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EN RELISANT FAHRENHEIT 451

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L’INQUIETANTE CROISADE DES

POMPIERS PYROMANES

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Le livre est un symbole de liberté. Liberté de penser, liberté de rêver, d`imaginer, de créer, de s’informer ou s’instruire. C’est Résultat d’images pour fahrenheit 451 movie imagesd’ailleurs là ce dont Guy Montag le personnage principal du roman de Ray Bradbury FAHRENHEIT 451 s’aperçoit et éprouve au plus profond de lui-même. Au-delà, le livre, dans son aspect pluriel (l’ensemble de la création littéraire, historique, philosophique ou autre) représente un témoignage, un passage de relais d’une génération à une autre, le fil conducteur solide d’une civilisation. S’attaquer à cette oeuvre humaine, c’est s’appliquer à effacer la mémoire, ne retenir aucune leçon du passé et risquer cette dérive vers un monde à qui on aurait ôté sa substance.

extrait de les combustibles de Amélie Nothomb

- On lit pour découvrir une vision du monde…
– Je suis un intellectuel, c’est-à-dire un être qui attend passionnément qu’on le contredise…
- Un livre, c’est un détonateur qui sert à faire réagir les gens…
– Un livre est un bibelot que l’on contemple pour se consoler du monde…
– C’est si confortable de continuer à salir la réputation d’un livre. Aucun risque que le bouquin se venge : c’est ça qui est bien avec la littérature. On peut tout se permettre…
– Les gens sont les mêmes dans la lecture que dans la vie: égoïstes, avides de plaisir et inéducables. Il n’appartient pas à l’écrivain de se lamenter sur la médiocrité de ses lecteurs mais de les prendre tels qu’ils sont…
– L’évêque Rémi baptisait Clovis en disant: Brûle ce que tu as adoré, adore ce que tu as brûlé. Cette phrase m’a toujours fasciné. Elle est devenue mon emploi du temps…

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Il y a quelques jours j’étais enfin  à deux doigts de  me lancer dans la lecture des Mémoires du Duc de St Simon    quand je me suis senti  subitement envahi par cette  impérieuse exigence de relire le célèbre roman d’anticipation dystopique de Ray Bradbury FAHRENHEIT 451 étant plus que jamais, habité par  la certitude que l’engeance des  ennemis déclarés de la page imprimée ne rêvent que de voir toutes les bibliothèques  servir de bois de chauffage.

Résultat d’images pour ray bradbury images Au fond c’est parce que ce genre ‘individus serait en voie de devenir majoritaire dans la société  qu’un cas de figure  tel que le développe Ray Bradbury dans  FAHRENHEIT 451 pourrait se produire. Si une telle perspective ne peut qu’alarmer celles et ceux qui nourrissent  une pieuse affection pour les livres, certains autres  au contraire seraient, j’en suis convaincu absolument ravis si les choses prenaient cette tournure  et je ne doute pas non plus qu’ils pousseraient même pour qu’un tel processus de destruction puisse s’accélérer . 

Avec FAHRENHEIT 451 ….Les livres, voilà l’ennemi ! Dans un pays indéfini, à une époque indéterminée mais susceptible d’appartenir à un futur proche la lecture est rigoureusement interdite : elle empêcherait les gens d’être heureux. La brigade des pompiers a pour seule mission, non d’éteindre les incendies, mais de traquer les déviants qui possèdent des livres et de réduire ces objets en cendres. Montag, pompier zélé et citoyen respectueux des institutions, croise la route de Clarisse, une jeune institutrice qui le fait douter de sa fonction. Peu à peu, il est à son tour gagné par l’amour des livres.

 Avec FAHRENHEIT 451 ….nous voilà plongés  dans un monde où les pompiers sont pyromanes, chargés d’exterminer consciencieusement le moindre ouvrage qui permettrait à l’individu de retrouver un sens critique. Que se passerait-il si l’un d’eux osait se rebeller?   « Gavez les hommes de données inoffensives, incombustibles, qu’ils se sentent bourrés de faits à éclater, renseignés sur tout Ensuite ils s’imagineront qu’ils pensent, ils auront le sentiment du mouvement tout en piétinant. Et ils seront heureux parce que les connaissances de ce genre sont immuables. » C’est ainsi que Beatty, le collègue pompier et supérieur hiérarchique s’exprime auprès de Montagsi vous ne voulez pas qu’un homme se pose des problèmes d’ordre politique, ne lui donnez pas deux solutions à choisir; ne lui en donnez qu’une.Mieux ne lui en donnez pas du tout. Qu’il oublie jusqu’à l’existence de la guerre. Si le gouvernement est inefficace tyrannique, vous écrase d’impôts peu importe tant que les gens n’en savent ruen.

Résultat d’images pour abrutis de télévision  imagesLa paix, Montag instituez des concours dont les pprix supposent la mémoire des paroles de chanson à la mode des noms de capitales d’état. Gavez les hommes de ddonnées inoffensives, icombustibles qu’ils se sentent bourrés de « faits » à éclater, renseignés sur tout. Ensuite ils s’imagineront qu’ils pensent, ils auront le sentiment de mouvement tout en piétinant

Si les pompiers d’autrefois éteignaient les incendies, dans ce futur inquiétant qui n’a jamais été si proche, ils les provoquent,  pour en quelque sorte éteindre ces incendies en devenir que peuvent être la libre-pensée  et surtout l’esprit critique.

 Ce monde évoqué par Bradbury fait état d’une sorte d’inquisition moderne, où l’oppression ne vise plus celles et ceux qui s’écartent du dogme    mais les livres et ceux qui les lisent.

-Parce que Le livre, véhicule la culture, la mémoire, le doute, la profondeur, les émotions,

-Parce que le livre peut faire naître la révolte et dans la foulée la remise en cause l’ordre établi ; qui pourrait nuire à tout un équilibre sociétal où le bonheur est uniforme et obligatoire,

-Parce que le livre est dangereux Il doit être brûlé. Quant à celui qui le lit s’il brûle avec tant -pisRésultat d’images pour fahrenheit 451 movie images

Tout cela nous conduit non sans frémir à réfléchir sur la direction que risque en réalité de prendre notre monde qui semble laisser à l’abandon  de plus en plus  la littérature au profit des plaisirs faciles et immédiats destinés à faire oublier les soucis en maintenant un état de superficialité permanente chez les individus. Réfléchir à ce que les médias laissent paraître du monde réel, au travers notamment au travers des chînes d’info en continu pour nous maintenir informés à l’image des prisonniers de la caverne de Platon. Plus que jamais   Le roman de Bradbury fait réfléchir à une foule de choses: à l’importance de la lecture et de la liberté de pensée  mais aussi à l’indifférence capable de s’installer entre les êtres, aux effets pervers de la télévision, aux rapports entre la réalité et la fiction. N e décrit il pas déjà en partie le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui?

Il est indéniable qu’à ce moment crucial  et inéluctable  où le livre papier tend à  régresser au profit de l’image et de l’immédiateté,  où la consommation quotidienne de télévision et autres écrans tend à dépasser  très largement le temps désormais consacré à la lecture, on est conduit à  se demander naturellement si une forme d’autodafé beaucoup plus sournoise et dangereuse que celle imaginée par Bradbury ne s’est pas déjà  mise en marche.  

Jean Valleyzélé

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INSIGNES PLAISIRS DE CINEPHILE (7)

 

Où  SE LOGENT MES PREFERENCES

 

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/9/93/Chaplin_City_Lights_still.jpg/200px-Chaplin_City_Lights_still.jpg Résultat d’images pour city lights film   images

 

 

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Mis en présence de films  parmi les plus classiques tout cinéphile digne de ce nom sera forcément conduit à faire un jour cette expérience assez commune où,  pour une, ou plusieurs raisons, pas toujours clairement identifiées il focalisera son attention  sur  l’un d’eux en particulier, au détriment d’autres de qualité pourtant  à peu près égale .  

Tel est en somme le constat  que j’établis  avec City lights de Chaplin. sans que je puisse expliquer, pour autant,  pour quelle  décisive raison ce film là en particulier  tend au fil des années à devenir celui du maître que j’apprécie   revoir  plus  encore   que Modern times ou the Great dictator . Un tel choix   laisserait deviner qu’au nom d’une logique mystérieuse dont je suis peut-être le jouet,  ce film avec le temps serait donc devenu,  à mes yeux’ (éblouiscelui qui  représenterait le mieux Chaplin  sans que cela n’aille relèguer, pour autant quelques unes de ses autres oeuvres cinématographiques   à un  rang   secondaire. 

Quand je tente de comprendre ce « tropisme » qui me fait me tourner aussi résolument vers City Lights il me vient à l’esprit  que, probablement, ce film tendrait Résultat d’images pour modern times  imagesdonc à  exercer sur moi une  sorte d’effet magique qui ne saurait tout à fait  s’expliquer de manière  rationnelle dans la mesure où je serais dans la totale incapacité d’établir pourquoi quelque chose en moi aurait décrété qu’elle serait une oeuvre plus « réussie » encore que ne peuvent par exemple l’être d’autres oeuvres très réussies du maître comme  Modern times ou theRésultat d’images pour thegreat dictator  images great Dictator  L’une des raisons qui me conduisent à ce que ce film exerce une telle fascination sur moi pourrait, je suppose procéder d’une subtile alchimie entre une atmosphère spéciale qui donne naissance à beaucoup de félicité et une inventivité  qui participeraient de concert à me capter l’attention comme les Résultat d’images pour city lights  flm imagespapillons  sont irrésistiblement attirés par les sources de lumières qui trouent la nuit. Certes je pourrais énumérer  toutes les séquences  qui le composent que j’aime tant revoir  sans oublier la toute dernière où sans que je puisse me retenir j’y vais volontiers de ma petite larmichette et de ma gorge délicieusement serrée. 

 

Tout comme je revendique marquer beaucoup d’intérêt pour City lights je peux ainsi souligner qu »un même mouvement opère ainsi à peu près pour chaque grande filmographie avec laquelle je suis mis en contact.  

Ainsi  lorsque l’envie me vient de me replonger dans un Sergio Leone je me tourne sans marquer la moindre hésitation vers Il Buono, Il Brutto Il Résultat d’images pour sergio leone  photosCattivo  plutôt que vers l’assez fastidueux et très surestimé C’Era Una Volta Il West dont  la réputation de chef d’oeuvre auto proclamé   me semble être un film avec un trop-plein de  défauts que ne parviennent  décidément pas à équilibrer   quelques (bonnes) qualités . J’ai beau faire    je n’arrive pas à avoir de l’affection pour cette œuvre. où la mise en scène d’une virtuosité certaine tente à chaque plan de compenser l’indigence du scénario par un déploiement esthétique à tout va

 

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EXIT Il était une fois dans l’ouest alors pourquoi  Le bon le brute et le truand  que j’estime être un ton au-dessus encore que les deux autres films de la trilogie du dollar qui pourtant ne manquent pas d’atouts et   dont certaines séquences sont d’une rare puissance.  Mais  voilà peut être leur  manque t il encore  ce grain de folie qui éclate autant dire à chaque plan tout du long de Le bon la brute et le truandCar dans cette oeuvre remarquable de bout en bout tout est savant dosage où s’entremêlent action  maîtrise des images, une bonne dose de cynisme et d’ humour . J’ai beau à force, connaître  chaque plan par coeur le plaisir à les revoir n’en demeure pas moins toujours aussi vif et puis il y a cette bande son tout de suite identifiable et sublissime  à me Résultat d’images pour le bon la brute et le truandfaire dresser les poils sur les bras  ainsi qu’une floppée  des répliques qui font mouche: Blondin à Tuco à cet instant où après l’élmination de Sentenza ils se retrouvent en tête à tête  dans le cimetière de Sad Hill à deux pas de la fameuse tombe où est planqué le  magot après qui ils courent depuis le début:

« Tu vois, le monde se divise en deux catégories : ceux qui ont un pistolet chargé et ceux qui creusent. Toi, tu creuses. » Tout cela participe à ce que je ne me lasse pas  de revoir un tel film  qui d’un boutà l’autre est un régal permanent    et ce quand bien même à force je connaîs toute la trame.  Car c’est d’abord le plaisir de jouir  d’un style qui donne soudain au western une dimension autant dire inconnue jusque là même chez Ford qui reste malgré Résultat d’images pour JOHN fORD IMAGEStout une référence et qui se révèle à côté d’une facture bien académique et quelque peu stéréotypé. Mais John Ford est il vraiment un spécialiste du western et plus précisément ne se serait il pas servi d’un cinéma de genre pour délivrer d’autres messages qui vont au dela des simples codes du western  comme c’est le cas pour Stagecoach ou The man whot shot Liberty Valance.  Seul Clint Eastwood  quelques années plus tard  à l’instant de passer derrière la caméra avec toute laRésultat d’images pour CLINT EASTWOOD IMAGES réussite  que l’on salue  se souviendra des leçons apprises auprès de Sergio Leone et ce pour notre plus grand plaisir, quand il tournera  High Plains Drifter,    Outlaw Josey Wales ou Pale rider. 

 

 Jean Valleyzélé

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QUAND UNE GUERRE VOUS FASCINE A CE POINT LA

 

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 RELATION AFFECTIVE ET INDIGNEE

AVEC LA PREMIERE GUERRE MONDIALE

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A TOUTES CELLES ET CEUX  QUI SONT INTERESSES 

La sépulture de Félix Baudy ( fusillé pour l’exemple en 1915) 

se visite dans le cimetière communal de Royère (Creuse). 

 Une plaque commémorative, réalisée par ses amis maçons,

y est posée avec cette inscription:

« Maudite soit la guerre – Maudits soient ses bourreaux -

Baudy n’est pas un lâche – Mais un martyr. ».

http://verdun-meuse.fr/images/pages/felixBaudy.jpg

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 En guise d’intro:

L’obsession manifestée par le dessinateur Jacques Tardi pour cette boucherie que fut 14-18 tient davantage de l’indignation personnelle Résultat d’images pour jacques tardi photosque de la fascination morbide. Artiste et non historien, Tardi n’en défend pas moins une thèse soutenue par un courant de pensée ( à laquelle j’adhère volontiers) selon laquelle les poilus n’auraient pas « consenti » au sacrifice, comme il est fréquent de lire  mais qu’ils y auraient été « contraints » de multiples façons. 

« Pensez-vous  vraiment que le gars qui se prenait des éclats de shrapnel sur la tronche adhérait à ce principe de “sacrifice librement consenti” qu’on a inventé par la suite ?interroge le dessinateur. Dès la première permission, les gens se sont rendu compte que ce ne serait pas un week-end à la campagne et qu’ils ne seraient pas à Berlin à Noël comme on le leur avait dit », poursuit-il.

Un point de vue défendu dans  La Peur  le très grand livre de Gabriel Chevallier que  JacquesTardi cite régulièrement parmi les ouvrages références du genre.        

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Quelque part dans un coin reculé de l’Argoat ( La Bretagne des terres qui se distingue de l’Armor= Bretagne de la mer)  un débat assez passionné eut  lieu quelques semaines durant autour de l’opportunité ou non de déplacer le monument aux morts de la guerre 14/18 suite aux travaux de rénovation opérés sur la Résultat d’images pour monument aux morts de paimpont  imagesgrande place du village devenue l’un des points de chute incontournables de l’activité touristique en plein boum de la commune en question .

jusqu’à ce que le conseil municipal prenne la sage  décision de le déplacer de quelques mètres seulement  de son implantation initiale les conversations du village allèrent bon train les uns soutenant qu’il n’y avait pas lieu de déplacer ce monument ayant toujours été là (  Toujours là certes mais à compter des années vingt plus exactement) et les autres qui  avançaient  qu’un tel monument pouvait être démoli car  il n’était au fond que la glorification d’une guerre atroce où une centaine de pauvres gars de village y  laissèrent leur vie ce à quoi les autres répondirent du tac au tac en bons mainates du mensonge officiel qu’en effaçant du paysage communal  un tel monument cela aurait été une marque d’irrespect pour  tous ces pauvres gars  morts pour la France.

MORTS POUR LA FRANCE    mais surtout morts pour rien   tinrent encore à souligner les premiers qui n’en démordaient pas  puisque selon eux cette hécatombe  Résultat d’images pour mort pour la france imagesqui aurait dû être la der des ders n’empêcha pas, une vingtaine d’années plus tard un nouvel embrasement plus meurtrier encore. 

 

jusqu’à ces derniers temps. le monument aux morts inauguré dans les années vingt  trônait au plein centre de la grande place  à QUAND UNE GUERRE VOUS FASCINE A CE POINT LA dans Histoire or not Histoire 220px-Abbaye_de_Paimpont_vue_de_l%27ouest_2011deux pas de  l’imposante abbatiale du XIIIème siècle. Comme la plupart des monuments aux morts tous les natifs du coin l’avaient toujours vu là,  et une partie d’entre eux pensait même qu’il y aurait comme un petit parfum  sacrilège  à vouloir chercher ainsi à le déplacer.  

Je dois admettre que si on avait sollicité mon avis ( et on s’est bien gardé de me le demander) je me serais volontiers dit d’accord  à ce qu’on détruise cette horreur belliciste.

Cela étant celles et ceux qui m’auraient, à ce moment là reproché mon soi disant manque de respect pour tous ces « glorieux morts » je n’aurais pas manqué de leur répondre avec le calme de celui convaincu de faire valoir un argument inattaquable que la plus grande marque d’irrespect qui ait été commise  envers ces pauvres gars   envoyés à l’abattoir au nom de fallacieuses raisons fut d’ériger ce monument au morts qu’une grande partie  de ces mêmes pauvres gars morts là bas en Flandre dans la Somme à Verdun ou au Chemin des Dames  à qui on avait fait croire  qu’ils défendaient une cause juste,  n’auraient sans doute pas cautionné cette mascarade.    Et j’entends les mêmes St Jean bouche d’or radoter le même refrain sur le devoir impératif de  respecter tous  ceux-là qui ont versé leur sang pour la patrie ce à quoi je serai spontanément tenté de répondre comme un cri du coeur que lorsqu’on a  vingt ans on tient surtout à vivre avant de mourir pour la soi disant défense, sur ordre, de son pays.  Un monument tel qu’il se présente dans le village est un monument érigé moins j’en suis convaincu à la gloire des soldats morts pour une cause  qui leur était étrangère qu’à celle d’une glorification malsaine de la guerre.

En revanche je donnerais un avis favorable pour tout  monument commémoratif  pour la paix.Et à ce titre Le monument aux morts de Gentioux Pigerolles,  situé dans département de la Creuse  aurait dû être un exemple à suivre. 

Résultat d’images pour monument de gentioux imagesSur une stèle sont gravés les noms des 58 soldats morts pendant la guerre de 14/18. En bas du monument, cette inscription laconique : « Maudite soit la guerre ». Il est à déplorer qu’ils se comptent sur les doigts d’une main les monuments aux morts pacifistes tel que celui ci sur notre sol . Dommage! ! !

 

 

Tout ce qui se rapporte à la première guerre mondiale déclenche effectivement en moi une sorte de fascination indignée qui date sans doute  du jour  où j’ai appris  que mon grand père paternel  fut le seul de sa fratrie partie  la Résultat d’images pour photo la fleur au fusilfleur au fusil j’imagine, en août 14, à avoir survécu.  Deux de ses frères succombèrent le premier mois ( l’un a disparu en Flandre  l’autre sur la Marne et le troisième mourut en 1919 à son retour de Gallipoli épuisé par les fièvres et la tuberculose  . Cette cruelle expérience le marqua à jamais au point  qu’il marqua un scepticisme durable quant à une  une éventuelle perfectibilité de l’homme. Pour lui en tout cas  la chose était définitivement entendue il n’y avait rien à attendre de bon des Hommes en général  et cette Humanité aurait beau faire  toutes les grandes déclarations de principes qu’elle voulait il était convaincu qu’elle serait selon lui toujours en position de trahir sa parole.  Je n’ai pas connu ce grand père, mort huit ans avant ma naissance.il était devenu fncièrement antimilitariste et totalement rallié à une philosophie d’un pessimisme radical,  allant jusqu’à refuser  de faire trop d’enfants  destinés il n’en doutait pas à être de la chair à canon. 

    Je suppose que si je l’avais connu, je ne doute pas que  nous nous serions accordés sur bien des sujets.  

 Jean Valleyzélé

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Comme un indéfinissable parfum d’ennui

EN DIRECT DE SON CANAPE/

LES REMARQUES DESABUSEES 

D’UN   »SUIVEUR »  DU TOUR DE FRANCE 

 

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 A défaut de me réjouir d’un divertissement estival  farouchement populaire que d’ailleurs personne ne m’oblige à regarder et que je regarde assez volontiers de la première à la dernière étape sans en perdre une miette ou presque,  j’aurai bien des raisons de me plaindre de cette édition 2017 maintenant derrière nous  et durant laquelle,   je me suis quelquefois beaucoup plus ennuyé que je n’aurais  été captivé par les « exploits » aseptisés de  tout ce paquet de cyber pédaleurs soupçonnés comme chacun sait, de pharmaco thérapies high tech. 

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Si à l’occasion des étapes de plaine il ne s’est  rien passé ou presque rien, force est de constater que dans la  montagne où le Profil se prête assez naturellement à quelques belles et fatales défaillances   il ne s’est pas passé grand chose non plus la plupart du temps. D’où frustration forcément! ! ! 

 

Le summum de l’ennui, je le pointe surtout lors des étapes de plaine. où dirais-je-le  seul espoir d’assister à quelque chose qui ne soit pas insipide ne survient que les jours de grand vent à l’origine de ces inévitables coups de bordure susceptibles d’entraîner de sérieuses parties de manivelles.avec à la clef, assez souvent, de notables bouleversements au classement général. 

 Si j’écoutais un peu mieux ma raison je renoncerais à suivre ces  fastidieuses  étapes de plaine où il ne se passe rien…. ou presque rien…. Etapes sans saveur la majeure partie du temps qui obéissent à un  scénario convenu avec à  l’avant  quelques malheureux sacrifiés partis depuis le premier km, placés là comme de risibles et d’obscurs pantins sommés de  justifier  leur piteux salaire de sans grade en montrant le maillot  et  tenus en respect par un peloton  qui vient les avaler sans même un regard  au moment où  ce dernier aura décidé, sous l’impulsion des équipes de sprinters, de fondre sur eux à environ une quinzaine de kms de l’arrivée, un chouia avant que les sprinters ne commencent à élaborer des stratégies pour couvrir  à ces deux ou trois derniers km à laquelle se résumera finalement cette étape.  

A ce moment là exit les 200 km d’efforts consentis et ainsi ce qui devrait rendre cette étape un tant soit peu mémorable se résumera donc à cet effort débridé de quelques secondes consenti  par une poignée d’acrobates plus ou moins têtes brûlées qui ira jouer des coups de coudes pendant que le reste de la meute lèvera prudemment  le pied mais pas trop tout de même  afin de ne pas se prendre une cassure pénalisante.

Au terme Résultat d’images pour yoann offredo  imagesd’une telle étape dont l’issue ne laisse que rarement sauf coup de théâtre de souvenir indélébile  il peut même arriver, par la grâce des médias  soucieuses de  mettre un peu de relief à tout çà   que la parole soit donnée à l’un de ces courageux anonymes qui aura passé une grande partie de la journée devant pour rien comme ce fut le cas au soir de l’étape qui conduisait de Périgueux à Bergerac quand Yoann Offredo  vint nous raconter plein d’une colérique amertume   quelle injustice  cela représente pour un coureur de consentir une telle débauche d’efforts  pour au final être si mal récompensé.  Coup de gueule qui aura au moins eu le mérite de le sortir  de son anonymat auprès d’un public qui n’avait peut être pas pris le temps de mettre un visage sur l’un des deux courageux  anonymes ayant animé une bonne partie de l’étape du jour .

A l’instant de voir débouler la meute au bout de la route  je me suis souvent surpris à frémir même tranquillement installé dans mon canapé   Moment où chacun au comble de l’inquiétude se surprend à retenir son souffle, , alors que les principaux concernés à cet instant en plein dans leur délire occupés qu’ils sont, en pleine poussée d’adrénaline à jouer des coudes sans se préoccuper des dangers qu’ils courent et qu’ils font courir pendant ces bref instants de tension extrême.  

Effet de l’âge peut-être mais j’observe que cette année  mon sentiment sur cette question a évolué sensiblement puisque je me surprends à penser  avec un détachement qui n’est pas forcément dénué non plus d’une part non négligeable de cynisme qu’au fond la chute fait partie intégrante du spectacle  . Dans un autre temps on se rendait bien au Colisée voir des hommes s’entretuer ou se faire dévorer par les fauves.  chaque époque au fond a les jeux du cirque qu’elle mérite.  

Quitte à s’être ennuyé pendant des heures à bouffer les images  d’une course qui n’aura été  qu’une insipide promenade au scénario ultra prévisible,   qu’au moins   les cinq dernières minutes puissent nous offrir un vrai spectacle concrétisé pourquoi pas par une belle et saignante  chute en plein sprint ceci pour juste  venir nous récompenser de tout l’ennui qu’il nous aura fallu subir avant. 

Résultat d’images pour peter sagan photos

Résultat d’images pour MARC CAVENDISH  PHOTOSje reconnais volontiers, au passage avoir été  un bien grand vilain de ricaner de bon coeur au moment où  Cavendish suite au coup de coude délibéré de Sagan s’en est allé manger les barrières  à l’arrivée à Vittel .  Cavendish envoyé au tapis m’a semblé comme un juste retour à l’envoyeur alors que lui du temps où il dominait des mollets et des épaules le sprint ou presque n’aura pas été exempt notre bad boy du peloton  d’envoyer plus d’un par terre au cours de l’emballage final 

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Allez, entre nous je ne vais pas faire la fine bouche en permanence non plus car il y a eu tout de même quelques étapes pas inintéressantes( rappelons-nous celle qui conduisait à Chambery avec ses multiples rebondissementsau cours de ce tour 2017 pour un sédentaire du canapé dans mon genre . Ah évidemment  je ne peux passer, pour autant sous silence qu’il y en a eu d’affreusement ennuyeuses qu’il est préférable d’oublier en même temps que d’autres qui auront été bien loin de répondre aux attentes.

On nous l’avait annoncée comme l’événement à ne surtout pas rater: « vous allez voir ce que vos allez voir dans l’Izoard  çà va être du saignant. Jusque là les meilleurs n’ont pas réussi à se départager alors dans l’Izoard on vous le promet çà va flinguer de partout et au soir de cette étape mythique il y aura forcément des bouleversements au classement général.

 Moi j’ai eu beau regarder avec toute l’attention requise et sans en perdre une miette je n’ai pas vu grand chose au final  sinon des types qui se sont neutralisés  une bonne partie de la journée pour au final  en arriver à ce que certains  grignotent ici quelques maigres secondes et d’autres perdu quelques toutes aussi maigres secondes; une escroquerie! !  un grand spectacle tout à fait escamoté alors qu’on était en attente légitime  d’un combat réel et sans fard  entre les cadors  avec à la clé,  trois jours avant   l’arrivée surles champs, la mise en place d’une hiérarchie tout à fait franche  et non contestable,   avec forcément un Résultat d’images pour bardet attaque froome dans l'izoard  photosRomain Bardet triomphant qui aurait à l’issue de ce combat de géant repris le paletot jaune  à cet énigmatique  britannique qui s’efforce pourtant une fois descendu de son vélo de passer pour quelqu’un de modesteRésultat d’images pour warren bargil dans l'izoard   images et de sympa et qui a beau faire  n’y arrive  pas.  On aurait forcément souhaité un événement comme en 1975  quand Thévenet   détrone Eddy Merckx à Pras-loup. Du coup  on est passé à côté d’un titre sensationnel du genre Bardet dépossède Froome de son maillot jaune en haut de l’Izoard . REGRETS!?!?

Alors comme lot de consolation on aura eu une victoire de Wawa Power Barguil  qui à lui seul nous aura donné un aperçu de ce que aurait pu être d’un bout à l’autre cette étape si les cadors avaient choisi  d’y aller au culot en s’attaquant franchement. Il y eut sur les dernières pentes  l’attaque de Romain Bardet attaque pas assez incisive puisque  contrée aussitôt et sans effort quasiment par Froome  avec Uran en permanente sangsue dans sa roue qui aurait pu avoir un effet boomerang assez désastreux pour  l’auvergnat.

Résultat d’images pour rigoberto uran  imagesTout çà, au final a bien manqué de panache et n’a rien apporté à la légende du tour. Un tour qui je le crains aura comme cela arrive de plus en plus souvent ces dernières années profité aux calculateurs et aux suceurs de roues  à l’image de ce colombien  qui aura surtout veillé à se faire oublier et à ne surtout pas donner un coup de pédale de trop et  qui au final se retrouve sans s’être jamais mis en danger à la deuxième place de ce Tour de France. Au moins le deuxième du podium de l’an passé était allé la chercher avec panache cette deuxième place.  

il ne faut pas pleurer non plus puisque des victoires d’étapes les tricolores hexagonaux en ont récoltées cinq et sur tous les terrains encore au cours de cette édition et pas des victoires au rabais, des Résultat d’images pour romain bardet  imagesvictoires  à la pédale comme on dit. çà fait plaisir  quand justement on reproche souvent aux coureurs  de manquer de panache et de s’adonner uniquement à des calculs d’apothicaires qui n’ont pas grand chose à voir avec un quelconque esprit sportif.

Romain Bardet a bien marqué les esprits lors de la première étape pyrénéenne du côté de Peyragudes  et ce jour là j’ai bien cru, avec un tas d’autres sportifs en canapé dans mon genre, à l’instant de voir Froome à l’agonie dans les derniers mètres deRésultat d’images pour arrivée de bardet à peyragudes images cette terrible rampe à 22%  qu’il « était prenable mais voilà c’était sans compter que derrière il y a une machine implacable  dont Froome finalement n’est qu’un rouage  d’un mouvement d’horlogerie  probablement associé à une pharmaco thérapie  très élaborée.  Et si un jour il est prouvé que tout çà n’aura été qu’une escroquerie on ne prendra même pas la peine de dégringoler de l’armoire parce que  après avoir connu   les années triches made in Armstrong  plus rien ne peut donc plus nous étonner désormais.  

Résultat d’images pour CHris fromme images Pourtant question image pas grand chose de commun entre l’arrogance insupportable du « miraculé » yankee et cette apparence modeste du britannique  qui nous conduit à pourtant nous demander si cet air modeste  est tout à fait  sincère ou une simple feinte.  

Samedi  22 juillet au vélo club il était de bon ton de souligner  déjà qu’avec  4 tour de France Christopher Froome était en bonne voieRésultat d’images pour laurent luyat  images d’égaler les plus grands    et Laurent Luyat en bon animateur enthousiaste comme il sait le faire de les citer  Anquetil, Merckx, Hinault, le trio magique et au moment de citer Miguel Indurain autre quintuple vainqueur,  je crois avoir décelé chez le sympathique animateur  un bref, un très bref instant d’hésitation  comme s’il avait jugé qu’il était temps de passer à autre chose. 

Ce Tour de france laisse des regret et si et si et si Thibaut Pinot  n’avait pas été cramé et si  Julian Alaphilippe avait participé le spectacle aurait pris sûrement d’une autre dimension  et si   Quintana n’avait pas été cramé non plus  et si Aru  avait confirmé les belles choses qu’il nous avait montrées   du côté de la Planche des belles filles et qu’il ne s’était pas tassé ensuite tout cela se serait il écrit différemment? Pas si sûr au final…

 LE TOUR DE FRANCE 2017 est mort vive LE TOUR 2018…. Enfin espérons

Jean Valleyzélé

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Qui peut pousser un nanti à jouer au pauvre pour rire! !

 Pour un nanti, être pauvre = réalité virtuelle 

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Quand ceux d’un monde suréquipé

partent en visite

chez ceux du monde  sous équipé

 

 Singer l’existence  peu enviable d’un misereux pendant quelques jours/ Une bien vilaine initiative; me semble-t-il et de surcroît d’une profonde obscénité  si  l’enjeu se résume à simplement feindre d’être pauvre comme on jouerait à être Robinson en prenant garde surtout de ne pas  pousser l’immersion au delà des  idées reçues et des  clichés     les plus courants véhiculés dans un milieu qui n’a guère la capacité de comprendre ce que, en somme, cela veut dire de vivre dans l’extrême précarité.    

Depuis les hauts et beaux les quartiers qu’ils habitent, ils  la regardent de loin la pauvreté, du plus loin possible même, comme Résultat d’images pour les beaux quartiers imagess’il s’agissait d’une menace  dont il est vivement recommandé de se prémunir. Car  dans la plupart des têtes de ce beau monde là, la pauvreté se conçoit dans le cadre d’un  ordre préétabli du monde et serait moins le résultat d’une certaine injustice sociale que celle d’une situation mise en place par la « juste » et cruelle nature qui se résumerait à dire, au nom d’un darwinisme social  qui ne dit pas   son nom mais presque qu’être pauvre  ne serait donc ni  un accident ni une injustice à réparer .

 Ceci dit,  je ne pense pas, par conséquent, que le riche puisse  vraiment comprendre au delà de la très fausse idée qu’il peut s’en faire ce que cela peut signifier au quotidien, d’être pauvre, de se glisser dans la peau de celui qui le matin au réveil apès une nuit à se geler parmi quelques cartons  va se demander, en priorité   comment il va pouvoir se nourrir au cours de cette nouvelle journée qui ne fait que débuter.     

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Pas plus tard que ce matin alors que je jetais négligemment un oeil sur une chaîne d’info ( peu importe au fond laquelle, 

Résultat d’images pour franceinfo imagespuisqu’elles finissent par toutes  se ressembler ) jusqu’au moment où mon attention a été attirée subitement par un sujet   dont toute la nauséeuse  obcénité m’a immédiatement sauté  à la figure.  

Résultat d’images pour sourire jusqu'aux oreilles imagesJ’ai beau   généralement m’amuser  de tout ou  presque tout, c’est au-dessus de mes forces de pouvoir regarder sans bondir deux ou trois petites pisseuses  des beaux quartiers  sourire jusqu’aux oreilles et filmées avec complaisance  voire même  avec une malsaine complicité  toutes fiérotes à l’idée de vivre pendant deux jours comme un pauvre  dans le cadre d’un jeu de rôle à vocation vaguement pédagogique.

Il ne s’agit que d’une expérience précisent t elles. Et en soulignant ceci elles croient se dédouaner  

Car il est bien entendu qu’il  ne faudrait pas non plus  prendre goût à un tel style de vie.   Comme si vivre l’expérience de la pauvreté ne serait-ce que sur une durée très limitée dans le temps pouvait susciter quelque chose d’enviable une vocation où je ne sais quoi pour quelqu’un  né avec une cuillère d’argent dans la bouche. 

La question qui me vient à l’esprit forcément quand les circontances vous font tomber nez à nez sur un tel tableau  c’est pourquoi se sentir des dispositions à vivre une  expérience pareille quand on a cette veine de se trouver du côté de la barrière  où surtout rien ne  vous manque pas même le superflu. 

Alors est-ce avec un certain arrière plan masochiste, une  sincère aspiration à comprendre ou n’est-ce là, en bref qu’un simple et malsain besoin d’exotisme  pour être juste capable ensuite de se vanter  d’avoir vécu une expérience inédite et palpitante ceci sans jamais préciser si cette expérience aura contribué ou non à  faire  prendre conscience de la vraie dimension de cette réalité qualifiée de difficile.  

Pour vaincre le paupérisme chacun apporte ses solutions. Elles vont en général des  plus appropriées aux plus cyniques pas piquées des hannetons en passant  évidemment par les moins réalisables.

çà me rappelle cette solution à la fois étrange, burlesque et affligeante proposée par un  chef de gouvernement britannique Résultat d’images pour Cameron ministre britannique imagesconservateur dont il est préférable d’oublier le nom   qui affirmait bien haut et sans rire être convaincu que  pour cesser d’être pauvres, les pauvres devraient économiser.  Idée d’une logique arithmétique indiscutable si ce n’est  que pour, un tant soit peu prétendre atteindre un tel objectif  il y a cette condition de taille qu’ils puissent au moins bénéficier d’un semblant de source de revenu  susceptible de leur permettre  une amorce d’épargne. 

Ainsi le pauvre ne saurait donc  pas qu’il fallait qu’il s’aide lui-même en économisant un argent qu’il n’a pas.’ prière de ne pas rire

Résultat d’images pour peter dans la soie imagesForce est de constater que   décidément se dresse un mur entre celles et ceux qui ont ce privilège de péter dans la soie et la multitude  honteuse et déshéritée de ceux qui n’ont même plus la force de péter dans leur calbute.  çà fait un bout de temps déjà que çà ne me fait plus  rire! ! ! 

Jean Valleyzélé

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30/06/17/ SIMONE VEIL DISPARITION D’UNE ICONE

LES FEMMES VOUS DOIVENT TANT

 30/06/17/ SIMONE VEIL DISPARITION D'UNE ICONE dans Politique et Histoire simone-viel

 MADAME SIMONE VEIL 

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A peine  la nouvelle  de son décès lui est parvenue que l’engeance des irréductibles anti avortement      se sera empressée de décocher  ses habituelles vomissures  mille et mille fois  entendues déjà depuis cette fin d’année 1974 :

 

Qu’elle repose en paix et contemple les millions de victimes que sa loi a généré. 

Maintenant cette athée sans morale va répondre de ses actes infanticides devant dieu….

Un condensé de tumeurs cancéreuses à elle toute seule !

l’avortement n’est pas un moindre mal, c’est le mal absolu, le meurtre d’une vie innocente

 et d’autres abjections de la même spritualité de caniveau.  
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Bon il fallait s’y attendre! ! !  et je suis bien sûr, ceci mis à part, que le jour de la mort du  capitaine Albert Dreyfus  ce12 juillet 1935 il ne manquait sans doute  pas non plus de revanchards de l’Affaire pour réaffirmer  qu’au fond, il était bel et bien coupable. 
Et de quoi était-t-il coupable dans l’esprit de ces gens là , sinon  d’être juif surtout d’être juif.
 
Car  ce qui aura fait la particularité de l’Affaire Dreyfus ne l’oublions jamais! ! ! c’est qu’elle  aura, dans une France où l’antisémitisme n’était pas encore un délit mais une simple opinion aussi acceptable que peut l’être aujoud’hui la gesticulation suicidaire des climato sceptiques , reposé pour l’essentiel sur cette  idée reçue  comme quoi Alfred Dreyfus était naturellement coupable de haute trahison parce qu’il était juif. Ce qui revenait tout simplement à dire, pour faire court, qu’il était tout simplement coupable d’être juif  comme si le fait d’être juif devait  automatiquement générer une culpablité sans appel. Nous en étions là en cette fin du XIXème siècle  et il n’est pas improbable, je le crains que si nous grattions un peu encore aujourd’hui on finirait par arriver à des conclusions plus voisines  qu’on ne pourrait le penser.
Résultat d’images pour alfred dreyfus imagesCiter  Dreyfus ce n’est sans doute pas exactement le fruit du hasard  .  Je ne veux pas dire  non plus que ce débat sur l’IVG fut en France une sorte de nouvelle Affaire Dreyfus mais en cherchant bien il serait possible de  pointer, ici et là  deux ou trois petites choses qui pourraient, en partie du moins, nous y ramener .
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La loi sur l’IVG votée en France me direz-vous peut apparaître comme un paradoxe historico politique  dans la mesure où ayant été souhaitée par la gauche et les militantes féministes en particulier elle aura, contre toute attente, été présentéeet« défendue »  sous un gouvernement plutôt marqué à droite. 
Mais que vint faire dans cette galère cette  bourgeoise BCBG à chignon impeccable  issue d’un camp politique ayant été toujours très  très hostile en général  à tout ce qui pouvait contribuer à émanciper les femmes! ! Ceci dit pas facile  quelquefois,  de dire  de cette femme de droite qu’elle fut à un certain moment de son combat politique plus proche de la gauche que des machos de son propre camp dont les invectives haineuses l’éclaboussérent à plusieurs reprises  pendant ce fameux débat  qui marqua la France de cette fin d’année 1974 sans que cela n’aille entamer pour autant la déterminaton de cette femme  au beau visage lisse  et quasi hiératique à défendre sans plier ou presque le projet jusqu’au bout. 
En défendant la loi sur l’IVG je n’ai pas voulu parler d’un droit de la femme sur son corps, et d’ailleurs jamais le texte n’aurait été voté. Il s’agissait de mettre fin aux avortements clandestins qui entraînaient chaque année des centaines de morts.
Quand on se reporte à cette année 1974 et cette France encore très conservatrice de l’époque, où la peine de mort était toujours appliquée et que la question LGBT relevait assez naturellement pour l’opinion de la psychiatrie  on peut se rendre compte à quel point ce débat sur l’IVG fut clivant et déchira l’opinion jusqu’au point de conduire les plus farouches opposants, à bout d’arguments  à concentrer  leurs attaques sur la personne de Simone Veil elle-même établissant des parallèles ignobles et calculés entre la soi disant catastrophe humanitaire prévisible selon eux qu’entraînerait cette permission des femmes de disposer de leur corps et un certain régime honni à l’origine de la Shoah dont Simone était elle-même une rescapée. Cette résurgence du pire plus de trente ans après les événements ne manqua pas de faire froid dans le dos dans le camp des progressistes qui venait lui rappeler brusquement que la plaie de l’occupation et de Vichy était encore bien mal refermée et que la bête immonde était toujours, tapie dans l’ombre,  prête à bondir.
S’ils n’osèrent pas pousser le bouchon aussi loin, je soupçonne assez volontiers qu’aux yeux d’une partie de ces gens là le fait qu’uneloi était  qu’une loi aussi ignominieuse  pût être défendue par une juive représentait forcément la preuve d’un dangereux délitement de la société française.
Ainsi, et comme je le laissais supposer plus haut le parallèle avec l’Affaire Dreyfus n’aura, à ce moment là, dans la haine partisane et l’amalgame jamais été aussi dangereusement proche. 
Alors quelle part d’ombre  pouvait il y avoir chez cette femme dont l’exemplarité ne peut être discutée.  pourra-t-on seulement lui reprocher d’avoir soutenue Nicolas le pequegno en 2007.
absolument pas
cette femme appartenait à la famille politique de droite et peut sembler tout à fait normal qu’elle s’en fut soutenir le candidat  qui représentait la droite.
Bon je finirai sur un constat en demi teinte qui n’entache pas pour autant l’aura  si réelle de cette belle personne et j’ai, je l’avoue du mal à trouver quelque chose qui puisse aller dans ce sens.
  il y a bien cependant cette position difficilement explicable au vu des valeurs pour lesquelles elles était reconnue et appréciée jusque là qu’elle prend en 2012  quand elle choisit de défiler  avec toute la bande de réacs  de la manif pour tous . Un  écart qu’on mettra sur un moment d’égarement dû à l’âge,  à moins que ce ne fut une manipulation éhontée de la part de toute cette bande Résultat d’images pour panthéon imagesd’allumés. 
En attendant elle va rentrer au Panthéon , affaire rondement menée à peine morte et déjà reconnue sainte de la république. Aux grandes Dames la patrie pleine de gratitude. 
En  dépit d’un destin difficile qu’il lui fallut affronter dès son plus jeune âge avec l’indicible épreuve d’Auschwitz  ne semble s’être jamais accordée avec un disours de renonciation. A des journaliste avec qui elle s’entretenait elle répondit   ceci un jour qui résume si bien  cette femme et la route inflexible qu’elle avait choisi de suivre:
«Vous savez, malgré un destin difficile, je suis, je reste toujours optimiste. La vie m’a appris qu’avec le temps, le progrès l’emporte toujours. C’est long, c’est lent, mais en définitive, je fais confiance.»

Jean Valleyzélé

 

 

 

 

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CHRONIQUE DU DESERT(3)

 REVENDIQUER CRÂNEMENT 

UN ITINERAIRE DE

NON REUSSITE PROFESSIONNELLE

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L‘on répète volontiers qu’une incroyable somme d’efforts est nécessaire pour réussir une carrière professionnelle.  

Ce qu’on dit moins en revanche c’est la nécessité quelquefois  de déployer pas mal  de talent et de ruse  pour se tenir à l’écart de cette forme de compétition addictive et bouffeuse d’énergie. Dans ce créneau si particulier et toute modestie mise à part, je prétends avec   sérénité m’être autant de fois que possible  appliqué à garder de nécessaires  distances avec tout  ce qui aurait pu participer à trop m’ asservir et mettre en péril une certaine forme de liberté intérieure.   

Voilà sans nul doute l’une des raisons  pourquoi j’ai pu ainsi, sans broncher ou presque, accepter pendant plus de vingt cinq ans Image associéed’accomplir avec une non négligeable désinvolture  et une dignité plus ou moins exemplaire puisée pour une large part chez les stoïciens, une somme de tâches des plus obscures et dénuées de tout éclat.  ( j’admets ici évidemment et sans aucune honte n’avoir été, au cours de toutes ces années qu’un vague tâcheron dénué de toute velléité d’ascension socio professionnelle) .

 Je crois bon d’ajouter par dessus le marché que je n’ai jamais autant dire ruminé la moindre aigreur,   la moindre amertume là dessus si ce n’est peut être de m’être amusé à porter en permanence un regard subtilement ironique sur ce que certains  de mon proche entourage se sont naturellement empressé de juger comme un formidable gâchis . 

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Je dus d’aller pointer au Désert à cause d’une erreur d’aiguillage puisque manifestement, au vu du destin qui m’était tracé je n’avais absolument pas  été programmé pour un tel « affligeant point de chute ».

Mon destin, l’auteur de mes jours l’avait  tracé avec  soin dès ma venue au monde. Comme il n’était pas parvenu à s’en construire un exactement comme il l’aurait souhaité, il avait pris, en attendant,cette décision solennelle que le mien d’avenir saurait au moins lui faire oublier  que le sien n’avait pas été à la hauteur de ses attentes.  Ce brave homme avait activement combiné dans sa tête que je suivrai la voie  royale des études  brillantes avec forcément  au bout une carrière éblouissante dans l’enseignement supérieur ou le barreau avec ou sans effets de manche peu importait pourvu que ce fut dans l’une de ces deux prestigieuses filières  qui à ses yeux  avaient toujours représenté  le nec plus ultra de  de la réussite socio professionnelle. 

Mais comme cela arrive souvent en pareil cas, les circonstances, ma mauvaise volonté à moins que ce ne fut ma profonde incapacité naturelle(  tropisme de loser peut-être bien) firent qu’au final rien  ne se déroula comme il l’avait planifié.

Mon père qui ne mit jamais en cause une seconde d’avoir fait le bon choix pour moi attendait forcément beaucoup de docilité de ma part et en définitive il eut surtout à se heurter à mon peu d’enthousiasme  et mes résistances multiples parce que sans doute  n’étais-je que peu ou pas du tout convaincu que son rêve de réussite par procuration put me convenir autant que çà. Il s’en montra évidemment très contrarié et très peiné le pauvre homme. Il me tint une profonde rancune de cette « trahison » et  ne manqua pas d’accuser nommément celles et ceux qui selon son point de vue et son « infaillible  lucidité »  m’avaient délibérément détourné (pour mon malheur et surtout du sien)  de cette destinée si brillante qui aurait dû etre la mienne et qui surtout l’aurait si bien lavé de son propre échec.

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Sans doute que dans ce contexte la pire humiliation que je parvins à lui infliger et dont je me félicite encore aujourd’hui ce fut  justement d’aller m’échouer dans un Désert.  Le dernier endroit selon lui où il aurait pu m’imaginer aller. A ses yeux  le plus vil lieu  d’échouage pour celles et ceux qui avaient tout raté  ou qui, de trop basse extraction et sans aucunes vraies capacités ne pouvaient aspirer à mieux .
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je ne sais pas de quelle nature exacte eut pu être mon destin socio professionnel ( étais-je seulement fait pour en avoir un?) s’il n’y avait pas eu ce contentieux avec l’auteur de mes jours sachant que j’avais toujours nourri quelques instinctives méfiances vis  à vis de tout ce qui des près ou de loin relevait de l’idée même de  réussite professionnelle et plus largement cette forme sournoise de compétition, r. A cela j’ai préféré construire une vie  qui pouvait mieux m’appartenir, une vie où je prendrais le temps de me cultiver et de garder en permanence un oeil curieux et amusé sur le monde.  

Le Désert aurait dû me détruire, il m’a permis au contraire de me renforcer dans l’idée que mon existence n’a pas été non plus un itinéraire totalement raté  puisque j’ai pu m’adonner sans plus tenir compte de l’adversité et certaines moqueries  à certains plaisirs esthètes qui vous conduisent à n’être compris que  de celles et ceux qui partagent vos engouements. Et ces plaisirs là, je l’affirme bien haut ne sont jamais passés non plus par  cette regrettable activité syndicale qui n’aura été pendant ces années Désert qu’une pitoyable parenthèse. 

 Jean Valleyzélé

 

 

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ESCROQUERIE OU CHEF-D’OEUVRE? Au choix de chacun

 ENTRE MALAISE ET

 FASCINATION

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UN FILM QUI DEBUTE PAR LE

GENERIQUE DE FIN

VOUS AVEZ DEJA VU çA VOUS?

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Certains films  vous plongent direct dans l’expectative sans que vous sachiez avec exactitude si vous devez vous montrer fier  de les avoir vus ou au contraire  soutenir avec l’énergie du désespoir d’avoir succombé dans ce que, une certaine opinion tranchée définira comme étant une impardonnable faute de goût .  

En tout cas, est-ce ou non à déplorer, un sentiment assez voisin  m’assaille aussitôt mis  en présence d’un film tel qu’ Irreversible de Image associéeGaspar Noé qui, aussi bien  sur le fond que sur la forme  déclanche une bonne dose d’inquiétude  chez  quiconque aura été assez peu préparé,  à ce qu’on vienne heurter son  rassurant paquet de shémas préétablis.   Avec ce film qui oscille entre l’étrange et le carrément insupportable  disons que notre quidam est  servi jusqu’à saturation  question schémas pas préétablis  ne serait-ce qu’au plan d’une bien   déconcertante syntaxe cinématographique ( montage à l’envers) qui lui est crûment balancée en pleine figure.  

,IL y a évidemment dans cet Irréversible les deux séquences de violence inouie qui se seront durablement imprimées en nous et qui, je n’en doute pas continueront longtemps de nous hanter. 

 -Le  massacre à coup d’extincteur, qui n’en finit pas, du violeur présumé.   

-Celle du viol, qui n’en finit pas non plus, dans cet improbable tunnel. 

D‘un côté Pierre/Albert Dupontel défonce  le crâne d’un homme à coup d’extincteur dans une boite de nuit gay sado maso particulièrement sordide qui répond au  nom évocateur de  Rectum …..il fallait oser   ( comme çà, pas de confusion on sait  de quel côté Image 664988anatomique se monnaye le plaisir des habitués du lieu) . De l’autre, cette scène de viol dont est victime  Alex /Monica Bellucci dans ce tunnel à la luminosité qui n’est pas sans rappeler chez tout cinéphile plus ou moins (J.C) averti  certaines séquences de Clockwork Orange de Stanley Kubrick.    Séquence qui  en un seul plan séquence s’étire une bon gros quart d’heure   où l’on ressent jusque dans sa chair l’insupportable intensité de cet acte sauvage étrangement mis en reliefpar cet autre acte de lâcheté intégrale qu’incarne cet homme à l’autre bout du tunnel  qui  alors qu’il découvre la scène  fait prudemment demi tour avec l’air de quelqu’un qui se dit « moi je ne me mêle pas de çà »    . On s’en serait douté le type en question n’est pasClint Eastwood dans  Dirty Harry

ESCROQUERIE OU CHEF-D'OEUVRE? Au choix de chacun  dans VOIR ET REVOIR irreversible-3

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A mon sens ce serait bien court d’expliquer que toute discussion autour de ce film  devrait se focaliser uniquement sur  ces  deux séquences qui rendraient anecdotiques du coup  tout le reste. Pour être exact il est impossible d’évoquer ces séquences sans leur adjoindre  cette écriture cinématographique absolument déconcertante, ce parti pris dès les premières minutes de  conduire à force de triturer du son en parallèle d’une déconstuction radicale des images à plonger le spectateur  au sens littéral du terme dans une atmosphère totalement irrespirable totalement suffocante au sens littéralement physique du terme puisque  vous vous rendez assez vite  compte que vous avez du mal à respirer en regardant cette succession d’images sautillantes  cette bande son absolument insupportable avec ces bruits parasites, cette prise de son approximative qui font que les dialogues en arrivent à être inaudibles et qui ne semblent être que des cris et mots jetés au vent avec ce mot  téna qui revient  sans arrêt ténia dans la bouche de Marcus Vincent Cassel, ténia étant le nom du violeur de sa copine Alex / Monica Bellucci au point de se sentir au bord de la crise le clautrophobie   . Tout cela  d’une ambiguité délibérement choisie par le metteur en scène avec cette objectf de faire réagir quasi physiquement le spectateur par souci   de provocation  que certains se seront empressé d  ’associer à un foutage de gueule en règle. Ce qui d’ailleurs contribue à rendre  les opinions si tranchées dès qu’on évoque ce film.

 

Pier Paolo PasoliniLa dernière fois qu’un film m’avait hanté plusieurs jours encore après l’avoir vu ce fut Salo de Pier Paolo Pasolini et si  c’est un film que je possède en DVD  j’ai du moins renoncé depuis un moment déjà à le revoir dans son intégralité tant certaines séquences   sont de nature insoutenables et sans doute que si j’établis une comparaison avec Irreversible je ne peux m’interdire d’affirmer que Pasolini avec Salo et sans recherche esthétique particulière et  par la seule force du propos réussit à dépasser dans l’insoutenable Irréversible.

Et ce n’est encore là  qu’une opinion.  

Jean Valleyzélé

 

 

 

 

 

 

               

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OUTIL OR NOT OUTIL DE DE-COMMUNICATION ?

 Bienvenue dans un univers où une certaine destruction sociétale est en marche. 

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.Scène du quotidien,  dans le T.E.R GRAND

EST reliant Sélestat à Strasbourg via Molsheim,

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 Contraste sans appel entre cette dame d’un âge déjà respectable paisiblement installée sur son siège avec un livre en main  et cette jeune femme assise en face d’elle qui Image associéepianote comme une malade sur son  ordi nomade qu’elle lâche  juste le temps de saisir son smartphone  à portée de main  pour fiévreusement vérifier si elle n’a pas de messages, d’appels de textos ou  je ne sais quoi encore   d’absolument indispensable à ses yeux et qui montre à quel point  elle entretient, avec ce minuscule accessoire  une relation quasi ombilicale. 

 

Image associéeA peine vient-t-elle de le saisir qu’elle s’empresse de pianoter aussitôt un numéro avec l’air inspiré et un peu sur ses gardes  du chat qui se vide les intestins( je souligne au passage que les chats n’apprécient guère qu’on les reluque  quand ils accomplissent un tel acte)  et quelques instants plus tard elle a quelqu’un en ligne et comme pour bien montrer qu’elle prend un insolent recul  vis à vis des consignes insistantes de la SNCF qui invitent à mettre  les portables en  stand by pour ne pas importuner les autres voyageurs elle se met  parler fort disctinctement de sorte que tout le monde dans cette partie de ce TER  peut, sans avoir à tendre l’oreille, saisir en détails le contenu de son appel,  de nature vaguement technico professionnel .  Pendant ce temps là  la petite dame toujours assise en face avec son livre des Editions Actes sud, preuve qu’elle  est une lectrice avisée à qui le goût ne fait pas défaut, donne des signes   d’agacement, qui se concrétisent ici par un petit mouvement de tête un pincement à peine visible de lèvres très éloquent et qui garde un silence qu’elle a de pus en plus de mal à contenir.   

Tss  tss jeune femme vous ne voyez pas que vous dérangez votre voisine! ! soyez mignonne allez donc rejoindre la zone autorisée pour donner votre appel.  

Risque d’esclandre  assuré de la part de ce petit bout de femme parfaitement bien dans son siècle  qui  assurerait, je n’en doute guère qu’elle ne dérange personne sous prétexe qu’aujourd’hui  il est habituel de travailler dans le train et que celles et ceux que cela dérange n’ont qu’à revendiquer des espaces réservés  comme jadis  les trains se composaient de  voitures fumeurs et  non fumeurs 

  Comment est-ce encore possible que quelqu’un puisse  lire un livre  dans un train en 2017 alors  qu’aujourd’hui la norme c’est d’avoir le nez rivé sur un écran ou d’avoir en permanence ou presque un mobile collé à l’oreille.

 Alors qui donc est cette anachronique petite dame d’un autre temps  dérangée dans sa silencieuse et coupable occupation?  une arriérée qui s’est trompée de siècle, une rebelle qui refuse de se laisser immerger par l’addiction ambiante ou encore une provocatrice?;

 Dans la peau d’un simple observateur dont la neutralité placide ne risque pas d’être ébranlée pour si peu  je suis à des années lumières de me poser pareille question  alors que je ne dispose pas moi-même  de mobile et que je me tiens  oisivement assis à quelques sièges de là à ne rien faire d’autre, au fond qu’à attendre  patiemment que le train me conduise à destination.   

Ai je oublié mon portable ou est ce que je suis un adversaire acharné de cet envahissant accessoire qu’il faudrait impérativement avoir est il de plus en plus sous-entendu pour jouir d’un parfait statut de citoyen du siècle ou plus précisément pour  ne pas risquer d’être regardé de travers.   Cette dernière remarque me ramène une fois de plus,  vers le souvenir ma pauvre vieille maman qui de son vivant ne cessait de marteler d’une voix plaintive que surtout, en toutes circonstances il ne fallait pas se faire remarquer et qui, je n’en doute pas aurait de la peine à comprendre qu’aujourd’hui pour éviter de se faire remarquer  justement il est préférable de posséder et d’utiliser cet objet d’une impérative utilité  qui vous entraîne dans un état de perpétuelle effervescence et d’occupation permanente. 

Pourquoi chercherais-je à me justifier en quoi que ce soit de ne pas disposer de portable alors que je ne vois aucune utilité à en avoir un et je suppose que cette dame se rallie   à ce point de vue qui pense sans doute que prendre le temps de lire au milieu de tous ces agités est  un privilège de plus en plus  rare dans un monde  qui ne sait plus trop après quoi il court. 

C’est toujours savoureux de voir la bille des gens (administration par exemple) qui vous regardent comme si vous étiez un attardé mental quand ils vous demandent votre numéro de portable.et que vous leur répondez avec un naturel étudié que vous n’en avez pas sans oublier d’ajouter que vous en aurez sans doute jamais. C’est comme çà que voulez -vous! !  J’avoue jouir d’un plaisir coupable à ne pas être joignable 24H sur 24. Ensuite, pour ce qui est des portables, je résumerai la chose en estimant  que le caractère soi disant indispensable d’un tel accessoire est directement en relation avec un monde où l’on a fini par prendre pour acquis que tout le monde en possède un, et pour la majorité, en plus, un smartphone. Tout devient donc basé sur ce pris-pour-acquis,  qui doit mettre dans une position intenable et culpabilisante celles et ceux qui n’en possèdent pas.

Pour tout dire J’ai du mal avec les téléphones portables, qui selon moi réduisent  souvent les possibilités de dialogue, d’échange, de partage, et je ne comprends pas du tout l’intérêt, par exemple d’en avoir un allumé quand on s situe dans un rapport direct à un autre (un débat, une discussion), une oeuvre (un film, une peinture) ou les deux à la fois (une pièce de théâtre, un concert…).

Mais qui sait s’il n’existe pas déjà chez les RG une brigade spéciale habilitée à dresser la liste des  individus qui ne possèdent pas de portable et qui sait aussi  si dans un futur plus ou moins proche quiconque n’aura pas de portable de smartphone sera verbalisé et courra le risque d’êrre emmené manu militari vers des centres  de rééducation destinés à effacer cette sous jacente rebellion contre la révolution numérique victorieuse

Ouf! ! ! nous n’en sommes pas encore là et pour l’instant du moins chacune ou chacun est encore en dépit d’une sournoise pression sociétale de plus en plus insistante à peu près libre de choisir. Pour ma part, j’ai un téléphone fixe et c’est amplement suffisant et je corresponds majoritairement par courriels. C’est suffisant, à mon sens pour se donner rendez-vous et aller à l’essentiel ! Les gens faisaient sans il y a 20 ans. Ce qui caractérise le plus les « sans-mobile », c’est leur rapport au téléphone dans leur passé. Ce sont en général des gens qui tiennent pour preuve, dans leur histoire, que le téléphone mobile ‘n’a pas d’utilité. A titre d’exemple exemple, ils faisaient un usage très restreint du téléphone fixe. Sans aller pour atant à contre courant, Je pense qu’il y a place à  l’idée d’une forme de droit à la déconnexion, de droit de se faire oublier. On vit dans une société de l’illimité. les sans mobiles aspirent tout simplement redonner du crédit aux limites de la joignabilité. Il y a un besoin de reposer des frontières. C’est une limite dans l’espace, pas seulement dans le temps. Ne pas répondre à son chef en dehors des heures de travail, mais aussi ne pas laisser les gens leur demander où ils sont, à chaque instant. Revaloriser les frontières: le dedans, le dehors.

 Moi en tout cas je revendique l’idée d’une forme de droit à la déconnexion,en bref de droit de se faire oublier. On vit dans une société de l’illimité.

selon moi il est indispensable de redonner du crédit aux limites de la joignabilité. Il y a comme une aspiration de reposer quelques frontières. C’est une limite dans l’espace, pas seulement dans le temps. Ne pas répondre à son chef en dehors des heures de travail, mais aussi ne pas laisser les gens leur demander où ils sont, tout le temps, bref refuser cette forme d’intrusion permanente. 

Certains lui reprochent de créer un sentiment d´urgence et d´impatience artificiels, brouillant la hiérarchie entre ce qui est important et ce qui ne l´est pas. Accaparé par le petit écran, l’utilisateur est carrément coupé de son environnement immédiat.  » il s’enferme dans sa bulle d’intimité. » De plus, le mobile renforcerait l’isolement en appauvrissant le dialogue.   Puisqu’on est tout le temps joignable, on vit surtut das l’illusion de communiquer davantage, mais force est constater que les conversations sont brèves et superficielles. Au bout du compte, on en dit beaucoup moins que dans des échanges plus posés. »

Image associée

Qu’on s’en émeuve ou non le téléphone portable est en passe de devenir le meilleur ami obligé de l’homme en s’imposant comme accessoire indispensable dont l’absence peut  d’ailleurs entraîner une réelle souffrance pour quiconque  n’a pas son téléphone portable à portée de main . La nomophobie peut alors  se traduire par des crises de panique; une respiration qui deviendrait courte des nausées des tremblements ou un rythme cardiaque accéléré. Alors si vous constatez que vous vérfiez sans cesse où se trouve votre smatphone ou que vous êtes angoissé en permanence à l’idée de l’égarer. vous souffrez déjà de nomophobie. un conseil appliquez une fois de plus la méthode Coué  tous les jours je prends un peu plus de distace avec mon portable et je vais de mieux en mieux.  

Jean Valleyzélé

 

 

 

 

 

 

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Ne pas oublier de faire figurer sur les tablettes de l’éternité

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STICKY FINGERS

« UNE PIRE MERVEILLE » 

DES ROLLING STONES

 

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Paru en 1971, (  j’ai du mal à réaliser comme le temps a passé vite) cet album à la célèbrissime pochette reste probablement à ce jour,   l’un des diamants indiscutables de la très riche et quelquefois aussi, hélas, décevante production des Rolling Stones  . 

Quarante six ans plus tard sans une seule ride ou presque  il est, qu’on soit ou non d’accord, sans doute l’album  qui , pour l’éternité, restera la création des Stones qui leur ressemble le mieux. !

Or si tout a déjà été dit sur STICKY FINGERS, alors pourquoi s’obstiner encore à vouloir tenter d’ajouter  quelque chose  qui prétendrait éclairer sous un jour  nouveau cette éminente création musicale .

 Si tout le monde s’accorde à affirmer à propos de STICKY FINGERS qu’il se trouve dedans le plus beau morceau des Stones……au final  personne ne cite le même ! étonnant non?!?

En tout cas s’il me fallait, mettre en relief un seul morceau de bravoure en particulier de ce « grand crû classé » qu’est STICKY FINGERS je porterais mon regard et surtout mes oreilles  avec toute la subjectivité d’un stonien averti mais pas pour autant, inconditionnel à tous crins vers l’ensorcelant, que dis-je l’époustouflant Can you hear me knocking » qui, selon moi, en tout cas, représente probablement à lui seul la substance même du génie stonien dans ce qu’il aura été sans doute capable d’exhaler de plus universel. 

 A peine ai-je entendu, pour la toute première fois, il y a déjà plus de quarante ans l’intro de ce morceau , à peine ai-je entendu ce riff  inoxydable  et puissamment accrocheur lancé par Keith Richard  que je me suis subitement demandé à ce moment là  comment le morceau allait pouvoir  s’affranchir d’un riff aussi carré.  Et pourtant il ne faut pas attendre longtemps avant que çà décolle vraiment grâce à la prise en voix insolente et bien posée de Sir Jagger  et qui  après sa plage vocale passe  le relais   Résultat de recherche d'images pour "mick taylor rolling stones photos" au saxo  très envoûtant et  jazzy de Bobby Keys  avant d’ailleurs que lui-même, quelques instants plus tard ne donne les clés suis-je tenté de dire à l’éloquente et non moins très inspirée guitare de Mick Taylor qui nous livre ici l’un des soli les plus inspirés de sa carrière stonienne ,  celui qui compte aussi parmi les plus beaux de l’histoire du rock avec tel ou tel autre dont je me garderai de balancer un seul nom pour prudemment m’épargner l’injuste mission  d’établir une sournoise et contestable hiérarchie . 

A lui seul Can You Hear Me Knocking suffirait ( opinion toute personnelle qui à n’engage que moi forcément) à faire entrer Sticky Fingers au panthéon des albums de légende en ce sens que la prouesse musicale qui lui correspond est un moment de grâce absolu qui ne tient à aucune esbroufe  comme on nous en a déjà tellement servie .  

  

Let It BleedSTICKY FINGERS s’inscrit avec beaucoup de cohérence  dans la continuité de BEGGAR’S BANQUET et LET IT BLEED et ainsi conclut   une sorte de trilogie  qui marque en quelque sorte la nouvelle vitesse de croisière des Stones après la disparition de Brian et l’arrivée ô combien féconde de Mick Taylor qui entre 1969 et 1974  contribuera à  renforcer chez les Stones l’image d’un band très créatif et habité qui aura contribué à marquer l’histoire du rock et celle de toute la musique en général. Charlie a d’ailleurs toujours dit que ce que les Stones avaient fait avec Taylor était ce qu’ils avaient fait de mieux. Et quand Charlie dit quelque chose !!!

 Image associéeRendus confiants par l’acquisition de leur propre label et par la présence du nouveau Mick ils lachent la bride, étalonnent à leur convenance trouvent la recette, le bon équilibre, un son immédiatemnt identifiable… Un pincée de country, du folk, du rock, un morceau lyrique que certains trouvent un peu long mais qui ose encore trouver Can you hear me knoking un peu long?!?  quelques violons par-ci, un blues acoustique par-là. »les Stones de la période dite Taylor,  n’ont jamais été aussi bons.    Les Stones démontrent qu’ils sont à la fin de 60 le meilleur groupe de rock de la planète et à partir de là on duplique la recette avec la cetitude que çà marchera toujours puisqu’on est les meilleurs. Les stones ont arrêté de chercher, avec STICKY FINGERS Euréka! ! ! ils ont trouvé la formule magique.  Et pour appuyer notre coté sulfureux, on va ouvertement faire l’apologie des drogues  dures de préférence et pousser la provocation en mettant  une braguette et un slip moule burnes en couverture histoire de terrifier les rosières ! Avec le tampon « Andy Warhol » en alibi culturel ! 

j’aurai pu encore m’attarder quelques instants, pour le plaisir sur brown sugar qui fait démarrer cet album sur les chapeau de roue.  Car Brown Sugar c’est d’abord un riff tout à fait musclé et immédiatement reconnaissable comme l’expression même du son rolling stones.  Pas besoin d’être un spécialiste pointu du band pour reconnaître ce son là.  Brown sugar est taillé pour être un hit  ce qu’il est  encore aujourd’hui et c’est le hit qui ouvre Sticky Fingers et sans doute que cet album n’aurait peut être pas la même saveur si Brown Sugar n’y figurait pas. 

Jean Valleyzélé

 

 

 

 

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