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CE QUE NOUS RACONTENT CERTAINS FAITS DIVERS

 Quand les faits divers deviennent plus

que de simples faits divers

 

CE QUE NOUS RACONTENT CERTAINS  FAITS DIVERS dans Ce que Jean penseRésultat de recherche d'images pour "omar raddad  images"

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Et voilà qu’après toutes ces années, il est re-question, cette fois encore,  de l’affaire Grégory Villemin à travers notamment l’inculpation de certains membres de l’assez peu réjouissante  famille de la petite victime dont il aura été de loin en loin question tout au long de  ce bien sombre et chaotique feuilleton judiciaire qui remonte( comme le temps passe) au dernier quart du siècle dernier.   Or si cette sordide affaire repointe le bout de son vilain nez aujourd’hui c’est un peu comme si on n’avait jamais cessé d’en parler  depuis maintenant une bonne trentaine Résultat de recherche d'images pour "zola images"d’années  où chacune et chacun d’entre nous, à déRésultat de recherche d'images pour "simenon images"faut de s’être formé une opinion  sur l’identité de la, le, ou les coupables aura certainement à un moment ou à un autre  prêté une oreille plus ou moins attentive  à cette sombre affaire qu’on croirait effectivement issue de l’imagination d’un Emile Zola ou d’un Georges Simenon tant tout aura été rendu compliqué par l’hystérie médiatique, les vices de procédure et les drames collatéraux qui sont venus  ajouter du drame au drame qui vont du meurtre du cousin Laroche soupçonné par JeanMarie Villemin d’être l’assassin de son petit garçon jusqu’à, disons comme une triste conclusion,  le suicide le 11 juillet dernier du juge d’instruction de l’époque  hanté par  les erreurs qu’il aurait commises ayant abouti à ce fiasco judiciaire  dont il avait dirigé l’instruction de 1984 à 1987.  Hormis le côté sordide de cet assassinat sur lequel le voile n’a toujours pas été levé à ce   jour chacun aura au moins fini par médias omniprésents interposés par se faire une opinion sur cette désormais trop célèbre famille Villemin  où rancoeurs et basses jalousies  pesaient dans  ses relations. 

Fait divers l’affaire Grégory?  sans doute mais fait divers doublé d’une affaire judiciaire aux mille et un visages laquelle dresse avec plus ou moins d’exactitude   le portrait d’une certaine France ni pire ni plus fréquentable qu’une autre  dont la dureté peut arriver à faire frémir et que beaucoup auraient souhaité  ne pas  voir faire la une de l’actualité  . Une famille qui appartient plutôt à la France d’en bas  cette périphrase à la limite du mépris qui après Balzac fut popularisée, chacun se la rappelle, par un certain premier ministre du début des années 2000. Résultat de recherche d'images pour "raffarin photos"

En repensant à  l’affaire Gregory   je songe spontanément à cette séquence où Benoît Poelvoorde Résultat de recherche d'images pour "C'est arrivé près de chez vous images"dans C’est arrivé près de chez vous   le cultissime film de Rémy Belvaux prépare un cocktail à sa façon intitulé le petit Grégory qui abstraction faite de l’humour très noir que cela implique que si cette affaire est évoquée d’une manière ou d’une autre chacun se sent comme en   pays de connaissance.  

« Une larme de Gin… une rivière de tonic…
et ensuite, la petite victime. Composée d’une petite olive, d’un petit morceau de sucre, et d’un petit bout de ficelle. Et nous avons … le petit grégory.
«    qu’une OLIVE qui
remonte à la surface du verre symbolise la petite victime  rappelle immédiatement que l’affaire Grégory débute  dans un décor aquatique, celui de la Vologne dans les Vosges plus précisément

Si dans les années 80 il y eut l’affaire Grégory   la décennie 90 fut quant à elle marquée  par l’affaire Ghislaine Marchal/Omar Raddad avec cette fois-ci encore une énigme non élucidée, une condamnation et  Résultat de recherche d'images pour "GUILAINE MARCHAL IMAGES"une désormais célébrissime faute de grammaire. Preuve d’inculture patente de l’auteur ou faute délibérée?  S’il nous était autorisé de rapprocher cette affaire  à celle contenue dans  un roman policier célèbre nous établirions une certaine filiation avec Le mystère de la chambre jaune de Gaston Leroux avec cette nuance pourtant que  dans le mystère de la chambre jaune, si Mathilde la victime est toujours vivante  dans notre réalité le cadavre de Guislaine Marchal existe bel et bien lui  et ce serait même  un cadavre assez bavard qui semble désigner nommément  son assassin. » Omar m’a tuer » Dans cette affaire si le coupable officiel demeure Omar Raddad et bien que ce dernier soit aujourd’hui gracié et libre il est toujours, à ce stade dans le rôle de celui qui clame son innocence sans que soit programmée, pour l’instant, une réouverture du procès.

 IL  y aurait donc ainsi  en France une sorte de  passion nationale pour Les énigmes juridico policières. La dernière en date nous ramène tout près de nous à  l’affaire Maëlys de Araujo avec un suspect qui ne ditRésultat de recherche d'images pour "LA PETITE MAYLIS IMAGES" rien  ou presque et un corps qui  demeure introuvable qui tendrait à rappeler une autre affaire  qui remonte celle-là aux années 20 avec cette fois une condamnation celle de Guillaume Résultat de recherche d'images pour "SEZNEC IMAGES"Seznec et ce sans pour autant que la victime Pierre Quéméneur  ait jamais réapparu sous quelque forme que ce soit. Cela  suggère  que l’affaire Maylis , si celle-ci  ne réapparaît pas pourrait s’acheminer vers la même forme de dénouement judiciaire avec une possible condamnation du principal suspect et ce sans qu’il y ait pour la justice de cadavre à se mettre sous la dent; condamnation basée juste sur de fortes présomptions de culpabilité. mais cela suffirait il pas pour que la justice ne voit pas  soupçonnée de manquer d’impartialité?  Seznec condamné sur aucune preuve tangible a évidemment clamé son innocence et il l’a fait d’autant plus que cela pouvait faire écho avec une autre affaire quelques années plus tôt où un officier condamné pour espionnage  échouait lui aussi à Cayenne alors  que sa culpabilité avait été montée de toutes pièces. Ainsi L’affaire Dreyfus  en prenant une dimension exclusivement politique cliva si bien l’opinion que le pays se retrouva au bord de la guerre civile. Si l’affaire Zeznec passionna l’opinion elle ne prit jamais la dimension  de l’affaire Dreyfus.

IL  y a quelques jours on apprenait dans une quasi confidentialité la mort de Patrick Henry dont le nom reste définitivement lié à un crime odieux commis sur un petit Résultat de recherche d'images pour "patrick henry criminel"garçon de sept ans  dont le procès fut un prétexte d’un débat autour de la peine de mort et put ainsi sauver sa tête  grâce aux plaidoiries de Me Bocquillon et Robert Badinter tous lesRésultat de recherche d'images pour "PATRICK HENRY DERNI7RES PHOTOS" deux très engagés pour l’abolition de la peine de mort.   Ceci dit le personnage même de Patrick Henry ne présente guère d’intérêt sinon qu’il fut parmi ceux qui réclamaient la peine de mort pour l’assassinat du petit philippe Bertrand alors qu’il n’était pas encore inculpé« Ceux qui ont fait ça sont des salauds. Je suis pour l’application de la peine de mort ! » En toute logique il aurait dû être guillotiné. Mais par un caprice du destin il put ainsi sauver sa tête  grâce à la défense efficace et convaincante  représentée par deux avocats abolitionnistes. En tout cas personne  depuis ne viendra affirmer s’il trouva ou on injuste qu’il ne fût pas condamné à mort. 

Image associéeCeci dit j’aurai pu encore ajouter deux mots sur quelques autres affaires ayant défrayé la chronique;   l’affaire DominiImage associéeci,l’affaire Agnès Leroux /Agnelet  et aussi celle qui  incarne la dernière grosse  erreur judiciaire connue ( eh oui le justice n’est pas exempte d’erreurs) l’affaire Patrick Deals en relation accidentelle et « salutaire »  avec celle du serial killer   Francis Heaulme.

Jean Valleyzélé

 

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AU VILLAGE SANS PRETENTION

IL AVAIT MAUVAISE REPUTATION

ET ALORS?!?!?

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La photographie ci-dessus n’est pas celle de mon maître d’école

 mais celle de Fernandel incarnant un maître d’école

 immortalisé par Marcel Pagnol

 

Il y a quelques mois j’apprenais la disparition  du très peu consensuel Claude Le Heusse  qui fut de 1962 à 1969 le maître d’école de notre petit village   quelque part  dans les fins fonds de  l’Argouat e quelque part entre, très précisément le village d’Astérix et Les alignements de Carnac.  . En dépit de certaines réserves à son égard dont je ne puis faire hâtivement l’économie   je m’emploierai donc, à défaut de le défendre complètement, à  ne pas trop salir la mémoire de quelqu’un  pour qui  j’eus, j’ose encore l’affirmer, plus de déférence et d’admiration que  de mépris. Il faut souligner que lorsqu’il quitta, poussé vers la sortie  notre village pour aller voir ailleurs si l’air était plus léger  il  n’était plus  en odeur de sainteté depuis un bout de temps déjà( l’avait-il  seulement été un seul jour?) auprès de la petite population locale et rurale encore peu ouverte d’esprit et qu’un petit rien était susceptible de heurter. Cette population disais-je n’avait jamais vu d’un  très bon oeil ce libre penseur, cet iconoclaste aux origines  imprécises  à qui elle reprochait surtout cette mauvaise influence  sur les petites têtes blondes qu’il était chargé d’instruire.  Ce qui paracheva son discrédit  auprès de cette rigidité ambiante voire même de ses plus indéfectibles soutiens c’est d’avoir été lourdement soupçonné de s’être  servi dans la caisse de l’amicale laïque dont il était le secrétaire  qui conduisit beaucoup à  comprendre qu’au fond son honnêteté  si elle fut d’un point de vue intellectuel et pédagogique tout à fait  défendable le fut en revanche beaucoup moins d’un point de vue strictement moral.

 Celles et ceux dont  la rancune tenace les pousse encore et toujours à  jeter sur lui l’opprobre   seront donc incapables de lui trouver la moindre qualité et à les entendre  tout aurait été à jeter chez lui jusqu’à ses goûts si éloignés et si peu comme il faut de ceux partagés par la majeure partie de la population de notre petit  village rural. 

Si le souvenir  de Claude Le Heusse est évoqué auprès des  anciens élèves de notre école de village aujourd’hui réhabilitée vite fait en logement  socio communal  les avis restentpartagés  avec en gros deux camps bien distincts  où d’un côté ceux qui  l’enfoncent sans pitié s’obstinent à affirmer qu’il fut un fort mauvais maître d’école dont l’exemple était à fuir et de l’autre ceux (dont je revendique l’appartenance) qui  affirment qu’il fut perçu au contraire comme un excellent maître d’école avec qui on s’instruisait en s’amusant et dont le principal mérite fut de chercher avec beaucoup de pugnacité et assez peu de succès au final  à stimuler en  nous par une méthode qui  relevait certainement plus de la  maïeutique que du bourrage de crâne, une tournure d’esprit critique   . 

Notre maître d’école ( on ne disait pas encore professeur des écoles à ce moment là) était, je le souligne, un drôle de « paroissien »  qui en dehors de tenir de très colorés propos anticléricaux  peuplés de sacs d’anthracite et autres crapauds de bénitiers qui nous faisaient hurler de rire ‘ (mais beaucoup moins nos parents)  n’avait de cesse de nous encourager, plutôt que de fréquenter assidument l’église, ce repaire de l’obscurantisme ( comme il ne cessait de le répéter) à lire de bons et grands livres puisque à ses yeux un bon et grand livre était avant tout un livre bien écrit avec un vocabulaire riche. 

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Il n’avait à ce propos jamais de mots assez élogieux pour nous vanter les immenses qualités de Jules Verne
 (Michel Strogoff),Victor Hugo,(Les misérables) (Le grand Totor comme il disait   sa façon à lui de souligner son affection pour ce monument de notre littérature )Louis Pergaud (sa préférence penchait plus curieusement vers De Goupil à Margot que  La guerre des boutonsCharles Dickens ( David Copperfield, Oliver Twist) et quelques autres répétant sans cesse et pour qu’on se le rentre bien dans le crâne que si un jour nous voulions acquérir autant     de finesse d’esprit qu’il se vantait d’avoir  ce sont des auteurs   de cette trempe là qu’il nous fallait assidument fréquenter comme lui l’avait fait pour que nous ayons quelque chance de nous extraire de cette condition  peu enviable de bouseux aux réflexes bassement grégaires et moutonniers.   Et comme il avait raison le bougre! ! ! et comme il  méprisait cette docilité atavique du petit peuple qui n’a pas le courage de s’affranchir de sa condition d’esclave.  Et comme….   et comme…… j’ai souvent repensé à ceci depuis. et comme je saisis dans  toute sa force plus que jamais aujourd’hui le message qu’il s’efforçait à nous faire passer, cette aspiration qui l’habitait de nous voir progresser vers toujours plus de savoir, vers plus de lumière la seule garantie selon lui de nous éloigner  de l’obscurantisme et de l’ignorance deux plaies qu’il rêvait d’éradiquer et dont le poids interdisait selon lui tout espoir de s’affranchir,  en vue de devenir   des citoyen(nes) libres et responsables. D’ailleurs le combat contre l’obscurantisme la bêtise, l’hypocrisie il en avait fait son cheval de bataille or c’est justement ceci  qui contribua en grande partie à nourrir l’immense malentendu qui pût s’installer entre toutes ces familles paysannes un peu rustaudes et lui. Je conviens qu’en  y allant ainsi  frontalement il ne s’y prenait pas de la meilleure des façons et  qu’en les heurtant aussi directement il attisait ainsi des animosités  profondes . Lui il y allait avec son tempérament volcanique et devait du coup affronter une société qui jusque là avait toujours eu par atavisme cet honteux  réflexe de baisser la tête, celui de se prosterner jusqu’à terre devant tout ce qui lui semblait supérieur à  toutes les autorités  de quelque nature qu’elles pussent être,  les messieurs du château, les curés en soutane qui n’avaient pas encore tenu compte que  la séparation de l’église et de l’état était effective depuis 1905 et quiencourageaient à ce que  les esprits de cette campagne profondes pussent fonctionnaient  comme si rien ne s’était passé ou presque. 

Dès que Claude le Heusse apercevait un prêtre en soutane passer sur la route il suspendait subitement son cours pour nous encourager à railler ce vil    sac d’anthracite qui lui gâchait la vue. Son anticléricalisme atteignait des sommets et le sac d’anthracite en question c’était en particulier l’abbé Brazou une espèce de sale type qui cherchait à se tenir au courant de tout et qui durant les séances de catéchisme tendait à nous terroriser en en rajoutant dans la sévérité comme pour donner plus encore de hauteur à son sacerdoce il venait nous enseigner le catéchisme en compagnie de la chatelaine cette vieille peau maigre comme un clou qui se vantait d’avoir bénéficié l’extrême onction et que malgré cela elle en était revenu  et maintenant jouait les dames catéchistes façon pour elle de préparer la venue sur l’échiquier politique local de son bonhomme Monsieur De  Machin  Chose qui réussit d’ailleurs à devenir le premier magistrat de la commune et même décrocha dans la foulée un mandat de conseiller général au détriment d’un brave   »rouge » qui avait le tort de ne pas coller  aux attentes d’un conservatisme local  quasi institutionnel.

Enfin avec Claude Le Heusse au moins nous n’allions jamais à l’école la peur au ventre puisque nous étions à peu près sûr que deux ou trois fois dans la journée il allait par un bon mot une remarque à bon escient nous divertir de la plus amusante des manières. Ce n’était évidemment plus la même chanson qu’avec son prédecesseur  une espèce de brute épaisse assez effrayante qui terrorisait le troupeau élèves leur inoculant avec certitude un dégoût assez définitif  pour les études.

Cet apparent laxisme  qu’apportait Claude le Heusse comparé à ce qui se pratiquait  avec son prédécesseur était vu comme un affreux laissez-aller chez les parents qui  n’avaient de cesse de répéter qu’avec Mr Jandouille ( eh oui il se nommait Jandouille cette andouille)  au moins les enfants du village apprenaient quelque chose mais pauvres niais ils apprenaient terrifiés à l’dée de se faire battre et je suis bien sûr que toutes ces leçons  enfoncés dans les crânes sous la menace  n’aura rien produit d’autre, je le crains que du rejet et un oubli méthodique.

J’arrête là pour aujourd’hui dans un prochain billet je tenterai de raconter comment se passaient en classe les journées d’école avec  cet olibrius  de Claude LeHeusse

Jean Valleyzélé

 

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Un temps que les moins de soixante ans ne peuvent pas connaître

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SEULS LES BENÊTS SE CONTENTAIENT

DE MOU POUR LES CHATS

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Résultat d’images pour grand charles et tante yvonne  imagesj‘étais bien mino à l’époque où la vague yéyé déferlait sur la France du grand Charles et de Tante Yvonne et curieusement, j’ai beau fouiller dans ma mémoire  je ne garde guère tracede ce soi disant choc sous-culturel,    pour cette bonne raison que,     sans en avoir eu une conscience bien nette j’avais flairé du haut, pas bien haut, dois-je l’avouer, de mon âge tendre que derrière tout çà se tenaient en embuscade des vélléités mercantiles  somme toute assez malhonnêtes  relayées par le niaiseux  Salut.Les.Copains à destination d’une jeunesse bien propre sur elle, prête à se laisser intoxiquer par ce qui lui était vanté comme  nouveauté. 

Pour faire court    je me défends sans la moindre ambiguité d’avoir pu un seul instant adhérer, ne fusse que par distraction à cette pâle imitation hexagonale d’un certain courant musical  ( le rock pour le nommer) qui se passait plus volontiers ailleurs que chez nous et qui nous était servie par les requins des maisons de disques toujours sur la brêche dès qu’il y avait de la thune à se faire et dont l’oeil rapace était, croyez moi  plus rivé vers le tiroir caisse que vers un quelconque souci artistique. C »est ainsi qu’un Hervé Truc devenait le chanteur Dick machinchose alors qu’un  vague  jean philippe trouduc, venu d’un vague plat pays qui n’a jamais été le mien devenait Johnny Machin truc    parce que c’était dans l’air du temps, ma bonne dame, de porter des noms de scène ( des noms à se suicider dans la Seine oui! ! ! ) qui sonnaient américain. Ceci dit  toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé n’est peut-être pas non plus tout à fait fortuite.  Comment avoir pu croire une seconde à l’authenticité de ces   pantins harnachés d’une guitare peu importe d’ailleurs qu’elle fût sèche où électrique  parce que ces malheureux étaient bien incapables, tant leurs capacités musicales frôlaient le néant, de plaquer un seul accord qui ne fut pas  de l’ordre de la déjection sonore.

Ainsi dans notre bel Hexagone beaucoup de jeunes malheureux auditeurs de cette époque en toc souvent sous influence du discours qui défendait la daube officielle  n’eurent jamais la hardiesse d’aller explorer au delà de ce qui leur était  proposé,  qui leur était  imposé plus précisément,  et dont la seule hardiesse musicale qui leur fut permise au cours de ces années qui précédèrent l’effervescence de 1968 et l’après 68 fut d’écouter et d’avoir été conduit à croire surtout en écoutant ceci que toute la pop rock anglaise’ du moins celle qui  était autorisée chez nous seRésultat d’images pour whiter shade of pale imageRésultat d’images pour nights in white satin images résumait  à  The Whiter shade of pale  de Procol HarumNight and white satin des Moddy blues, Michele et Yesteday des Beatles; ou peut être pour les plus dégourdis et les moins niais du troupeau, Satisfaction  des Rolling Stones    qui représentait en ce temps là encore l’encanaillement suprême,  l’expression la plus extrême sans doute que la France soporifi-gaullienne pouvait sous la férule pointilleuse d’une  censure parfaitement zélée prête à fondre sur quiconque osait s’écarter de la ligne morale défendu par le grand Yaka de Colombey les deux églises.  

C’est aussi l’époque où, en France, rappelons nous,  un film aussi  rafraîchissant et roboratif que le bon le brute et le truand était interdit auxRésultat d’images pour le bon la brute et le truand affiche originale moins de dix huit ans sous prétexte qu’il distillait une violence susceptible de heurter les trop jeunes esprits. Même sentence pour La Religieuse de Jacques Rivette d’après Denis Diderot qui vit un moment sa distribution stoppée parce qu’un pisse froid appelé mr Bourges, Yvon de son prénom, çà ne s’invente pas, en avait décidé ainsi, croyant bien faire (les censeurs croient toujours bien faire au nom de la salubrité publique) sous prétexte  que ce film risquait de porter atteinte à l’ordre public. C’était il y a cinquante ans et si on nous matraquaitRésultat d’images pour LA RELIGIEUSE DE RIVETTE IMAGES  volontiers avec Night and White satin dont le chorus entêtant aura fini, à force par nous tatouer définitivement les méninges il n’était pas question qu’on vienne pour autant nous initier trop largement à  Sergent Peppers qui sortait justement aussi cette année là ( 1967) et qui dans l’expérimentation allait bien au delà des très sages Moddy blues et autre Procol Harum  

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Décidément j’ai bien le sentiment qu’on  tentait  quelque part de nous maintenir sous un étouffoir institutionnel en nous faisant  prendre des vessies pour des lanternes  alors que  pendant ce temps là  nos voisins outre manche baignaient dans une effervescence musicale créative tout à fait inédite et qui se fit peu à peu connaître sur notre territoire que grâce  à une poignée de passionnés  qui franchissaient régulièrement le Channel pour voir et entendre ce qui s’y passait. rapportant dans leurs bagages des disques des Yarbirds, des Bluesbreakers de John Mayall de Fleetwood Mac et de quelques autres comme les Rolling Stones évidemment. 

Il a bien fallu un jour que ceux qui avaient en charge les programmations radio  comprennent qu’il se passait des choses intéressantes de l’autre côté de la Manche et de l’Atlantique et qu’ils en tinssent compte.

Sgt. Pepper'S Lonely Hearts Club BandPour ne pas être dans le dénigrement total, il est vrai  que certaines chansons de Beatles étaient diffusées à la radio. Mais   en général celles-ci étaient choisies parce  qu’elles  sonnaient  de façon à ne heurter personne comme Yellow submarine qui donnaient des Beatles une image de gentils  garçons avec les cheveux un chouia trop longs longs certes mais une image de gentils garçons quand même.  Ah ! !  forcément à la sortie de Sergent Peppers on prit soin de ne pas trop en parler pour éviter d’écorner cette image là et peut-être même est il arrivé tout à fait accidentellement que quelqu’un ici ét là programmât ‘un morceau de cet  album majeur comme le magnifique Day in the life et c’est bien tout et peu de chance en revanche  que quelqu’un se fut hasardé à faire une promotion trop appuyée de  Lucy in the sky with diamonds  cette song qui fait de manière à peine voilée l’apologie  du L.SD, cette puissante drogue  mystico hallucinogène. Pour tout dire j’ignorais l’existence même de cet album jusqu’en 1972/1973. Il faut dire qu’en 1972/1973 j’avais du temps à rattraper après cinq années de galère passées au collège de Fourmote les meuh meuh

En France et ce avec un train de retard comme d’habitude serais-je tenté de souligner, non sans ironie, vint une période qui se situe au tout début des années 70 où les marchands de soupe voulurent nous faire croire qu’on avait rejoint le bon wagon et dont on peut rougir façon Martin circus  qui pouvaient ainsi atteindre des sommets dans le ridicule et  la ringardise et  qui nous étaient « vendus » comme ce qui pouvait se faire de mieux dans le genre pop rock en France.  En écoutant pareilles inepties je comprends mieux la fameuse remarque de  John Lennon qui affirmait que chanter le rock en français c’était aussi mauvais que le vin qu’on essaye de produire sur le sol anglais.  et plus tard est arrivé Téléphone qui fut comme une parenthèse enchantée dans le paysage musical pop rock français dont l’audience finit par déborder  généreusement  hors de nos frontières parce que dans ce groupe opérait une alchimie  entre des personnalités différentes et complémentaire  avec en leaders naturels  Jean Louis Aubert et Louis Bertignac. L’autre originalité de ce groupe fut aussi d’avoir intégré une fille parmi cette bande mecs et cette fille ( Corine Marienneau) tenait la basse et ne se contentait pas de faire de la figuration  et ce même si elle eut à supporter le machisme de l’un ou l’autre, surtout celui de Aubert à ce qu’on dit. Impossible d’oublier Trust  et ce véritable hymne rageur que fut Antisocial qui reste encore à ce jour ce qui s’est fait de meilleur en hard rock dans l’hexagone. L’attaque de la gratte de Nono a quelque chose d’anthologique au même titre que les paroles agressives de Bernie qui nous apprend, qui l’eut cru,  de façon très radicale que  notre vie se passe à payer notre pierre tombale.   

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En attendant, ma première grosse claque musicale date du jour où un certain heureux hasard m’a conduit à écouter un morceau du Band américain Mountain intitulé Nantucket sleigride    qui durait un bon quart d’heure alors qu’un format standard ne dépassait jamais ou presque cinq minutes . à l’instant d’entendre la grosse guitare de Leslie West acoquinée à la basse  de Félix Pappalardi  je fus envahi d’un frisson d’aise absolument unique. 

Résultat d’images pour leslie west photos  C’est curieux à noter  j’aurai pu être marqué plus par la version tonitruante de Roll over Beethoven de Chuck Berry revu par  Leslie West mais c’est Nantucket sleigride qui m’aura plus marqué. Car il y a dans ce morceau quelque chose de fascinant sans doute parce qu’il oscille avec maestria entre  phases mélodiques et phases nerveuses qui font qu’à tout prendre, il s’agit là d’un   moment musical qui  tranche  avec le reste de la production de Mountain plutôt  en périphérie du hard rock et hard blues. 

Je dois avouer que pendant longtemps je n’ai pas cherché à comprendre ce que racontait cette song puisque seule la performance  musicale retenait mon attention.  Depuis j’ai cru comprendre qu’il s’agissait de l’histoire de quelqu’un qui partait   à la pêche à la baleine pour deux ou trois ans en laissant derrière lui sa fiancée prénommée Robin Marie. Comme quoi je suis encore bien bien loin de l’exégèse. 

Pour être honnête   ma relation avec le rock et le blues est d’un ordre où  j’écoute la musique d’abord sans chercher forcément à comprendre les paroles et compte tenu de mon anglais limité je n’ai guère le choix. Encore aujourd’hui je fonctionne sur ce modèle là; un riff ou un chorus m’accrochent et j’adhère les paroles appartiennent au décoret et si la voix est belle j’écoute d’abord son  timbre et comment elle se pose à l’enseigne d’un instrument de musique. 

Jean Valleyzélé

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QUAND NOUS CROYONS QU’UN MOT EN CACHE UN AUTRE

 Vers quelles délicieuses dérives

nous voilà entraînés

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j‘ai beau savoir  qu’un hebdomadaire est une publication paraissant chaque semaine? je m’obstine à penser,  sous l’influence de je ne sais quel malin génie un peu poète délirant sur les bords,  qu’un hebdomadaire serait un magazine  qui se lit essentiellement dans le désert sous le regard d’un facétieux Prévert qui évoquait quant à lui ( mais est-ce bien lui?) la page non périodique des chroniqueurs qui bossent.

Hebdomadaire heb-dromadaire/ Bien  qu’ayant connaissance de leur signification exacte  certains mots  par leur seule sonorité même semblent ainsi nous inviter à délirer  vers d’autres horizons   au même titre probablement que Rimbaud  décelait une couleur pour chaque voyelleRésultat d’images pour arthur rimbaud le mal

Consensuel / tout à fait l’exemple de mot qui pourrait suggérer quelque vision salace et libidineuse mais tellement mou du genou  ramené à sa vraie définition. 

 Concupiscent  ( cocu pissant) on s’attend a pire et c’est effectivement le pire qui le définit

Cours magistral /  cours uniquement dispensé  dans un tribunal à qui nous ne ferons pas de mauvais procèsRésultat d’images pour magistrats  photos

 Le Garde des sceaux/Infirmier psychiatrique

Les villotins / Les  habitants de la ville…logique 

Les Briochins/ En dépit de ce qui se colporte ce ne seraient pas les habitants de St Brieuc  mais le nom donné aux fabricants de brioches, cette patisserie si recommandée, disait une reine de France,  quand on a  plus de pain. 

Le boxer/  race de chien qui se produit plus volontiers sur un ringRésultat d’images pour chien boxer avec gants de boxe  dessins

Le labrador / race de chien à sang froidRésultat d’images pour chiot labrador images

Le beagle / race de chien mal voyant obligée de porter des lunettesRésultat d’images pour chien beagle avec des lunettes  images

Le Golden Retriever / race de chien  chercheur d’orRésultat d’images pour golden retriever photos

Le bébé chien mâle  / communément appelé chiot et le bébé chien femelle discutablement appelé  chiotte.  

Persona non grata /personne qui déteste  qu’on la gratte là où çà la démange

Marie en Toilette/ Reine de France d’origine autri   chienne si parfumée qu’elle en perd la tête . 

« Coupez moi çà à ras! ! !« Avant le désert  du Sahara il existait, dit-on, une immense forêt qu’un puissant monarque fit disparaître après avoir donné  l’ordre de tout couper. je tiens cette information plus ou moins fantaisiste de mon vieil instituteur anticlérical et un peu anar  dont il était déconseillé de douter de l’humour « ravageur » et dans le genre il en avait des caisses pleines le bougre. Résultat d’images pour talleyrand imagesTalleyrand aussi dénommé le diable boiteux à cause d’un pied bot lui inspirait ce jeu de mot plus ou moins vaseux   »T’as l’air andouille »  dont j’ai d’ailleurs mis un certain  temps à saisir le plus ou moins subtil jeu de mot puisque je comprenais  Talleyrand  douille et  ne voyais décidément pas ce qu’il pouvait y avoir  de drôle là-dedans. Dans la même veine il nous informait avec malice que si  le tsar dîne à l’huile  le hussard aussi  je ne sais d’ailleurs plus très bien si ce jeu de mots clin d’oel à la Russie d’antan vient  de lui ou d’un joyeux drille  croisé vers la fin du siècle dernier du côté de Narbonne

Jean Valleyzélé

 

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COMBATTRE LES SIGNES DU VIEILLISSEMENT

 

 LA MEMOIRE

 RICHESSE FRAGILE ET DEGRADABLE

 

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On dit qu’avec l’âge on met beaucoup plus de temps à mémoriser, voire même beaucoup moins de temps à oublier.

Quand vous jouissez jusque là d’une mémoire exemplaire et qu’il vous arrive d’avoir quelques trous plus ou moins inquietants vous êtes conduits subitement à vous poser, cela va de soi quelques questions d’un caractère plus ou moins urgent.

Je n’ai pas choisi d’illustrer cette entame de billet avec Le cri d’Edvard Munch pour faire simplement joli  mais pour souligner  que le nom même d’Edvard Munch  ne me vient pas toujours spontanément à l’esprit quand je songe à ce tableau et qu’il me faut, à chaque fois ou presque, fournir toute une gymnastique cérébrale  pour retrouver le nom de son auteur.   Il ne faut pas s’affoler et ne surtout pas imaginer déjà qu’Alzheimer frappe à ma  porte.  

C’est grave docteur?

Il peut arriver que je songe à un terme précis dont j’ai en tête  l’exacte définition mais pas le mot exact qui lui correspond  qui m’échappe pourtant désespérement.  Il y a de cela quelques années déjà  j’avais une grosse difficulté à retrouver le mot métaphore qui m’échappait completement à chaque fois que j’aurai souhaité l’employer alors que j’avais pourtant en tête la définition exacte de cette figure de style.  Même chose avec l’acteur Clark Gable dont j’avais en tête le visage  précisément et le nom de quelques films dans lesquels il avait joué Gone with the wind, The misfits et même quelques autres plus ou moins mémorables.

Pas plus tard que ce matin  je me bats comme un pauvre diable pour retrouver le nom de ce moraliste du XVIIIème siècle qui a dit non sans un réalisme crû teinté d’ironie que l’amour est laRésultat d’images pour CHAMFORT MORALISTE IMAGES rencontre de deux fantaisies et le contact de deux épidermes.  

Ah bon sang je l’ai sur le bout de la langue. C’est rageant de le sentir si près  et de n’être pas capable de citer le nom de Chamfort.  

Il m’arrive aussi d’accomplir pas mal d’efforts certains jours rien que pour me souvenir du nom de H.G Clouzot  alors que je suis en mesure de  citer à la file quelques uns de ses films comme  Le corbeau, L’assassin habite au 21, Quai des orfèvres, Le salaire de la peur ou Les diaboliques  et être dans le même temps capable de dresser sans la moindre hésitation la liste des actrices et acteurs principaux pour chacun de ces films en particulier ainsi d’ailleurs que les séquences marquantes pour chacun d’entre eux. 

En revanche il existe ainsi des noms que je suis en mesure citer spontanément sans que cela me coûte le moindre effort mnémotechnique comme celui de ce lieu lieu particulièrement difficile à retenir pour quiconque n’habite pas la région Breuschwickersheimun nom de village Alsacien   à l’ouest de Strasbourg qui rien de le citer me rappelle quelque chose de notre vieil instituteur qui nous défiait en affirmant que si nous étions capables  d’écrire Nabuchodonosor sans faute nous pourrions nous considérer comme excellents en orthographe. Très vite toute la classe savait écrire sans faute le nom de ce quas légendaire souverain de Babylone immortalisé par Verdi  et ce n’est pas pour autant  que nous étions devenus après cela des cadors en orthographe.  

Si je bute sur un mot ou un nom qui m’échappe, plutôt que de passer à autre chose  je m’obstine, en général à chercher dans ma tête aussi Résultat d’images pour bernard lavilliers  imageslongtemps que je ne l’aurais pas retrouvé.  je me souviens encore il y a quelques semaine avoir cherché ainsi pendant quelques heures le nom de Bernard Lavilliers qui ne me revenait pas.  J’avais en tête, pourtant le visage du bonhomme, ses origines stéphanoises… etc… mais impossible de mettre un nom dessus, c’est seulement au bout d’un terrible effort deconcentration  çà m’est enfin revenu avec à la clé un ouf de soulagement . Quand je suis confronté à pareille situation Je pourrais tout aussi bien m’exonérer de tout effort en me disant qu’après tout çà finira bien par  je ne sais quelle opération magique me revenir un peu plus tard,  où à chercher sur wikipedia que j’appelle  l’encyclopédie des fainéants 

Résultat d’images pour blaise cendrars imagesC’est que je me suis laissé aller à faire il y cinq six mois pour retrouver le nom de Christophe Malavoy qui m’échappait. Alors j’ai tapé  dans « GOGOL » Jean Galmot film sachant qu’il est au générique de ce film inspiré de Rhum de Blaise cendrars dont il m’arrive aussi  d’avoir quelque peine à me remémorer qu’il s’appelait de son vrai nom, ce cher poète manchot,  Frédéric Sausaire

Pendant des années alors que j’étais appelé à prendre la parole en public et pour éviter  d’avoir des trous dus au trac j’ai apprisRésultat d’images pour gerard de nerval imagesRésultat d’images pour charles baudelaire images ainsi  beaucoup de poésies jusqu’à monter la barre très haut comme de me mémoriser des poèmes fleuves dont la mémorisation demande beaucoup de persévérance comme Le bateau ivre ou Le cimetière marin  à côté d’autres poèmes plus brefs comme El desdichado de NervalLe pont Mirabeau de Appolinaire ou encore L’albatros de Baudelaire.

Le fait de me les répéter agissait comme un apaisement intérieur  en  m’apportant une dose suffisante de serenité qui permettait à ce que les mots et les phrases me vinssent naturellement à l’esprit  exercice qui valait à mon sens  tous les xanax et autres anxyolitiques qui ne sont que des béquilles discutables pour les psychismes défaillants. 

Je précise que ceci relève d’une expérience tout à fait personnelle  et ne prétend n’avoir aucune espèce de forme de conseil à destination d’éventuels lecteurs de ce billet. 

il y a déjà un bout de temps que je n’ai plus en tête un seul vers ou presque du bateau ivre et du cimetière marin parce que sans doute n’ai je pas fait l’effort de de me les remémorer assez régulièrement mais en revanche je peux encore réciter  d’un trait El desdichado  ou L‘albatros qui par leur sonorité et leur rythme   enclenchent  tout un profond et durable processus de réflexes mémoriels. 

 Jean Valleyzélé

 

 

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CHARLIE SUR LA SELLETTE ONE MORE TIME

 LA LIBERTE D’EXPRESSION REFUSERA

TOUJOURS DE S’AGENOUILLER

 Résultat d’images pour charlie hebdo tariqramadan dessins

si cela ne vous convient pas 

allez dans un pays où on

interdit la liberté de

caricaturer,vous y serez

plus heureux et nous aussi !

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Et voilà c’est reparti comme en 14.  Charlie Hebdo doit à nouveau affronter des rafales d’insultes et de menaces de mort . En cause notamment: la caricature d’un Tariq Ramadan à la virilité avantageuse et menaçante qui s’exclame » Je suis le sixième pilier de l’Islam«   Charlie faisant ici explicitement référence aux accusations de viols portées à l’encontre du très controversé « théologien » Tariq Ramadan visé par  deux plaintes pour viol déposées par deux femmes qui décrivent des faits similaires : une invitation dans une chambre d’hôtel suivie d’actes d’une grande violence.

Résultat d’images pour tariq ramadan images  Le théologien en question a fermement nié les faits et immédiatement réagi en déposant  plainte contre l’une des femmes pour dénonciation calomnieuse. Ses avocats ont également indiqué aujourd’hui avoir déposé plainte pour  subornation de témoins.  

Pour résumer l’affaire; qu’est ce qu’elle a donc  cette couv’ de si dérangeante  qui suscite autant de commentaires haineux et définitifs à l’encontre de l’hebdomadaire satirique. 

 Ah oui! ! ! cachez cet obcène braquemart que vous ne sauriez voir et qui plus est  associé à l’un des fondamentaux d’une religion çà peut en  défriser plus d’un je vous l’accorde.   

Certains trouvent le dessin de « mauvais goût » ( je conçois qu’il puisse être compris ainsi) mais si la culpabilité de Ramadan imposteur aux petits pieds est prouvée, ceux-là même seront bien obligés de reconnaître que c’est le viol qui n’est pas du meilleur goût !

Moi  je trouve, au contraire que cette couv’  ne manque pas d’un certain esprit d’à propos et témoigne une fois de plus que Charlie est dans son rôle, celui de distiller un humour féroce, , et que ceux qui seraient tentés de hurler au blasphème et je ne sais quoi de plus impardonnable encore  mettent un peu en veilleuse leurs velléités de vengeance puisque, après tout, au nom de quoi Tariq Ramadan  qui, entre nous, relève plus du salafisme que de l’Agnus Dei se placerait au rang   d’autorité plus respectable que d’autres avec ce qui se colporte déjà sur lui et les points de vue qu’il lui arrive de défendre. 

Ce qui peut être souligné   c’est que ce dessin n’exprime pas, à proprement parlé une condamnation de Ramadan et il n’est au fond que l’expression de ce que l’opinion peut penser suite aux lourdes rumeurs qui circulent actuellement sur le très médiatique égypto-suisse.  Et à vous qui vous sentez froissés par ce   « manque de respect »  de Charlie Hebdo » implicitement accusé à nouveau Résultat d’images pour pierre desproges dessinsd’islamophobie je vous renvoie à Pierre Desproges,qui écrivait  il n’y a que la vérité qui vexe, les autres en rient !! c’est comme çà que voulez-vous, vous n’y changerez rien,  en dépit de vos gesticulations d’une pathétique impuissance, l’humour caustique est une liberté en France, alors que par votre aveuglement vous semblez défendre que le comportement de Tariq Ramadan ne serait pas ignoble !  En vous obstinant à défendre… l’indéfendable comment voulez vous que l’on respecte l’islam. Encore heureux pour celles et ceux qui tiennent à garder les yeux ouverts que des publications comme Charlie Hebdo,puissent exister pour attirer l’attention sur tous les abrutis dogmatiques et dangereux. 

Dans un état de droit où vivent sensément des gens civilisés  polémiquer peut être l’un des visages les plus actifs du vivre ensemble   et si on est pas d’accord, qu’on prétend être touchés par celles et ceux qui nous semblent avoir manifesté un manque  de respect cette possiblité nous est offerte de faire appel à la justice pour trancher mais mille fois, mille fois jamais on menace de mort ceux qui auront eu la maladresse de nous contrarier, voire de nous humilier.

Ce n’est pas au lecteur de Charlie de décréter que Tariq Ramadan  aura eu ou non un comportement ignoble. En cela La couv’ de Charlie est tout à fait dans la veine satirique car après tout il se dit que Tariq Ramadan est accusé de viol  et çà inspire ce dessin où est le mal? si çà en fait marrer quelques uns (dont je suis) et provoque la soupe à la grimace chez les autres c’est de bonne guerre c’est le disproportionné braquemart, admettons-le qui fait réagir si violemment où cela veut il tout simplement dire que parmi  cette même catégorie de gens  dont Molière en son temps eut à subir l’imbécile courroux, le sexe ne devrait pas faire rire et si par dessus le marché le sexe est étroitement associé à un principe fondamental religieux c’est le pompom chez celles et ceux dont l’étroitesse d’esprit  vous donne une idée du vide sidéral dans lequel ils pataugent .  Chacun a le droit de penser ce qu’il veut alors que l’on sait l’équipe de Charlie a un présupposé assez négatif sur le sulfureux  petit-fils du fondateur des très peu progressistes Frères musulmans Hassan el Banna  qui derrière un discours onctueux  et lisse  cache enRésultat d’images pour hassan el banna  images réalité des thèses beaucoup plus radicales et pour le coup beaucoup moins consensuelles, voire carrément clivantes.

A tous ces apprentis censeurs prêts à  accuser Charlie Hebdo d’islamophobie je dirai à ce titre, que Charlie n’est sans doute  pas totalement ignare  en ce qui concerne l’Islam en  sous entendant qu’il a au moins connaissance des  cinq piliers. Or   en  s’autorisant à ajouter un sixième pilier à sa façon çà fait marrer ou çà fait grincer c’est chacun qui voit. Que celles et ceux que çà froisse passent leur chemin en faisant celles et ceux qui n’ont rien vu ou qui font semblant de n’avoir rien vu comme ils font  semblant de ne pas voir le degré d’infréquentabilité  de certains qu’ils jugent comme des autorités indiscutables dont, selon eux il serait interdit de se moquer.   

Jean Valleyzélé

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SE GARDER DE TROP HURLER AVEC LES LOUPS

  LA FEMME POURRAIT BIEN ÊTRE

UNE  PROIE COMME LES AUTRES ?

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Il y a de cela un peu moins de vingt ans  l’affaire Monica  Lewinski  inspira si bien  les chroniqueurs ( gros niqueurs?)  et autres amateurs fièvreux de relents d’alcôves  que L’Amérique des années Clinton  s’en trouva largement secouée au point que    beaucoup d’hommes gagnés,  par une espèce de sournoise parano dûe  sans nul doute à cette atmosphère suspicieuse si particulière  aiguisèrent à un point tel  leur côté méfiant que,  le seul fait de se retrouver seuls avec une femme dans un ascenseur les poussèrent à craindre que ces dernières n’aillent les accuser aussitôt descendues de  je ne sais de quelle conduite salace dont pourtant ils auraient été innocents…. ou presque.

On affirme volontiers que ce qui se passe outre atlantique finit par toujours  arriver chez nous quelques années plus tard. En tout cas au vu des nouvelles qui nous tombent  sur le coin du nez ces derniers temps avec tout les monceaux de boue ce que cela remue je me demande  si le moment n’est pas arrivé où les deux sexes devront apprendre à cohabiter en obéissant à des règles jusque là inédites où la part belle pourrait être faite à la suspicion et à la délation.  

On n’en est pas encore tout à fait au point de craindre que la femme  que nous avons croisée dans la rue et avec qui nous avons échangé ne fut-ce qu’un bref regard accompagné, croyons-nous, d’une esquisse de sourire ne nous accuse de harcèlement mais tout laisse à penser que nous n’en sommes plus très loin avec toutes ces folles à la messe si  promptes à vous sauter à la gorge au moindre écart de mouvement et de langage.

Attention à vous dragueurs qui avez mangé votre pain blanc il est bien possible que soit venu le moment où toute velléité allant dans le sens de la bagatelle ne devienne, tant pis pour vous, une forme de délit  qui vous fasse trinquer au pénal! ! !

Tout s’emballe donc avec l’affaire Weinstein où tout à coup il s’étale sur la place publique qu’un producteur hollywoodien très en vue  et très puissant aurait cette bien  mauvaise manie  d’exercer son pouvoir jusqu’à des limitees inavouables sur toutes les actrices qui avaient  le malheur de croiser son chemin.  Alors faisant suite à un silence assourdissant autour de pratiques connues de tous  au nom d’une lâcheté institutionalisée,  les langues ont fini par seRésultat d’images pour herbert weinstein  photos délier sans même  qu’on sache pour autant avec exactitude si parmi cette confusion certains témoignages ne seraient pas dans  l’approximation, voire même dans le délibérément fallacieux.   Et c’est ainsi qu’un type particulièrement influent passe, aux yeux de l’opinion pour un monstre  directement voué aux gémonies par une meute particulièrement active et agressive.  

Rebelote il y a quelques jours avec Roman Polanski  accueilli à la cinémathèque par une bande d’énervées haineuses  animées par l’unique motif de  censurer aussi bien  l’oeuvre que homme sous prétexte que par le passé sur un continent qui n’estRésultat d’images pour roman polanski images pas le notre et surtout connu pour obéir à des moeurs aux relents puritains se serait, en son temps, comporté de façon peu recommandable.

Au risque d’en faire grimper plus d’unes aux rideaux par une prise position à contre courant,  j’assume, tout à fait  avoir applaudi que la Suisse n’ait pas répondu favorablement à cette demande d’extradition vers les U.S.A et ce pour cette bonne raison que les faits  reprochés au cinéaste franco polonais se sont déroulés voici une quarantaine d’années et que la mineure violée laquelle a aujourd’hui une cinquantaine d’années dit ne pas tenir  rancune à son « agresseur » de l’époque .  

Si nous devions, à ce compte là pointer du doigt tous les grands artistes qui n’ont pas eu ce que d’aucuns jugent une conduite exemplaire Résultat d’images pour L'Emile de rousseau imagesnous finirions par organiser des tribunaux en permanence  ce qui  ne serait pas forcément le meilleur signe de grandeur susceptible d’être envoyé par notre belle humanité . A  ce compte là on efface d’un trait de plume l’oeuvre célinienne etRésultat d’images pour JJ ROUSSEAU  IMAGES pourquoi pas aussi dans la foulée celle de Rousseau sous prétexte  que l’irresponsable Jean -Jacques, auteur pourtant d’un merveilleux ouvrage sur l’éducation, abandonnait ses enfants à l’assistance publique.

J’ai beau faire, ce climat de « salutaire inquisition » en plein essor et dont la forme la plus tendance se concrétise avec  ce fameux hashtag # « balance ton porc » ne m’inspire guère d’enthousiasme  en ce sens  que tout ce qui relève de la délation tend à faire naître en moi   qu’instinctive retenue. Mais si c’est le seul moyen que les femmes harcelées ont à leur disposition pour briser le silence va tRésultat d’images pour danseuses nues images on me rétorquer autant l’accepter.  Ce à quoi je peux tout aussi bien répondre  que dans le lot de ces balanceuses de porc peut tout aussi bien se glisser tout un lot de dangereuses affabulatrices et mythomanes dont les affirmations pourraient ne rien valoir.

Retour à Harvey Weinstein.  Je ne connais pas ce monsieur et sa trombine n’est pas du genre à  m’inspirer de la sympathie avec cette tête  de celui qui pense que tout lui est permis et je ne peux pas m’interdire non plus de songer dans la foulée à toutes ces starlettes qui semblent être passées sous sa patte qui ont subi ses attouchements de mâle libidineux et qui, dans la perspective d’une promesse de contrat en même temps que dans la crainte de se voir blacklistées ( très mauvais pour la carrière)  ont laissé l’acte se consommer jusqu’à son terme. Ah naturellement dès l’instant où ces pratiques sont étalées à grand fracas sur la place  publique comme un vilain paquet de linge sale les paroles se libèrent et personne ne se prive plus de  tirer sur l’ambulance.

La grande ignominie dans cette affaire ce n’est pas seulement que de tels agissements puissent exister mais que, connus déjà au vu et au su de tout le monde on fasse mine de les découvrir et de s’en étonner le jour où ceux-ci sont officialisés. Tout le monde dans le milieu exception faite de quelques rares naïfs savait quelle était la particularité de Weinstein. Or ce qui est curieux c’est qu’on vienne à en parler ouvertement et sans retenue aujourd’hui un peu comme si  quelqu’un ou un groupe avait décidé de  mettre symboliquement à mort  non pas le prédateur sexuel ( a)  mais plus précisément le personnage influent de la planète cinéma hypothèse qui  conduit à se poser cette éternelle et brûlante question  » mais à qui profite le crime? ».

On s’émeut évidemment  de tous ces témoignages de femmes  agressées sexuellement par des hommes qui donnent ce sentiment de  fonctionner  en obéissant à leurs seuls instincts primaires faisant fi, emportés par leur nature débridée, de toute règle de bienséance que tout individu civilisé et éduqué devrait appliquer, pour laisser place exclusivement à l’expression de la force que peut  octroyer un certaine dose de pouvoir sur les autres et en particulier chez celui qui occupe une position hiérarchique supérieure . Un tel schéma traduit une réalité qui remonte à la nuit des temps où l’homme de pouvoir  a cette tentation  de juger tout ce qui relève de son pouvoir justement.comme lui appartenant et relevant de son terrain de jeu

On évoque volontiers ce fameux droit de cuissage , un droit jamais notifié nulle part mais qui semble s’être perpétré  dans la relation qu’un suzerain entretenait avec ses vassaux et notamment avec la gente féminine qui dépendait de lui et dont iRésultat d’images pour viol dessinsl pouvait pouvoir jouir impunément  . Au fond un Weinstein et tous ceux de sa « race »  obéissent à une même logique qu’on s’en émeuve ou non . Je crains qu’on puisse légiférer autant que l’on voudra s’agiter, s’émouvoir, s’indigner autant qu’il est permis,  il est assez juste de penser que ces sortes de pratiques ne pourront jamais disparaître à jamais et auront toujours  cette capacité à toujours réapparaître  d’une façon ou d’une autre, aussi longtemps qu’elles s’inscriront dans cette logique où le mâle humain  sera obsédé par l’idée  de; se frayer un chemin entre les cuisses d’une femme afin d’y établir ne serait-ce que le temps de sa possession sa zone de pouvoir.  Tout çà au fond revêt différentes formes; la forme la plus brutale étant le viol et la forme  plus ou moins subtile étant le harcèlement qui se traduira par des paroles ou des gestes équivoques et qui, au fond ne veulent exprimer qu’une chose  j’ai envie de te prendre de te faire mienne le temps que nous nous accouplions pour que je puisse assouvir  ma grosse et impérative envie.

Jean Valleyzélé 

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INSIGNES PLAISIRS DE CINEPHILE (9)

 MON FRANçOIS TRUFFAUT A MOI

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 UNE CERTAINE SENSIBILITE

A LA FRANçAISE

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Etait-ce dans un cinéma ou à la télévision?

 et surtout de quel film s’agissait-t-il?

J’avoue ne plus avoir  exactement en tête le tout premier film de Truffaut que j’ai eu l’occasion de voir.  

Je n’ai plus souvenir non plus si cette première rencontre fut un éblouissement ou une déception  étant donné qu’il est très possible qu’avant d’avoir pu voir ne serait-ce que la toute première séquence d’un premier film de Truffaut je m’en étais déjà fait, par ouï dire,sans doute une petite idée,   d’autant plus qu’à cette époque là le cinaste était encore bien vivant et que chaque film nouveau qu’il réalisait pouvait être apprécié comme une pierre supplémentaire à une oeuvre cinématographique en pleine construction.

 C’est possible après tout, obéissant par là à une démarche chronologique assez naturelle,, que j’ai dû commencer ma visite filmographique de François Truffaut avec la série des Doinel qui représentera toujours et quoiqu’on puisse en dire,Résultat d’images pour antoine doinel  images après coup,  une excellente initiation au cinéma de  l’une des personnalités phares de cette génération que l’Histoire retiendra sous l’appellation réductrice de  nouvelle vague.  Alors que de son côté Godard s’est appliqué en provocateur iconoclaste  à briser les codes, Truffaut au contraire après  ne s’être laché contre un certain cinéma  de qualité à la française  trop académique incarné notamment par Delannoy ou Autant Lara  s’est appliqué aussitôt s’est -il retrouvé  derrière la caméra à ne pas trop malmener ces codes justement en choisissant de raconter des histoires en décors naturels avec une élégance non dénuée d’humour surtout quand il s’agissait de dédramatiser la gravité de certains propos. C’est peut-être en cela que se définit l’originalité deTruffaut et c’est probablement ce qui a fait aussi qu’une bonne partie de sa filmographie  ait été souvent accueillie favorablement par le grand public et la critique.

Cela dit,  j’ai bien conscience que dans mon itinéraire de cinéphile la place que j’accorde à Truffaut est probablement plus modeste, en somme, que celle que j’accorderai pour longtemps encore au grand Fédérico, à Chaplin ou à Jean Vigo.  

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Les quatre cents coups

Dans les milieux cinéphiliques de l’époque, la sortie d’un nouveau Truffaut constituait toujours un petit événement     qui autorisait chacun à y aller de son petit couplet sur la qualité ou la moindre qualité du « millesime » au même titre qu’était guetté avec une  fièvre non feinte, dans ces mêmes milieux,  la sortie du dernier Fellini ou du dernier Visconti.

Force est d’observer que Truffaut est apparu très tôt dans la production cinématographique française, avec sa petite voix particulière  comme l’un de ses plus solides piliers  ne serait-ce que parce qu’un film comme Les 400 coups  avait obtenu une certaine reconnaissance internationale qui valut tout de suite à son auteur un certain prestige qui tient toujours bon outre atlantique au point que si  aujourd’hui encore vous demandez à un américain pas completement ignare( en cherchant bien çà se trouve) ce qu’il connaît du cinéma français il y a neuf chances sur dix qu’il vous cite assez spontanément Truffaut ou Maurice Chevalier ( pourquoi Maurice Chevalier d’abord?tout comme un cinéphile du vieux continent citera à la suite, pour ne pas passer pour un imbécile, John Fordjoseph Mankiewicz Billie Wilder  John Huston ou Orson Welles si d’aventure un américain (du fin fond  de l’Arizona ou d’ailleurs) lui demande ce qu’il connaît  des grands noms de l’Histoire du cinéma outre atlantique.

J’admets ne pas revoir aussi souvent un Truffaut que je ne reverrai par exemple un Bergman ou un Fellini car sans doute qu’au fond de moi a fini par  s’établir une hiérarchie assez tranchée entre ceux-là  et qu’il me serait bien difficile d’expliquer. D’ailleurs en quoi pourrais-je m’autoriser à juger de manière définitive le cinéma de Bergman ou celui du grand Fédérico supérieur à celui de Truffaut. Sans doute cela provient il d’une différence de tempérament, une opposition arbitraire entre une certaine idée d’un soi-disant tempérament  scandinave qui s’expose  chez Ingmar Bergman  et  un tempérament définitivement franco français qui caractériserait le cinéma de Truffaut.  Un seul exemple pour tenter d’illustrer ceci; quand l’humour traverse certaines séquences des films de Truffaut cela s’opère avec toujours   une belle et subtile dose d’élégance   alors que  l’humour qui saupoudre  le cinéma de Bergman se fait souvent  grinçant, voire dérangeant .  Souvenons nous, entre autres de certaines séquences bien mémorables de Sourire d’une nuit d’été ou de La nuit des forains. qui illustrent assez précisément en quoi peut se définir un certain humour Bergmanien .

Hier soir pour meubler une soirée désoeuvrée et solitaire j’ai eu envie de revoir  L’homme qui aimait les femmes qui n’est peut-être pas le  Truffaut.  ayant laissé le plus grand souvenir.  Si je devais définir ce film en une phrase  que pourrais-je dire en regard du climat particulier de soupçon et de délation qui règne actuellement, sinon que, quoiqu’on en dise on peut être un dragueur invétéré et en même temps respecter infiniment les femmes. Et c’est exactement ce que démontre et défend François Truffaut dans ce petit bijoux finement ciselé porté par un Charles Denner  absolument épatant aurait dit Jean Renoir qui vouait un  goût prononcé pour cette expression que personnellement je m’applique à explulser de mon vocabulaire.

Résultat d’images pour charles denner  image de l'homme qui aimait les femmes Certains ne manqueront pas de  souligner  que ce film est loin d’être un chef d’oeuvre. Quoiqu’un  tel jugement n’est pas forcément fauxobjectivement dit,  je n’en demeure pas moins prêt à le défendre comme l’un des films de Truffaut vers quiRésultat d’images pour nathalie baye et charles denner dans l'homme qui aimait les femmes photosphotos va assez spontanément ma préférence, une préférence plus prononcée encore, dois-je l’admettre que celle que j’ai pour l’un ou l’autre des films du cycle Doinel qui me sont chers pourtant.  Dans L’homme qui aimait les femmes  j’y retrouve un concentré d’ingrédients qui font que j’aime voir et revoir un Truffaut;  de la désinvolture de l’élégance  de l’humour  dosé et subtil avec des séquences savoureuses comme celle où Nathalie Baye  rejoint Bertrand Morane dans ce café où le rendez-vous si prometteur tourne court parcequ’elle est juste venue lever un malentendu sur sa véritable identité.  

Il existe aussi un Truffaut plus sombre sans doute qui n’en demeure pas moins intéressant que ce soit avec  Tirez sur le pianiste, La mariée était en noir, La Résultat d’images pour la mariée était en noir imagessirène du Mississipi ( si mal accueilli à sa sortie)ou La chambre verte et même dans ces films  dont la noireur n’est plus à démontrerRésultat d’images pour tirez sur le pianiste photos on assiste à  de grandes performance d’acteurs que ce soit celle de Charles Aznavour et celle très courte mais mémorable de Bobby Lapointe dans Tirez sur le pianiste et surtout Jeanne Moreau en vengeresse implacable dans La mariée était en noir

et puis il y a des films à part qui ont leur qualité et je songe à La peau douce  qui raconte que le « métier » d’adultère est quelquefois un chemin parsemé d’obstacles  tout à fait contrariant.  Cette histoire toute sumple d’une trivialité qu’on qualifierait de confondante  est filmée avec  une telle force et une telle originalité qu’on se croirait dans un film à suspense avec une 

Résultat d’images pour la mort aux trousses photos Résultat d’images pour la sirène du mississipi  photosréférence à peine voilée envers un cinéma pour qui Truffaut affichait une solide admiration celui d’Hitchcok. Ce clin d’oeil au maître du suspense se retrouvera plus tard dans La sirène du Mississipi quand Belmondo et Catherine Deneuve fuient la police qui pourrait être là qui sait un petit clin d’oeil  au très haletant  mort aux trousses du grand Alfred. qui met en scène, pour l’éternité la fuite de Gary Grant et Eva Marie Saint

Même si je cite moins Truffaut  que d’autres cinéastes qui m’ont marqué plus durablement il n’en demeure pas moins vrai qu’il restera toujours pour moi une sorte de classique vers lequel je peux revenir dès que l’envie m’en prend  parce que son cnéma exhale un jje ne sais quoi d’intemporel qui flotte bien haut au-dessus des modes et des tendances qui collent trop à une époque. Si cette oeuvre cinématographique était une oeuvre littéraire , je la situerai au second rayon ce fameux rayon qui n’est pas le premier( comme hélas son nom l’indique) et où seuls les passionnés font l’efford d’y accéder  composé d’oeuvres qui ne tomberont jamais dans l’oubli total parce qu’une poignée de mordus aura génération après génération décidé d’entetenir la flamme. 

Jean Valleyzélé

Les films de Truffaut que j’aime:

 Tout le cycle Doinel

Jules et Jim

Tirez sur le pianiste

la mariée était en noir

la peau douce

L’enfant sauvage

la nuit américaine

 l’argent de poche

la sirène du mississipi

l’homme qui aimait les femmes

La femme d’à côté

vivement dimanche

Les films de Truffaut que je n’aime pasn, que j’aime moins ou qui m’ont déçu

Farenheit 451  ’ « mais qu’est-t-il allé faire dans cette galère?« 

la chambre verte

Le dernier métro

l’Histoire d’Adèle H  ( je ne déteste pas  décevant tout simplement

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A COLMAR CE 15 OCTOBRE 2017

 

IMPERIALE  ET LUMINEUSE PRESENCE

D’UNE GUITAR HERO  AU GRILLEN 

 A COLMAR CE  15 OCTOBRE 2017 dans L'écho de mes concerts

 

 

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Dans le Landerneau de la scène blues féminine actuelle un certain courant d’opinion ne cessera de répéter, non sans d’ailleurs une certaine justesse, qu’Ana Popovic déploie une  technique guitaristique  d’une qualité si élevée qu’il n’y aurait plus place chez elle ni pour l’improvisation ni, dans tous les sens du terme, pour le moindre soupçon de fausse note . Car  aussitôt fait-t-elle son apparition sur scène dans l’une de ces  mini robe  fourreau Yves St Laurent   avec aux pieds ces très tape à l’oeil  bottes grillage B.D.S.M à talons aiguille d’au moins une douzaine de cm, le charme puissant qu’elle opère alors sur le public n’a rien d’une hypothèse alors que à l’occasion de cette rituelle dramaturgie d’arrivée   elle vient le saluer  avec cet air faussement modeste  et ce demi sourire tout à fait rôdé  avant de s’harnacherd’un mouvement ample et chorégraphique à sa déjà légendaire Fender Stratocaster 1964  Sunburst  et puis   se lancer sans plus attendre  dans l’interprétation de  l’incontournable et très démonstratif Ana’s shuffle aussitôt suivi du très funky Can you stand the heat   deux pièces musicales imbriquées qui ouvrent invariablement chacun de ses concerts depuis maintenant trois  ou quatre ans. 

Bon! ! ! je reconnais qu’avec une poignée de types de mon espèce tombés sous le charme de cette adorable diablesse de Ana Popovic,  son physique n’ aura d’ailleurs jamais été tout à fait étranger non plus à cette puissante  fascination qu’elle aura et  qu’elle devrait longtemps encore exercer  sur moi. Car disons que dotée d’un physique qui l’avantage si bien on serait prêt, au passage, à luiRésultat d’images pour photos ana popović pardonner pas mal de faiblesses! !  alors qu’elle déploie avec une noblesse que personne n’irait lui contester  un talent de musicienne chanteuse  de plus en plus reconnu au sein de la société grandissante et quasi « franc maçonne » de ses inconditionels contribuant ainsi à lui donner une visiblité qui ne pourra aller  qu’en s’élargissant jusqu’à, n’en pas douter, l’universelle et légitime reconnaissance. Il suffit,  pour s’en rendre compte  de surprendre le regard attentif du public masculin agglutiné  devant la scène  et mesurer à l’aune de cette observation la dimension même, d’un phénomène  qui tend aussi à prouver  que ce public masculin s’il  est venu  écouter un des meilleurs sons blues que la scène du même nom est en mesure de  proposer aujourd’hui, il est aussi venu  pour  côtoyer   l’irradiante  star  dans l’accomplissement de son show chaud brûlant.

 

Quand Ana accomplit des dates en Europe ( ce qui est manifestement le cas ces dernières semaines) elle retrouve son line up local avec qui  elle se produit depuis quasiment une dizaine d’années ce qui fait qu’au sein de ce band il se perçoit comme un  climat d’une sereine appartenance et une cohérence  tout à fait exemplaire. Ce dimanche soir dans cette petite salle du Grillen elle se retrouve ainsi un peu en famille au milieu d’un public qu lui est acquis et son petit cercle de musicos chevronnés que sont Michele,(keyboards) Ronnie (bass guitar) et Steph (drums) toujours prêts en vaillants petits soldats qu’ils sont, à répondre aux exigences de leur jolie et talentueuse patronne

Résultat d’images pour ana popovic band  images.Pour que le show de ce soir soit irreprochable   ils ont mis au point je suppose, chaque détail  car Ana, cela se sait depuis le temps  en  perfectionniste intransigeante souhaite par dessus tout maîtriser ses shows de la première à la dernière note laissant ainsi à d’autres le goût d’improviser au point que ce qui pourrait apparaître quelquefois comme des moments d’improvisation dans ses concerts (ex quand elle autorise à chaque membre de son band des soli de basse de piano ou de batterie) ne sont en réalité que le fruit de solides répétitions et de mises au point minutieuses avec j’imagine son lot, , de tensions  et d’interrogations autour de la qualité artistique et l’effet musical voulus. 

la première partie de son concert est dans son intégralité assise sur des titres issus de son dernier opus Trilogy  paru l’année dernière qui aura été aussi  l’année de ses quarante ans.  Pour ses standards les plus énervés, ceux quiRésultat d’image pour popovic trilogy  participent à lui construire un peu plus cette réputation de Hendrix au féminin il faudra attendre encore un peu alors qu’Hichem  sur la réserve me glisse qu’il trouve cette première demi heure un peu longuette et à son goût encore assez éloignée de Résultat d’images pour stratocaster rouge  imagesses attentes. Pourtant dans cette phase de concert  il y a de jolies choses comme ce très enlevé et sensuel She is a doorman et quelques autres morceaux d’un même tonneau qui font que depuis le début du concert je ne me suis jamais surpris à être l’objet du moindre ennui

Les choses prennent vraiment une toute autre dimension  quand arrive le moment où elle se désharnache de sa Strat 64 et qu’elle s’arrime à la strat rouge qui signale le moment où elle va nous  interpréter une pièce musicale exigeante qui demande beaucoup d’habileté  avec derrière j’imagine des heures à n’en plus finir de répétition. il y a quelques années encore son morceau technique qu’elle jouait déjà avec cette même stratocaster rouge c’était Navajo moon sorte de pièce musicale en forme d’hommage à cette immense référence pour elle que sera toujours  Stevie Ray VaughanRésultat d’images pour stevie ray vaughan images.  

Ce soir elle nous interprète Johnny Ray un blues lent extrait du CD 2 de Trilogy , une pièce musicale où on ne triche pas avec un  solo particulièrement  fouillé qui lui permet une fois de plus de nous faire la magistrale démonstration de son talent de guitariste. Quand elle joue ce morceau on sent qu’elle est pleinement engagée dans sa musique et que sa concentration est à son paroxysme .   Le physique agréable de la dame  devient subitement accessoire alors que chaque paire d’yeux est rivée sur ses doigts qui montent et descendent le manche avec une précision  et une virtosité époustouflante qui laisse rêveurs bien des guitaristes du dimanche . Et même si deux ou trois imbéciles trouvent spirituels de lancer un sifflet ou deux cherchant moins par là à l’encourager qu’à la déstabiliser  elle  continue en grande professionnelle d’égrener les notes sans apparemment manifester un seul signe d’agacement ou de distraction jusqu’au tonnerre d’applaudissements libérateur qui vient clore cette performance particulièrement  audacieuse. 

La dernière partie de son concert est une apothéose où elle concentre comme attendus quelque uns de ses morceaux qui participent à asseoir un peu plus sa déjà solide réputation et qu’elle nous joue avec sa Strat 64,Résultat d’images pour STRATOCASTER 64 IMAGES cette guitare vintage qui produit le fameux et si identifiable son Popovic  laissant ainsi supposer  que les micros ont peut-être été modifiés en fonction de l’exigence auditive de la guitariste ou qu’ils ont été carrément remplacés.  

çà commence avec le savoureux   How’d you learn to shake like that Still Making History un blues dont le charme principal est d’être joué en slide avec un riff  central très roots  qui est là comme pour nous rappeler( au cas où nous l’aurions oublié) vers quel genre musical le coeur d’Ana penche. Un titre qu’elle avait déjà fait figurer il y a dix ans dans son très réussi Still making history et qu’elle a définitivement intégré à sa set list live depuisUnconditional quelques années pour devenir l’un des blues les plus prisés chez celles et ceux qui ont l’habitude de fréquenter ses concerts avec Can’t you see what are you doing to me de Albert King et le slidé Count me in  qu’elle avait mis au point avec Sonny LandrethRésultat d’images pour sONNY LANDRETH IMAGES pour Inconditional son opus de 2011,   sans doute l’un des albums, à ce jour parmi  les plus intéressants de sa discographie déjà riche  et qui doit une part de sa célébrité grâce à la photo  délicieusement érotique et suggestive de la pochette. How’d you learn to shake like that est sans doute l’un des morceaux de sa set list que je préfère l’entendre interpréter en concert et qui tend à nous rappeler au cas où nous serions égarés en route que le blues n’est pas toujours une musique teintée de nonchalance et d’ennui.

 C’est vers la fin du concert que les choses s’accélèrent subitement et qu’elle nous propose un medley très savoureux qui débute avec sa compo Show you how  strong you are où Ronnie à la basse et Steph aux drums ont   l’autorisation de la patronne de  se mettre en avant, avant d’enchaîner avec Going down de Freddy KingRésultat d’images pour freddy king  images puis  de glisser vers le très identifiable et nerveux Crosstown traffic de Hendrix, l’un des morceaux lesplus rocks du sublimissimeElectric ladyland, ceci juste peut être pour défendre sa réputation  de Hendrix au féminin et c’est déjà fini. Mais le public ne bouge pas encore il attend forcément le rappel. Et avec Ana un rappel c’est toujours très groove mais très court un seul morceau et adios la compagnie…. Je vous donne rendez-vous au coin dédicaces 

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Sans surprise le Band attaque   avec la rage de la dernière ligne droite et sous les applaudissements  de contentement dès qu’il perçoit les premières notes slidées de Count me in  morceau péchu que tout habitué de ses concerts s’attend à entendre et qu’il serait déçu qu’elle puisse le sortir de sa set list parce que c’est le genre de morceau qui par son énergie on ne se lasse jamais et que c’est toujours un plaisir formidable de la voir jouer en slide cette technique inventée par quelque poivrot musicien  qui avait découvert par hasard qu’un goulot de bouteille qu’on fait glisser sur les cordes du manche de guitare donnait un son cristallin absolument inimitable. Subitement à la fin de l’interprétation de Count me in tout le monde disparaît de la scène comme un volier de moineaux. et le public un peu étourdi hésite encore  quelques brefs instants espérant peut être vaguement qu’elle revienne avec un ultime morceau avant de se décider à bouger et pour une partie se dirige la petite zone dédicaces où Ana signe déjà à tour de bras avec un sourire grand comme çà. 

Là-bas où la séance dédicaces a déjà débuté on se presse avec Ronnie derrière la table qui  encaisse les biftons avec force  gesticulations alors qu’un peu à l’écart Ana armée d’un marqueur noir dédicace avec application; un genre d’exercice d’après concert que déteste  Dulcinée qui refuse de compendre qu’on puisse encore avoir le culot de vendre des CD après avoir perçu un cachet plus que confortable. Mais voilà ce qu’elle refuse de voir par là c’est que c’est là un prétexte pour l’artiste d’aller à la rencontre du public d’esquisser un dialogue avec lui et pour le public se rendre compte que l’artiste qu’il a vu  évoluer sous les feux de la rampe redevenir un être humain tout à fait accessible avec même sa rassurante part de trivialité. Même si les dédicaces s’accomplissent à la chaîne  j’ai tout de même le temps de lui glisser que c’était un « nice concert » et pour donner un peu plus de poids à cette banalité qu’elle doit entendre à longueur de soirées j’ajoute avec un sourire entendu  » as usual » façon de lui dire sur un ton complice et confidentiel que je suis un habitué de ses concerts et qu’ils ne me déçoivent jamais.

Jean Valleyzélé 

 

 

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POUR QUI a frôlé la catastrophe

AU BOUT DU GOULOT

ET A DEUX DOIGTS DE LA TRAGEDIE

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Ce sentiment de culpabilité doit être proprement ravageur pour quiconque ne disposant pas d’un trop mauvais fond se sera un jour senti plus ou moins responsable de la mort de quelqu’un.

 Se dire « j’ai ôté la vie à quelqu’un » doit être vécu chez quelqu’un pourvu d’un certain sens moral comme une épreuve absolument pesante, voire insupportable.. Car cette douloureuse expérience, je fus à moins de deux doigts de la vivre dans sa version la plus brutale au tout début des années 70 alors que je traînais en compagnie d’une bande d’écervelés fêtards et grands tireurs de pistes  peu enclins au moment des faits à mesurer la taille de certains dangers et les terribles conséquences  que ceux-ci auraient pu engendrer.

Mais comment aurait-t-on pu expliquer   aux représentants de la loi qui seraient venus nous harceler de questions sur le décès de  ce grand rouquin joyeux  dont la réputaton de grand buveur devant l’Eternel et tous les mortels n’était plus à faire.

Pouvait on sensément expliquer  que sans rien demander à personne et dans un geste susceptible d’être assimilé à un acte suicidaire il s’était enfilé en douce une quasi bouteille entière d’un vieux calva de derrière les fagots qu’une petit « malin » dans l’équipe ( le petit malin en en question c’était moi) avait vaillamment précédemment subtilisé de la précieuse réserve des parents

 Quel scandale c’eut été dans ce petit coin si paisible de Bretagne et quel article de première bourre se serait étalé en première page dans ce bon Ouest france qui ne se serait pas privé de raconter par le détail qu’un jeune homme ayant sobré dans un coma éthylique après avoir absorbé une quasi pleine bouteille de vieux  calva n’en n’était jamais revenu. Résultat d’images pour ouest france images

je crois que, aussi longtemps que nous fûmes plongés dans l’action nous n’eûmes je crois jamais une conscience bien nette  des risques gravissimes que nous courions alors que nous veillions sans trop s’inquiéter encore ce camarade qui avait forcé plus qu’exagérement sur la bouteille, sur cette bouteille qui gisait désormais quasi vide à son côté  et que chacun savait être l’auteure de  son état plus qu’avancé. 

Les plus optimistes d’entre nous disaient qu’il cuvait et qu’il n’y avait pas à s’inquiéter . Eh oui il aura cuvé  jusqu’à son retour parmi nous que nous prîmes  comme un processus tout à fait normal. et si chacun put que s’en réjouir avec modération personne ou presque se serait allé à imaginer que nous venions, à cet instant précis de frôler la catastrophe qui aurait été comme une tache indélibile sur la suite de notre existence. Face au pire il eut été impératif d’accorder  nos violons  mais submergés par l’émotion et inévitablement paniqués  face à cette tuilequi nous serait tombé violemment dessus aurions nous eu seulement  cette présence d’esprit de trouver les mots assez convaincants pour suffisamment nous dédouaner. 

je me demande encore aujourd’hui comment nous aurions affronté l’événement si le pire était effectivement arrivé. La seule part de vérité que nous aurions pu faire valoir sans se voir accusés de faux témoignage c’est qu’il avait certainement bu  à notre insu  puisque personne ne l’avait vu vider la bouteille. 

Et naturellement là où les choses  se seraient compliquées dangereusement  si nous n’avions pas songé à parer le coup c’est que forcément il nous aurait été demandé  d’où venait la bouteille. Il est possible que spontanément  et dans un réflexe panique de survie on eut pu dire qu’il l’avait amené lui mêmeRésultat d’images pour images gendarmerie humour, un argument qui aurait pu fonctionner à condition évidemment que tout le groupe fut d’accord sur cette stratégie mais qui, je le crains se serait vu  balayer aussi vite qu’il ne faut pour le dire  si les enquêteurs paeiculièrement zélés eussent choisi  de nous interroger les uns après les autres et cela sans que nous eussions pu prendre le temps de nous mettre d’accord sur un témoignage commun. Je paris qu’on aurait très vite découvert la provenance exacte de cette bouteille et  c’est à ce moment là que je me serai retrouvé dans une situation bien délicate pour ne pas dire proprement ingérable. 

Car il était devenu de notoriété publique que je fournissais largement ces beuveries en  bouteilles de calva  extraites clandestinement de la réserve des parents dont la date de distillation remontait à  la prestigieuse date de1914. Je m’en étais d’ailleurs si bien vanté auprès de mes pairs de libation que cette faiblesse vaniteuse aurait pu furieusement se retourner contre moi. Comme quoi dans la vie il y a des situations et des faits dont on sera en général peur fier et dont il est recommandé de ne pas trop  faire étalage.  Un fait de cette nature ne se range pas parmi les meilleurs souvenirs que je garde de ce temps là. Et quand il m’arrive de retrouver mes vieux potes de cette époque  et que nous nous amusons à  ressasser certains vieux souvenirs  vous savez bien ces moments qui commencent invariablement par cette phrase introductive   »tu te rappelles etc… etc. ». cet épisode là on ne le ressuscite pas comme si notre mémoire avait mis un voile dessus de crainte de réveiller de bien vieux et désagréables démons.

Et s’il avait vraiment passé de l’autre côté aurais-je eu encore  la force de vivre  avec ce fort sentiment de culpablité accroché à mes basques et aurais_je été-je réduit pour suvivre à à adoptercet humour plus ou moins douteux affirmant que ce malheureux camarade eut sans doute été une victime non répertoriée de 1914. Cette tentative de trait d’humour il m’a été glissé aucours d’un bavardage que j’ai eu tout à l’heure et je suis convaincu que l’esprit qui me l’a glissé se reconnaîtra immédiatement

Jean Valleyzélé

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