommes partis vers 23H30 non pas que le concert fut trop long et pesant mais il avait des obligations le lendemain qui l’obligeaient à se lever tôt. A la sortie nous croisons une patrouille de gendarmes de l’opération sentinelle et à qui mi sérieux et mi amusés nous disons en passant près d’eux  mainenant que nous avons notre dose de décibels il est temps d’aller faire dodo.  Du coup nous avons raté la séance de dédicace. Prochain concert  déjà programmé ce sera le 15 octobre prochain au Grillen à Colmar  et ce sera    la tsarine de la strat Ana Popovic qui sera aux commandes. Un événement dont je me réjouis d’avance. 

Résultat de recherche d'images pour "ana popovic pictures" Il ne m’appartient pas de faire une publicité à tout va pour cette petite salle de concert mais j’observe que le  Grillen  propose une programmation particulièrement intéressante. Et quand j’affirme particulièremet intéressante c’est qu’elle me convient surtout quand elle lorgne du côté des jeunes et ébouriffantes chanteuses guitaristes de la scène blues actuelle. Je ne sais pas si c’est ou non un hasard ou alors le résultat d’une politique délibérée, j’observe que si  l’année dernière en novembre était programmée l’immense Joanne Shaw Taylor  et que cette année ce sera la très très belle bête de scène Ana Popovic.   il est tout à fait légitime d’espérer  que l’année prochaine la programmation du Grillen puisse songer à  Samantha Fish et ainsi le Grillen aura ainsi invité  les trois incontournables tornades blondes de la scène blues actuelle. Si personnellement je souhaiterais parier sur la prochaine venue de la jeune américaine de Kansas City ( Missouri) rien n’interdit d’imaginer qu’une venue de  la finlandaise Erja Leetinen ( à ne pas rater) ou encore de l’anglaise Chantel Mc Gregor( à ne pas rater non plus) serait tout autant appréciée? à moins que leur choix ne se porte sur la toute jeune et très prometteuse Sadie Johnson from Indiana . D’ici là les paris sont ouverts.

Jean Valleyzélé

 

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Quelques remarques autour des mondiaux d’athlé 2017

  LE JOUR Où PIERRE AMBROISE

EST DEVENU LE BOSS

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A l’instant où Pierre Ambroise  a surgi de l’arrière pour se porter  avec une crâne insolence en tête dans le dernier virage avec la meute sur ses talons, à ce moment de la course   dans l’incapacité  d’opérer la nécessaire et ultime accélération pour le déborder, je me suis tout simplement  dit  alors que montait en moi une petite pointe de fierté toute chauvine: « mais il va gagner ce con! ! ! » .  

 Et il a coupé la ligne en tête sans mollir une seconde comme s’il  venait d’accompli la chose la plus naturelle du monde  . Cela  faisait un moment que je surveillais du coin de l’oeil cet oiseau là en me disant qu’un jour il serait bien capable de nous faire un très très gros coup. Voilà c’est fait! ! ! Champion du Monde du 800? çà n’apporte sans-doute pas la fortune mais çà a de la gueule sur un CV! ! !    

Bravo jeune homme, ce 08 août 2017, non seulement tu as débloqué le compteur pour la délégation française,  tu as été le plus fort et aussi le plus malin…Il fallait oser Respect ! ! !   

Toujours est il que les petits français  au soir de ce 08 août, à marquer d’une pierre blanche, étaient d’ores et déjà assurés de ne pas rentrer bredouille de Londres puisque  côté sautoir Renaud Lavillenie, quelques minutes plus tard cueillait une quasi inespérée médaille de bronze à la perche  suivi quelques jours plus tard par la brillante performance de Kevin Mayer sur  décathlon( j’ai bien dit « sur décathlon » et non chez Décathlon) avant la grande et très attendue consécration d’un Yoann  Diniz impérial sur le cinquante Km marche suivi presque naturellement quelques heures plus tard par la médaille de bronze de notre discrète et talentueuse discobole féminine Mélina Robert-Michon. ( laquelle n’a sans doute aucun lien de parenté, avec   Fleury-Michon la célèbre enseigne agro alimentaire) cocorico! ! !

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Résultat de recherche d'images pour "INIKA MC PHERSON  IMAGES" Mon petit coup de coeur très perso    aura donc été, pendant ces mondiaux, à la très inquiétante  Inika Mc Pherson sauteuse en hauteur américaine dont l’improbable look  de guerrière  n’aura pas manqué d’intriguer.  

Beaucoup ont évidemment pensé qu’en bonne « m’as-tu vu » elle aurait surtout cherché  à  faire le buzz. Pour le coup mission accomplie.  D’autres, plus sérieusement , y ont vu une référence à ses origines amérindiennes  ce qu’elle semble d’ailleurs confirmer sur son compte  qui commence par I alors que spontanément je lui ai immédiatement trouvé   un look à jouer à la Mad Max.  

Dommage  qu’elle ne se soit classée  que neuvième du concours elle aurait en tout cas largement mérité  la médaille d’or  du look. Au vu d’un pareil spectacle, j‘aurai toujours un peu de peine à comprendre qu’un aussi joli brin de fille  ait pu  ainsi déployer autant d’imagination pour tenter de « s’enlaidir » , et réussir au final  à ne rien Ottey où presque à l’essence même de sa beauté.  (  Pardon pour un jeu de mot pourri…   trop tentant) 

Sans susciter autant d’intérêt que la belle Inika une autre concurrente de la délégation américaine, 

était-ce au saut en longueur?

ou dans une autre discipline ?

s’est présentée sur l’épreuve  avec les  lèvres outrageusement peintes en bleu marine ( celles de la bouche évidemment , les autres  appartenant, chacun comprendra à une intimité interdite d’accès à tout lambda qui n’y aura pas été autorisé).

Allez savoir, puisque le bleu est fashion tendance cet été peut-être s’était-t-elle, par là, montrée  soucieuse d’être raccord avec la couleur de son maillot. 

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Pendant toute la durée de ces mondiaux  chacun aura pu observer non sans que cela aille susciter  nombre d’interrogations  que certains pays jusque là ultra dominants  dans certaines disciplines comme  le sprint,  le fond  et le demi-fond l’auront été beaucoup moins cette année à Londres  comme çà a été le cas  pour le Kenya et l’Ethiopie ou leur domination aura été largement contestée.  Je prends l’exemple du trois mille mètres steeple féminin où deux assez inattendues américaines   Emma Coburn et sa compatriote Courntney Frerichs  prennent d’assaut le podium avec seulement la Kenyane  Purity Cherotich Kirui sur la troisième marche.  Mais à défaut d’avoir gagné cette coursecôté Afrique de l’est   une athlète comme Beatrice Chepkoech  en  contournant accidentellement la rivière   nous aura bien fait marrer sur le coup. Si elle n’avait pas commis cette erreur de parcours elle  se serait probablement hissée sur le podium.Regrets

Quant à la  Jamaïque au sprint  elle n’a guère brillé pendant ces mondiaux avec pour finir ( comme une contre apothéose et un lourd symbole); la sortie du roi Usain Bolt qui, pour sa course de trop aura autant dire dégringolé directement de son trône  sur quasiment une  chaise roulante.  

Image associéeUne situation d’ensemble qui aura contribué à redonner    des couleurs au sprint U.S et européen notamment avec les Pays Bas où la sculpturale Image associée Dafne Schippers a pu  confirmer son statut de reine du 200 en coiffant sur le poteau la petite et très tonique Ivoirienne  Marie Jo Talou. déjà vice championne sur 100 derrière quelques joursplus tôt l’américaine Tori Bowie

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 Comme elle s’entraîne en France, il n’est pas interdit d’imaginer que cette  pépite  du sprint venue d’Afrique de l’ouest pourrait tout aussi bien courir sous la bannière française  ( En se  faisant opportunément et stratégiquement naturalisée  elle deviendrait du coup l’une des chefs de file du sprint féminin hexagonal mais  pourrait  tout aussi bien courir avec les Pays Bas au côté de la belle Dafne Schippers ou encore sous la bannière d’un autre pays d’Europe si l’Europe misait plus sur des athlètes venus d’ailleurs comme le font sans vergogne et avec des objectifs bassement nationalisto -financiers les pays du Golfe  comme le Qatar ou le Bahrein qui se constituent ainsi des équipes  en athlé de plus en plus performantes.  Ainsi de talentueux Kenyans et Ethiopiens lassés par les conditions de vie et les infrastructures rudimentaires répondent à l’appel alléchant des pays du Golfe voire d’autres pays comme les Etats Unis l’Azerbaïdjan ou la Turquie et ne tenir au fond qu’un rôle de faire valoir pour ces pays. qui veulent, dans des disciplines où ils n’auraient guère l’occasion de briller  gagner en visibilité  dans une arène mondialisée ultra concurrentielle.  Ces pratiques tout en ne franchissant pas, pour l’instant encore les limites de  la légalité reste en tout cas très discutables  au plan de l’éthique sportive.    Il est à craindre qu’aussi longtemps que persistera un flou juridique autour de ces pratiques de naturalisation opportunes risquent d’aller en s’accentuant………  ………jusqu’à ce que  la coupe déborde……ou que n’éclate un bon vieux scandale de derrière les fagots… Les paris sont ouverts. . 

 Jean Valleyzélé

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EN RELISANT FAHRENHEIT 451

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L’INQUIETANTE CROISADE DES

POMPIERS PYROMANES

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Le livre est un symbole de liberté. Liberté de penser, liberté de rêver, d`imaginer, de créer, de s’informer ou s’instruire. C’est Résultat d’images pour fahrenheit 451 movie imagesd’ailleurs là ce dont Guy Montag le personnage principal du roman de Ray Bradbury FAHRENHEIT 451 s’aperçoit et éprouve au plus profond de lui-même. Au-delà, le livre, dans son aspect pluriel (l’ensemble de la création littéraire, historique, philosophique ou autre) représente un témoignage, un passage de relais d’une génération à une autre, le fil conducteur solide d’une civilisation. S’attaquer à cette oeuvre humaine, c’est s’appliquer à effacer la mémoire, ne retenir aucune leçon du passé et risquer cette dérive vers un monde à qui on aurait ôté sa substance.

extrait de les combustibles de Amélie Nothomb

- On lit pour découvrir une vision du monde…
– Je suis un intellectuel, c’est-à-dire un être qui attend passionnément qu’on le contredise…
- Un livre, c’est un détonateur qui sert à faire réagir les gens…
– Un livre est un bibelot que l’on contemple pour se consoler du monde…
– C’est si confortable de continuer à salir la réputation d’un livre. Aucun risque que le bouquin se venge : c’est ça qui est bien avec la littérature. On peut tout se permettre…
– Les gens sont les mêmes dans la lecture que dans la vie: égoïstes, avides de plaisir et inéducables. Il n’appartient pas à l’écrivain de se lamenter sur la médiocrité de ses lecteurs mais de les prendre tels qu’ils sont…
– L’évêque Rémi baptisait Clovis en disant: Brûle ce que tu as adoré, adore ce que tu as brûlé. Cette phrase m’a toujours fasciné. Elle est devenue mon emploi du temps…

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Résultat d’images pour duc de st simon images

Il y a quelques jours j’étais enfin  à deux doigts de  me lancer dans la lecture des Mémoires du Duc de St Simon    quand je me suis senti  subitement envahi par cette  impérieuse exigence de relire le célèbre roman d’anticipation dystopique de Ray Bradbury FAHRENHEIT 451 étant plus que jamais, habité par  la certitude que l’engeance des  ennemis déclarés de la page imprimée ne rêvent que de voir toutes les bibliothèques  servir de bois de chauffage.

Résultat d’images pour ray bradbury images Au fond c’est parce que ce genre ‘individus serait en voie de devenir majoritaire dans la société  qu’un cas de figure  tel que le développe Ray Bradbury dans  FAHRENHEIT 451 pourrait se produire. Si une telle perspective ne peut qu’alarmer celles et ceux qui nourrissent  une pieuse affection pour les livres, certains autres  au contraire seraient, j’en suis convaincu absolument ravis si les choses prenaient cette tournure  et je ne doute pas non plus qu’ils pousseraient même pour qu’un tel processus de destruction puisse s’accélérer . 

Avec FAHRENHEIT 451 ….Les livres, voilà l’ennemi ! Dans un pays indéfini, à une époque indéterminée mais susceptible d’appartenir à un futur proche la lecture est rigoureusement interdite : elle empêcherait les gens d’être heureux. La brigade des pompiers a pour seule mission, non d’éteindre les incendies, mais de traquer les déviants qui possèdent des livres et de réduire ces objets en cendres. Montag, pompier zélé et citoyen respectueux des institutions, croise la route de Clarisse, une jeune institutrice qui le fait douter de sa fonction. Peu à peu, il est à son tour gagné par l’amour des livres.

 Avec FAHRENHEIT 451 ….nous voilà plongés  dans un monde où les pompiers sont pyromanes, chargés d’exterminer consciencieusement le moindre ouvrage qui permettrait à l’individu de retrouver un sens critique. Que se passerait-il si l’un d’eux osait se rebeller?   « Gavez les hommes de données inoffensives, incombustibles, qu’ils se sentent bourrés de faits à éclater, renseignés sur tout Ensuite ils s’imagineront qu’ils pensent, ils auront le sentiment du mouvement tout en piétinant. Et ils seront heureux parce que les connaissances de ce genre sont immuables. » C’est ainsi que Beatty, le collègue pompier et supérieur hiérarchique s’exprime auprès de Montagsi vous ne voulez pas qu’un homme se pose des problèmes d’ordre politique, ne lui donnez pas deux solutions à choisir; ne lui en donnez qu’une.Mieux ne lui en donnez pas du tout. Qu’il oublie jusqu’à l’existence de la guerre. Si le gouvernement est inefficace tyrannique, vous écrase d’impôts peu importe tant que les gens n’en savent ruen.

Résultat d’images pour abrutis de télévision  imagesLa paix, Montag instituez des concours dont les pprix supposent la mémoire des paroles de chanson à la mode des noms de capitales d’état. Gavez les hommes de ddonnées inoffensives, icombustibles qu’ils se sentent bourrés de « faits » à éclater, renseignés sur tout. Ensuite ils s’imagineront qu’ils pensent, ils auront le sentiment de mouvement tout en piétinant

Si les pompiers d’autrefois éteignaient les incendies, dans ce futur inquiétant qui n’a jamais été si proche, ils les provoquent,  pour en quelque sorte éteindre ces incendies en devenir que peuvent être la libre-pensée  et surtout l’esprit critique.

 Ce monde évoqué par Bradbury fait état d’une sorte d’inquisition moderne, où l’oppression ne vise plus celles et ceux qui s’écartent du dogme    mais les livres et ceux qui les lisent.

-Parce que Le livre, véhicule la culture, la mémoire, le doute, la profondeur, les émotions,

-Parce que le livre peut faire naître la révolte et dans la foulée la remise en cause l’ordre établi ; qui pourrait nuire à tout un équilibre sociétal où le bonheur est uniforme et obligatoire,

-Parce que le livre est dangereux Il doit être brûlé. Quant à celui qui le lit s’il brûle avec tant -pisRésultat d’images pour fahrenheit 451 movie images

Tout cela nous conduit non sans frémir à réfléchir sur la direction que risque en réalité de prendre notre monde qui semble laisser à l’abandon  de plus en plus  la littérature au profit des plaisirs faciles et immédiats destinés à faire oublier les soucis en maintenant un état de superficialité permanente chez les individus. Réfléchir à ce que les médias laissent paraître du monde réel, au travers notamment au travers des chînes d’info en continu pour nous maintenir informés à l’image des prisonniers de la caverne de Platon. Plus que jamais   Le roman de Bradbury fait réfléchir à une foule de choses: à l’importance de la lecture et de la liberté de pensée  mais aussi à l’indifférence capable de s’installer entre les êtres, aux effets pervers de la télévision, aux rapports entre la réalité et la fiction. N e décrit il pas déjà en partie le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui?

Il est indéniable qu’à ce moment crucial  et inéluctable  où le livre papier tend à  régresser au profit de l’image et de l’immédiateté,  où la consommation quotidienne de télévision et autres écrans tend à dépasser  très largement le temps désormais consacré à la lecture, on est conduit à  se demander naturellement si une forme d’autodafé beaucoup plus sournoise et dangereuse que celle imaginée par Bradbury ne s’est pas déjà  mise en marche.  

Jean Valleyzélé

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INSIGNES PLAISIRS DE CINEPHILE (7)

 

Où  SE LOGENT MES PREFERENCES

 

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/9/93/Chaplin_City_Lights_still.jpg/200px-Chaplin_City_Lights_still.jpg Résultat d’images pour city lights film   images

 

 

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Mis en présence de films  parmi les plus classiques tout cinéphile digne de ce nom sera forcément conduit à faire un jour cette expérience assez commune où,  pour une, ou plusieurs raisons, pas toujours clairement identifiées il focalisera son attention  sur  l’un d’eux en particulier, au détriment d’autres de qualité pourtant  à peu près égale .  

Tel est en somme le constat  que j’établis  avec City lights de Chaplin. sans que je puisse expliquer, pour autant,  pour quelle  décisive raison ce film là en particulier  tend au fil des années à devenir celui du maître que j’apprécie   revoir  plus  encore   que Modern times ou the Great dictator . Un tel choix   laisserait deviner qu’au nom d’une logique mystérieuse dont je suis peut-être le jouet,  ce film avec le temps serait donc devenu,  à mes yeux’ (éblouiscelui qui  représenterait le mieux Chaplin  sans que cela n’aille relèguer, pour autant quelques unes de ses autres oeuvres cinématographiques   à un  rang   secondaire. 

Quand je tente de comprendre ce « tropisme » qui me fait me tourner aussi résolument vers City Lights il me vient à l’esprit  que, probablement, ce film tendrait Résultat d’images pour modern times  imagesdonc à  exercer sur moi une  sorte d’effet magique qui ne saurait tout à fait  s’expliquer de manière  rationnelle dans la mesure où je serais dans la totale incapacité d’établir pourquoi quelque chose en moi aurait décrété qu’elle serait une oeuvre plus « réussie » encore que ne peuvent par exemple l’être d’autres oeuvres très réussies du maître comme  Modern times ou theRésultat d’images pour thegreat dictator  images great Dictator  L’une des raisons qui me conduisent à ce que ce film exerce une telle fascination sur moi pourrait, je suppose procéder d’une subtile alchimie entre une atmosphère spéciale qui donne naissance à beaucoup de félicité et une inventivité  qui participeraient de concert à me capter l’attention comme les Résultat d’images pour city lights  flm imagespapillons  sont irrésistiblement attirés par les sources de lumières qui trouent la nuit. Certes je pourrais énumérer  toutes les séquences  qui le composent que j’aime tant revoir  sans oublier la toute dernière où sans que je puisse me retenir j’y vais volontiers de ma petite larmichette et de ma gorge délicieusement serrée. 

 

Tout comme je revendique marquer beaucoup d’intérêt pour City lights je peux ainsi souligner qu »un même mouvement opère ainsi à peu près pour chaque grande filmographie avec laquelle je suis mis en contact.  

Ainsi  lorsque l’envie me vient de me replonger dans un Sergio Leone je me tourne sans marquer la moindre hésitation vers Il Buono, Il Brutto Il Résultat d’images pour sergio leone  photosCattivo  plutôt que vers l’assez fastidueux et très surestimé C’Era Una Volta Il West dont  la réputation de chef d’oeuvre auto proclamé   me semble être un film avec un trop-plein de  défauts que ne parviennent  décidément pas à équilibrer   quelques (bonnes) qualités . J’ai beau faire    je n’arrive pas à avoir de l’affection pour cette œuvre. où la mise en scène d’une virtuosité certaine tente à chaque plan de compenser l’indigence du scénario par un déploiement esthétique à tout va

 

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Résultat d’images pour LEBON LA BRUTE ET LE TRUAND IMAGES

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EXIT Il était une fois dans l’ouest alors pourquoi  Le bon le brute et le truand  que j’estime être un ton au-dessus encore que les deux autres films de la trilogie du dollar qui pourtant ne manquent pas d’atouts et   dont certaines séquences sont d’une rare puissance.  Mais  voilà peut être leur  manque t il encore  ce grain de folie qui éclate autant dire à chaque plan tout du long de Le bon la brute et le truandCar dans cette oeuvre remarquable de bout en bout tout est savant dosage où s’entremêlent action  maîtrise des images, une bonne dose de cynisme et d’ humour . J’ai beau à force, connaître  chaque plan par coeur le plaisir à les revoir n’en demeure pas moins toujours aussi vif et puis il y a cette bande son tout de suite identifiable et sublissime  à me Résultat d’images pour le bon la brute et le truandfaire dresser les poils sur les bras  ainsi qu’une floppée  des répliques qui font mouche: Blondin à Tuco à cet instant où après l’élmination de Sentenza ils se retrouvent en tête à tête  dans le cimetière de Sad Hill à deux pas de la fameuse tombe où est planqué le  magot après qui ils courent depuis le début:

« Tu vois, le monde se divise en deux catégories : ceux qui ont un pistolet chargé et ceux qui creusent. Toi, tu creuses. » Tout cela participe à ce que je ne me lasse pas  de revoir un tel film  qui d’un boutà l’autre est un régal permanent    et ce quand bien même à force je connaîs toute la trame.  Car c’est d’abord le plaisir de jouir  d’un style qui donne soudain au western une dimension autant dire inconnue jusque là même chez Ford qui reste malgré Résultat d’images pour JOHN fORD IMAGEStout une référence et qui se révèle à côté d’une facture bien académique et quelque peu stéréotypé. Mais John Ford est il vraiment un spécialiste du western et plus précisément ne se serait il pas servi d’un cinéma de genre pour délivrer d’autres messages qui vont au dela des simples codes du western  comme c’est le cas pour Stagecoach ou The man whot shot Liberty Valance.  Seul Clint Eastwood  quelques années plus tard  à l’instant de passer derrière la caméra avec toute laRésultat d’images pour CLINT EASTWOOD IMAGES réussite  que l’on salue  se souviendra des leçons apprises auprès de Sergio Leone et ce pour notre plus grand plaisir, quand il tournera  High Plains Drifter,    Outlaw Josey Wales ou Pale rider. 

 

 Jean Valleyzélé

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QUAND UNE GUERRE VOUS FASCINE A CE POINT LA

 

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 RELATION AFFECTIVE ET INDIGNEE

AVEC LA PREMIERE GUERRE MONDIALE

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A TOUTES CELLES ET CEUX  QUI SONT INTERESSES 

La sépulture de Félix Baudy ( fusillé pour l’exemple en 1915) 

se visite dans le cimetière communal de Royère (Creuse). 

 Une plaque commémorative, réalisée par ses amis maçons,

y est posée avec cette inscription:

« Maudite soit la guerre – Maudits soient ses bourreaux -

Baudy n’est pas un lâche – Mais un martyr. ».

http://verdun-meuse.fr/images/pages/felixBaudy.jpg

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 En guise d’intro:

L’obsession manifestée par le dessinateur Jacques Tardi pour cette boucherie que fut 14-18 tient davantage de l’indignation personnelle Résultat d’images pour jacques tardi photosque de la fascination morbide. Artiste et non historien, Tardi n’en défend pas moins une thèse soutenue par un courant de pensée ( à laquelle j’adhère volontiers) selon laquelle les poilus n’auraient pas « consenti » au sacrifice, comme il est fréquent de lire  mais qu’ils y auraient été « contraints » de multiples façons. 

« Pensez-vous  vraiment que le gars qui se prenait des éclats de shrapnel sur la tronche adhérait à ce principe de “sacrifice librement consenti” qu’on a inventé par la suite ?interroge le dessinateur. Dès la première permission, les gens se sont rendu compte que ce ne serait pas un week-end à la campagne et qu’ils ne seraient pas à Berlin à Noël comme on le leur avait dit », poursuit-il.

Un point de vue défendu dans  La Peur  le très grand livre de Gabriel Chevallier que  JacquesTardi cite régulièrement parmi les ouvrages références du genre.        

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Quelque part dans un coin reculé de l’Argoat ( La Bretagne des terres qui se distingue de l’Armor= Bretagne de la mer)  un débat assez passionné eut  lieu quelques semaines durant autour de l’opportunité ou non de déplacer le monument aux morts de la guerre 14/18 suite aux travaux de rénovation opérés sur la Résultat d’images pour monument aux morts de paimpont  imagesgrande place du village devenue l’un des points de chute incontournables de l’activité touristique en plein boum de la commune en question .

jusqu’à ce que le conseil municipal prenne la sage  décision de le déplacer de quelques mètres seulement  de son implantation initiale les conversations du village allèrent bon train les uns soutenant qu’il n’y avait pas lieu de déplacer ce monument ayant toujours été là (  Toujours là certes mais à compter des années vingt plus exactement) et les autres qui  avançaient  qu’un tel monument pouvait être démoli car  il n’était au fond que la glorification d’une guerre atroce où une centaine de pauvres gars de village y  laissèrent leur vie ce à quoi les autres répondirent du tac au tac en bons mainates du mensonge officiel qu’en effaçant du paysage communal  un tel monument cela aurait été une marque d’irrespect pour  tous ces pauvres gars  morts pour la France.

MORTS POUR LA FRANCE    mais surtout morts pour rien   tinrent encore à souligner les premiers qui n’en démordaient pas  puisque selon eux cette hécatombe  Résultat d’images pour mort pour la france imagesqui aurait dû être la der des ders n’empêcha pas, une vingtaine d’années plus tard un nouvel embrasement plus meurtrier encore. 

 

jusqu’à ces derniers temps. le monument aux morts inauguré dans les années vingt  trônait au plein centre de la grande place  à QUAND UNE GUERRE VOUS FASCINE A CE POINT LA dans Histoire or not Histoire 220px-Abbaye_de_Paimpont_vue_de_l%27ouest_2011deux pas de  l’imposante abbatiale du XIIIème siècle. Comme la plupart des monuments aux morts tous les natifs du coin l’avaient toujours vu là,  et une partie d’entre eux pensait même qu’il y aurait comme un petit parfum  sacrilège  à vouloir chercher ainsi à le déplacer.  

Je dois admettre que si on avait sollicité mon avis ( et on s’est bien gardé de me le demander) je me serais volontiers dit d’accord  à ce qu’on détruise cette horreur belliciste.

Cela étant celles et ceux qui m’auraient, à ce moment là reproché mon soi disant manque de respect pour tous ces « glorieux morts » je n’aurais pas manqué de leur répondre avec le calme de celui convaincu de faire valoir un argument inattaquable que la plus grande marque d’irrespect qui ait été commise  envers ces pauvres gars   envoyés à l’abattoir au nom de fallacieuses raisons fut d’ériger ce monument au morts qu’une grande partie  de ces mêmes pauvres gars morts là bas en Flandre dans la Somme à Verdun ou au Chemin des Dames  à qui on avait fait croire  qu’ils défendaient une cause juste,  n’auraient sans doute pas cautionné cette mascarade.    Et j’entends les mêmes St Jean bouche d’or radoter le même refrain sur le devoir impératif de  respecter tous  ceux-là qui ont versé leur sang pour la patrie ce à quoi je serai spontanément tenté de répondre comme un cri du coeur que lorsqu’on a  vingt ans on tient surtout à vivre avant de mourir pour la soi disant défense, sur ordre, de son pays.  Un monument tel qu’il se présente dans le village est un monument érigé moins j’en suis convaincu à la gloire des soldats morts pour une cause  qui leur était étrangère qu’à celle d’une glorification malsaine de la guerre.

En revanche je donnerais un avis favorable pour tout  monument commémoratif  pour la paix.Et à ce titre Le monument aux morts de Gentioux Pigerolles,  situé dans département de la Creuse  aurait dû être un exemple à suivre. 

Résultat d’images pour monument de gentioux imagesSur une stèle sont gravés les noms des 58 soldats morts pendant la guerre de 14/18. En bas du monument, cette inscription laconique : « Maudite soit la guerre ». Il est à déplorer qu’ils se comptent sur les doigts d’une main les monuments aux morts pacifistes tel que celui ci sur notre sol . Dommage! ! !

 

 

Tout ce qui se rapporte à la première guerre mondiale déclenche effectivement en moi une sorte de fascination indignée qui date sans doute  du jour  où j’ai appris  que mon grand père paternel  fut le seul de sa fratrie partie  la Résultat d’images pour photo la fleur au fusilfleur au fusil j’imagine, en août 14, à avoir survécu.  Deux de ses frères succombèrent le premier mois ( l’un a disparu en Flandre  l’autre sur la Marne et le troisième mourut en 1919 à son retour de Gallipoli épuisé par les fièvres et la tuberculose  . Cette cruelle expérience le marqua à jamais au point  qu’il marqua un scepticisme durable quant à une  une éventuelle perfectibilité de l’homme. Pour lui en tout cas  la chose était définitivement entendue il n’y avait rien à attendre de bon des Hommes en général  et cette Humanité aurait beau faire  toutes les grandes déclarations de principes qu’elle voulait il était convaincu qu’elle serait selon lui toujours en position de trahir sa parole.  Je n’ai pas connu ce grand père, mort huit ans avant ma naissance.il était devenu fncièrement antimilitariste et totalement rallié à une philosophie d’un pessimisme radical,  allant jusqu’à refuser  de faire trop d’enfants  destinés il n’en doutait pas à être de la chair à canon. 

    Je suppose que si je l’avais connu, je ne doute pas que  nous nous serions accordés sur bien des sujets.  

 Jean Valleyzélé

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